| Extrait Grec |
Διώξιππος Ὀλυμπιονίκης ἀθλητής, ὁ Ἀθηναῖος, ἐσήλαυνεν ἐς τὰς Ἀθήνας κατὰ
τὸν νόμον τῶν ἀθλητῶν. συνέρρει τοίνυν τὰ πλήθη, καὶ ἄλλος ἀλλαχόθεν
ἐκκρεμαννύμενος ἐθεῶντο αὐτόν· ἐν δὲ τοῖς καὶ γυνὴ κάλλει διαπρέπουσα
ἀπήντησε τῇ θέᾳ. ἰδὼν δὲ αὐτὴν ὁ Διώξιππος παραχρῆμα ἡττήθη τοῦ κάλλους,
καὶ διετέλεσεν ἀποβλέπων τὴν ἄνθρωπον καὶ ἐπιστρεφόμενος καὶ ἐς πολλὰς τὸ
πρόσωπον ἀλλάττων χρόας. ἐκ δὴ τούτων πολλοῖς ἐγένετο κατάφωρος μὴ
ἀργῶς ἰδὼν τὴν ἄνθρωπον. μάλιστα δὲ αὐτοῦ τὸ πάθος κατέγνω Διογένης ὁ
Σινωπεύς, καὶ πρὸς τοὺς πλησίον ’ὁρᾶτε‘ εἶπε ’τὸν ἀθλητὴν ὑμῶν τὸν μέγαν ὑπὸ
παιδίσκης ἐκτραχηλιζόμενον.‘
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| Traduction française |
LORSQUE l'athlète Dioxippe, après avoir été proclamé vainqueur aux jeux
Olympiques, rentra dans Athènes sa patrie, monté, suivant la coutume des athlètes
couronnés, sur un char à quatre chevaux, il y eut à son entrée un concours
prodigieux : la curiosité y avait attiré des spectateurs de toute espèce. Dioxippe
aperçut dans la foule une femme d'une beauté singulière, qui était venue, comme les
autres, pour jouir du spectacle; et tout à coup il en devint tellement épris, qu'il ne
pouvait cesser de la regarder; il se retournait en marchant, pour ne la pas perdre de
vue. Aux différents changements de couleur qu'on remarqua sur son visage, il fut
aisé de juger que ce n'était ni par hasard ni par distraction qu'il avait toujours les
yeux fixés sur elle. Diogène de Sinope, qui sentit mieux que personne ce qui se
passait dans l'âme de Dioxippe, prit un miroir d'or, fait à Corinthe, qu'on avait
exposé en vente près du lieu où il était placé, et dit à quelques-uns de ses voisins :
"Regardez votre fameux athlète; voyez comment une jeune fille lui a tordu le cou. "
Trad. : Bon-Joseph DACIER, ELIEN, Histoires diverses. Paris, Delalain, 1827
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