| Extrait Latin |
185 nam quid rancidius quam quod se non putat ulla.
formosam nisi quae de Tusca Graecula facta est,
de Sulmonensi mera Cecropis? omnia Graece:
{cum sit turpe magis nostris nescire Latine.}
hoc sermone pauent, hoc iram, gaudia, curas,
190 hoc cuncta effundunt animi secreta. quid ultra?
concumbunt Graece.
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| Traduction française |
Est-il rien de plus désagréable qu'une femme qui ne se juge accomplie que si,
toute toscannienne qu'elle est, elle se fait Grecque et, née à Sulmone affiche
un air d'Athènes ? Tout à la Grecque ! et pourtant, ce dont nos femmes devraient
surtout avoir honte, c'est d'ignorer le latin. Le grec est devenu leur langue
pour la peur, les colères, les joies, les soucis, les confidences. Bien mieux !
elles font l'amour en grec.
Trad. : Henri CLOUARD, Juvénal et Perse. Paris, Garnier, 1934 |