| Extrait Grec |
Εἰ δὲ βούλει, τῇδε εἴκαζέ μοι τὸ λεγόμενον· τὸν μὲν θεῖον νοῦν τῷ ὁρᾶν, τὸν δὲ
ἀνθρώπινον τῷ λέγειν· ὀφθαλμοῦ μὲν γὰρ βολὴ ὀξύτατον, ἀθρόως σπῶσα
τὴν αἴσθησιν τοῦ ὁρωμένου· λόγου δὲ ἐνέργεια ἔοικεν σχολαίῳ βαδίσματι.
Μᾶλλον δὲ ταύτῃ εἰκαζέσθω· ὁ μὲν θεῖος νοῦς κατὰ τὴν περιβολὴν τοῦ ἡλίου
πάντα ἐφορᾷ τὸν ἐν γῇ τόπον ἀθρόως, ὁ δὲ ἀνθρώπινος κατὰ τὴν πορείαν αὐτοῦ,
ἄλλοτε ἄλλα μέρη τοῦ ὅλου ἐπιπορευομένου.
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| Traduction française |
Pour nous faire mieux entendre, employons une analogie. Comparons
l'intelligence divine à la vue, et l'entendement humain à la parole. L'action de l'oeil est
infiniment subtile et rapide. Il reçoit tout d'un coup le faisceau d'impressions des objets
qui s'offrent à lui. Au lieu que la parole ne va que très lentement, et comme pas à pas.
Encore une comparaison plus juste. Il en est de l'intelligence divine comme de la
lumière du soleil, qui se répand à la fois sur tous les lieux de la terre. Au lieu que
l'entendement humain, dans sa marche lente et progressive, ne parcourt et ne
découvre les objets que l'un après l'autre.
Trad. : J. COMBES-DOUNOUS, Dissertations de Maxime de Tyr. Paris, Bossange, 1802 |