| Extrait Grec |
Καὶ πόσῳ σοφώτερον, ὦ φίλε, τὸ τοῦ δελφῖνος, ᾧ « Στῆναι μὲν οὐ θέμις οὐδὲ
παύσασθαι φορᾶς· » ἀεικίνητος γάρ ἐστιν ἡ φύσις αὐτοῦ καὶ ταὐτὸν ἔχουσα τοῦ
ζῆν καὶ τοῦ κινεῖσθαι πέρας· ὅταν δ' ὕπνου δέηται, μετεωρίσας ἄνω τὸ σῶμα
πρὸς τὴν ἐπιφάνειαν τῆς θαλάττης, ὕπτιον ἀφῆκε διὰ βάθους, αἰώρας τινὶ σάλῳ
κοιμιζόμενος, ἄχρι προσπεσεῖν καὶ ψαῦσαι τῆς γῆς· οὕτω δ' ἐξυπνισθεὶς
ἀναρροιζεῖ καὶ πάλιν ἄνω γενόμενος ἐνδίδωσι, καὶ φέρεται κινήσει τινὰ
μεμιγμένην ἀνάπαυσιν αὑτῷ μηχανώμενος. (979e) Τὸ δ' αὐτὸ δρᾶν καὶ θύννους
ἀπὸ τῆς αὐτῆς αἰτίας λέγουσιν.
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| Traduction française |
mais, mon ami, que le dauphin montre bien plus de sagesse ! Ce poisson ne peut
jamais s'arrêter ni cesser un instant de nager, parce qu'il est dans sa nature de
se mouvoir toujours et de ne perdre le mouvement qu'avec la vie ; quand donc il a
besoin de sommeil, il monte à la surface de l'eau, et se mettant sur le dos, il se laisse
aller vers le fond, bercé par le mouvement des flots, jusqu'à ce qu'il vienne à toucher
la terre ; réveillé alors par le coup qu'il reçoit, il s'élance de nouveau à la surface et
redescend encore, sachant ainsi se procurer avec adresse une sorte de repos
entremêlé de mouvement. (979e) Les thons, dit-on, font de même, et par le
même motif.
Trad. : abbé RICARD, Oeuvres morales de Plutarque. Tome IV. Paris, Lefevre, 1844 |