| Extrait Grec |
[30] Διὰ τί τὴν νύμφην εἰσάγοντες λέγειν κελεύουσιν «ὅπου σὺ Γάιος, ἐγὼ
Γαΐα »;
Πότερον ὥσπερ ἐπὶ ῥητοῖς εὐθὺς εἴσεισι τῷ κοινωνεῖν ἁπάντων καὶ συνάρχειν
(καὶ τὸ μὲν δηλούμενόν ἐστιν « ὅπου σὺ κύριος καὶ οἰκοδεσπότης, καὶ ἐγὼ
κυρία καὶ οἰκοδέσποινα· » τοῖς δ´ ὀνόμασι τούτοις ἄλλως κέχρηνται κοινοῖς
οὖσιν, ὥσπερ οἱ νομικοὶ Γάιον Σήιον καὶ Λούκιον Τίτιον, καὶ οἱ φιλόσοφοι
Δίωνα καὶ Θέωνα παραλαμβάνουσιν); Ἢ διὰ Γαΐαν Καικιλίαν καλὴν καὶ ἀγαθὴν
γυναῖκα, τῶν Ταρκυνίου παίδων ἑνὶ συνοικήσασαν, ἧς ἐν τῷ τοῦ Σάγκτου ἱερῷ
χαλκοῦς ἀνδριὰς ἕστηκεν; Ἔκειτο δὲ πάλαι καὶ σανδάλια καὶ ἄτρακτος, τὸ μὲν
οἰκουρίας αὐτῆς, τὸ δ´ ἐνεργείας σύμβολον.
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| Traduction française |
[30] Pourquoi la nouvelle mariée, lorsqu'elle entre dans la maison de son époux, est-
elle obligée de prononcer ces mots : Où vous serez, Gaïus, moi, Gaïa, je serai aussi?
Cette formule signifie-t-elle que la femme entre chez son mari sous la condition de
partager avec lui la propriété et le gouvernement de la famille? Et alors ces paroles
voudraient dire : « Où vous serez maître et seigneur, je serai aussi dame et maîtresse.
» Ces mots Gaïus et Gaïa sont des noms communs qu'ils emploient pour désigner les
personnes, comme les jurisconsultes font de ceux de Gaïus, Seïus, Lucius, Titius, et
les philosophes, dans leurs écoles, de ceux de Dion ou de Théon. Est-ce en mémoire
de Gaïa Cécilia, femme d'un des fils de Tarquin et célèbre par sa vertu, dont on
voyait très anciennement la statue dans le temple de Sanctus ? elle avait des sandales
aux pieds et un fuseau à la main, symboles de sa vie retirée et laborieuse.
Trad. : abbé RICARD, Oeuvres morales de Plutarque. Tome II. Paris, Lefevre, 1844 |