| Langue |
Grec |
| Auteur |
Plotin |
| Références |
Les Ennéades, I, livre VI, 3 |
| Sujet |
Le feu est un corps d'une beauté supérieure |
| Descripteurs |
feu; beauté; corps; |
| Hypertexte |
http://mercure.fltr.ucl.ac.be/Hodoi/concordances/intro.htm#plotin |
| Extrait Grec |
Ὅθεν καὶ τὸ πῦρ αὐτὸ παρὰ τὰ ἄλλα σώματα καλόν, ὅτι τάξιν εἴδους πρὸς τὰ
ἄλλα στοιχεῖα ἔχει, ἄνω μὲν τῇ θέσει, λεπτότατον δὲ τῶν ἄλλων σωμάτων, ὡς
ἐγγὺς ὂν τοῦ ἀσωμάτου, μόνον δὲ αὐτὸ οὐκ εἰσδεχόμενον τὰ ἄλλα· τὰ δ´ ἄλλα
δέχεται αὐτό. Θερμαίνεται γὰρ ἐκεῖνα, οὐ ψύχεται δὲ τοῦτο, κέχρωσταί τε
πρώτως, τὰ δ´ ἄλλα παρὰ τούτου τὸ εἶδος τῆς χρόας λαμβάνει. Λάμπει οὖν καὶ
στίλβει, ὡς ἂν εἶδος ὄν.
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| Traduction française |
Voilà encore pourquoi le feu est supérieur en beauté à tous les autres corps ; c'est
qu'il joue à l'égard des autres éléments le rôle de forme; il occupe les régions les plus
élevées ; il est le plus subtil des corps, parce qu'il est celui qui se rapproche le plus
des êtres incorporels; c'est encore le seul qui, sans se laisser pénétrer par les autres
corps, les pénètre tous; il leur communique la chaleur sans se refroidir; il possède
la couleur par son essence même, et c'est lui qui la communique aux autres; il brille, il
resplendit parce qu'il est une forme.
Trad. : Marie-Nicolas BOUILLET, Les Ennéades de Plotin. Paris, 1857 |
| Date : |
20-06-2007 |
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