| Extrait Grec |
Καὶ τὸ πένητας ποιεῖν τοὺς ἀρχομένους τυραννικόν, ὅπως μήτε φυλακὴ τρέφηται
καὶ πρὸς τῷ καθ' ἡμέραν ὄντες ἄσχολοι ὦσιν ἐπιβουλεύειν. Παράδειγμα δὲ
τούτου αἵ τε πυραμίδες αἱ περὶ Αἴγυπτον καὶ τὰ ἀναθήματα τῶν Κυψελιδῶν καὶ
τοῦ Ὀλυμπίου ἡ οἰκοδόμησις ὑπὸ τῶν Πεισιστρατιδῶν, καὶ τῶν περὶ Σάμον ἔργα
Πολυκράτεια (πάντα γὰρ ταῦτα δύναται ταὐτόν, ἀσχολίαν καὶ πενίαν τῶν
ἀρχομένων)•
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| Traduction française |
Un autre principe de la tyrannie est d'appauvrir les sujets, pour que, d'une part, sa
garde ne lui coûte rien à entretenir, et que, de l'autre, occupés à gagner leur vie de
chaque jour, les sujets ne trouvent pas le temps de conspirer. C'est dans cette vue
qu'ont été élevés les pyramides d'Égypte, les monuments sacrés des Cypsélides, le
temple de Jupiter Olympien par les Pisistratides, et les grands ouvrages de Polycrate
à Samos, travaux qui n'ont qu'un seul et même objet, l'occupation constante et
l'appauvrissement du peuple.
Trad. : Politique d'Aristote, trad. en français d'après le texte collationné sur les manuscrits et les éd. principales par J. Barthélemy-Saint-Hilaire,.... 3e éd. rev. et corr. - Paris : Ladrange, 1874 |