| Langue |
Grec |
| Auteur |
Platon |
| Références |
Les lois, VI, pp. 754-755 |
| Sujet |
La Cité de Platon et les déclarations de fortune |
| Descripteurs |
Platon; cité; fortune; mines; |
| Hypertexte |
http://mercure.fltr.ucl.ac.be/Hodoi/concordances/intro.htm#platon |
| Extrait Grec |
πρῶτον μὲν φύλακες ἔστωσαν τῶν νόμων, ἔπειτα τῶν γραμμάτων ὧν ἂν
ἕκαστος ἀπογράψῃ τοῖς ἄρχουσι τὸ πλῆθος τῆς αὑτῶν οὐσίας, πλὴν ὁ μὲν
μέγιστον τίμημα (754e) ἔχων τεττάρων μνῶν, ὁ δὲ τὸ δεύτερον τριῶν, ὁ δὲ
τρίτος δυοῖν μναῖν, μνᾶς δὲ ὁ τέταρτος. ἐὰν δέ τις ἕτερον φαίνηταί τι παρὰ
τὰ γεγραμμένα κεκτημένος, δημόσιον μὲν ἔστω τὸ τοιοῦτον ἅπαν, πρὸς
τούτῳ δὲ δίκην ὑπεχέτω τῷ βουλομένῳ μετιέναι μὴ καλὴν μηδ' εὐώνυμον
ἀλλ' αἰσχράν, ἐὰν ἁλίσκηται διὰ τὸ κέρδος τῶν νόμων καταφρονῶν.
αἰσχροκερδείας οὖν αὐτὸν γραψάμενος ὁ βουληθεὶς ἐπεξίτω τῇ δίκῃ ἐν
αὐτοῖς τοῖς νομοφύλαξιν· ἐὰν δ' ὁ φεύγων ὄφλῃ,
[6,755] (755a)
τῶν κοινῶν κτημάτων μὴ μετεχέτω, διανομὴ δὲ ὅταν τῇ πόλει γίγνηταί
τις, ἄμοιρος ἔστω πλήν γε τοῦ κλήρου, γεγράφθω δὲ ὠφληκώς, ἕως ἂν ζῇ,
ὅπου πᾶς ὁ βουλόμενος αὐτὰ ἀναγνώσεται.
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| Traduction française |
Tout d'abord, ils [les magistrats] veilleront à la garde des lois, puis à celle
des rôles où chaque citoyen aura déclaré aux magistrats le montant de sa
fortune, qui ne doit pas excéder quatre mines pour la première classe, trois
pour la seconde, deux pour la troisième, une pour la quatrième. Si l'on
découvre que quelqu'un possède autre chose que ce qu'il a déclaré, ce
surplus sera tout entier confisqué. En outre, qui voudra pourra le
poursuivre et lui intenter un procès qui ne lui apportera ni honneur ni
bon renom, mais qui le couvrira de honte, s'il est convaincu d'avoir
méprisé les lois par amour du gain. Que le premier venu l'accuse donc
de gain sordide et le poursuive en justice devant les gardiens mêmes des
lois. Si l'accusé est condamné,
[6,755] qu'il n'ait aucune part aux biens communs, et, si la ville fait
quelque distribution, qu'il en soit exclu et réduit à son lot. Que sa
condamnation soit affichée, tant qu'il vivra, dans un endroit où tout
le monde pourra la lire.
Trad. : Émile CHAMBRY, Paris, Classiques Garnier, 1922 |
| Date : |
14-02-2007 |
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