| Langue |
Grec |
| Auteur |
Héliodore |
| Références |
Théagène et Chariclée, III, 16 |
| Sujet |
Pour les prêtres égyptiens, il y a deux sciences : la science vulgaire et la science véritable |
| Descripteurs |
prêtres égyptiens; science; science vulgaire; science véritable; |
| Hypertexte |
http://mercure.fltr.ucl.ac.be/Hodoi/concordances/intro.htm#Heliodore |
| Extrait Grec |
Ἡ μὲν γάρ τις ἐστὶ δημώδης καὶ ὡς ἄν τις εἴποι χαμαὶ ἐρχομένη, εἰδώλων
θεράπαινα καὶ περὶ σώματα νεκρῶν εἰλουμένη, βοτάναις προστετηκυῖα καὶ
ἐπῳδαῖς ἐπανέχουσα, πρὸς οὐδὲν ἀγαθὸν τέλος οὔτε αὐτὴ προϊοῦσα οὔτε τοὺς
χρωμένους φέρουσα, ἀλλ´ αὐτὴ περὶ αὑτὴν τὰ πολλὰ πταίουσα λυπρὰ δέ τινα
καὶ γλίσχρα ἔστιν ὅτε κατορθοῦσα, φαντασίας τῶν μὴ ὄντων ὡς ὄντων καὶ
ἀποτυχίας τῶν ἐλπιζομένων, πράξεων ἀθεμίτων εὑρέτις καὶ ἡδονῶν ἀκολάστων
ὑπηρέτις.
Ἡ δὲ ἑτέρα, τέκνον, ἡ ἀληθῶς σοφία, ἧς αὕτη παρωνύμως ἐνοθεύθη, ἣν ἱερεῖς
καὶ προφητικὸν γένος ἐκ νέων ἀσκοῦμεν, ἄνω πρὸς τὰ οὐράνια βλέπει, θεῶν
συνόμιλος καὶ φύσεως κρειττόνων μέτοχος, ἄστρων κίνησιν ἐρευνῶσα καὶ
μελλόντων πρόγνωσιν κερδαίνουσα, τῶν μὲν γηΐνων τούτων κακῶν
ἀποστατοῦσα πάντα δὲ πρὸς τὸ καλὸν καὶ ὅτι ἀνθρώποις ὠφέλιμον
ἐπιτηδεύουσα·
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| Traduction française |
Car il y a une science vulgaire, dont on pourrait dire qu'elle rampe sur la terre; elle
est au service des illusions et n'évolue qu'autour des cadavres; elle ne voit pas plus
haut que les plantes et psalmodie des incantations, et cela sans parvenir à aucune fin
louable, sans procurer aucun bien à ceux qui s'en servent; d'ailleurs, le plus souvent,
elle trompe les espérances, et lorsque, par hasard, elle réussit, elle ne produit que des
effets misérables et mesquins, comme de nous faire prendre des visions pour des
réalités et de nous décevoir dans nos espérances; habile à imaginer toutes sortes
d'actions défendues, elle est au service des plaisirs coupables.
Tandis que l'autre, mon enfant, la véritable science, dont la première porte le
nom à tort et n'est que la bâtarde, la science que nous, prêtres de lignée sacerdotale,
nous apprenons dès notre enfance, est tournée vers le ciel; compagne des dieux,
participant de la nature des puissances souveraines, elle étudie le mouvement des
astres et acquiert ainsi la connaissance du futur; elle se détache des maux de ce
bas-monde et n'a comme préoccupation que le bien et l'intérêt des hommes.
Trad. : d'après P. GRIMAL, Romans grecs et Latins; Gallimard, 1958 |
| Date : |
29-01-2007 |
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