| Langue |
Grec |
| Auteur |
Philostrate |
| Références |
Vie d'Apollonius de Tyane, IV, 25 |
| Sujet |
A propos d'Empuses, de Lamies ou de Mormolyces, avides de sang humain |
| Descripteurs |
Empuses; Lamies; Mormolyces; sang; vampires; chair humaine; Tantale; |
| Hypertexte |
http://mercure.fltr.ucl.ac.be/Hodoi/concordances/intro.htm#philostrate |
| Extrait Grec |
ὁ δὲ Ἀπολλώνιος „τοὺς Ταντάλου κήπους“ ἔφη „εἴδετε, ὡς ὄντες οὐκ εἰσί;“ „παρ´
Ὁμήρῳ γε,“ ἔφασαν „οὐ γὰρ ἐς Αἵδου γε καταβάντες.“ „τοῦτ´“ ἔφη „καὶ τουτονὶ
τὸν κόσμον ἡγεῖσθε, οὐ γὰρ ὕλη ἐστίν, ἀλλὰ ὕλης δόξα. ὡς δὲ γιγνώσκοιτε,
ὃ λέγω, ἡ χρηστὴ νύμφη μία τῶν ἐμπουσῶν ἐστιν, ἃς λαμίας τε καὶ μορμολυκίας
οἱ πολλοὶ ἡγοῦνται. ἐρῶσι δ´ αὗται καὶ ἀφροδισίων μέν, σαρκῶν δὲ μάλιστα
ἀνθρωπείων ἐρῶσι καὶ παλεύουσι τοῖς ἀφροδισίοις, οὓς ἂν ἐθέλωσι δαίσασθαι.“
ἡ δὲ „εὐφήμει“ ἔλεγε „καὶ ἄπαγε“ καὶ μυσάττεσθαι ἐδόκει, ἃ ἤκουε, καί που καὶ
ἀπέσκωπτε τοὺς φιλοσόφους, ὡς ἀεὶ ληροῦντας. ἐπεὶ μέντοι τὰ ἐκπώματα τὰ
χρυσᾶ καὶ ὁ δοκῶν ἄργυρος ἀνεμιαῖα ἠλέγχθη καὶ διέπτη τῶν ὀφθαλμῶν
ἅπαντα οἰνοχόοι τε καὶ ὀψοποιοὶ καὶ ἡ τοιαύτη θεραπεία πᾶσα ἠφανίσθησαν
ἐλεγχόμενοι ὑπὸ τοῦ Ἀπολλωνίου, δακρύοντι ἐῴκει τὸ φάσμα καὶ ἐδεῖτο μὴ
βασανίζειν αὐτό, μηδὲ ἀναγκάζειν ὁμολογεῖν, ὅ τι εἴη, ἐπικειμένου δὲ καὶ μὴ
ἀνιέντος ἔμπουσά τε εἶναι ἔφη καὶ πιαίνειν ἡδοναῖς τὸν Μένιππον ἐς βρῶσιν τοῦ
σώματος, τὰ γὰρ καλὰ τῶν σωμάτων καὶ νέα σιτεῖσθαι ἐνόμιζεν, ἐπειδὴ
ἀκραιφνὲς αὐτοῖς τὸ αἷμα.
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| Traduction française |
«Connaissez-vous les jardins de Tantale, qui sont et ne sont pas? — Oui, mais
seulement par Homère car nous ne sommes pas descendus dans le Tartare.
Eh bien ! tout ce que vous voyez ici est la même chose : il n'y a ici nulle réalité, tout
n'est qu'apparence. Voulez-vous que je me fasse mieux comprendre? La charmante
épousée est une de ces "Empuses", que le peuple appelle "Lamies" ou "Mormolyces".
Elles aiment beaucoup l'amour, mais encore plus la chair humaine : elles allèchent
par la volupté ceux qu'elles veulent dévorer. — «—Indigne calomnie!» s'écria la jeune
femme, et elle parut indignée de tout ce qu'elle venait d'entendre, et s'emporta
contre les philosophes, qu'elle taxa de cerveaux creux. Tout d'un coup, les coupes
d'or et les vases qu'on avait crus d'argent s'évanouirent, tout disparut, on ne vit plus
ni échansons, ni cuisiniers, ni aucun des autres serviteurs : les paroles d'Apollonius
avaient dissipé le prestige; alors le fantôme se mit à pleurer et supplia Apollonius de
ne pas le mettre a la torture pour lui faire avouer ce qu'il était. Mais, comme
Apollonius le pressait et ne voulait pas le lâcher, le fantôme finit par reconnaître qu'il
était une Empuse, qu'il avait voulu gorger Ménippe de plaisirs pour le dévorer
ensuite, et qu'il avait coutume de se nourrir ainsi de beaux jeunes gens parce qu'ils
ont le sang très frais.
Trad. : A. CHASSANG. Apollonius de Tyane. Sa vie, ses voyages, ses prodiges par PHILOSTRATE. Paris, Didier, 1862 |
| Date : |
03-01-2007 |
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