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Langue Grec
Auteur Flavius Josèphe
Références Les antiquités judaïques, VIII, 6, 6
Sujet Salomon et la reine de Saba
Descripteurs Salomon; roi; Jérusalem; reine de Saba; Égypte; Éthiopie; sagesse; intelligence;
Hypertexte http://mercure.fltr.ucl.ac.be/Hodoi/concordances/intro.htm#flavius
Extrait Grec
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Traduction française
La femme qui gouvernait en ce temps-là l’Égypte et l’Éthiopie était d’une sagesse 
accomplie et, à tous égards, digne d’admiration ; ayant oui parler du mérite et de 
l’intelligence de Salomon, elle conçut un si vif désir de le voir, d’après tout ce qu’on 
racontait journellement au sujet de son pays, qu’elle se rendit auprès de lui. Elle 
voulait, disait-elle, se convaincre par l’expérience et non sur la renommée, qui, par sa 
nature, peut être complaisante à une fausse apparence et se démentir ensuite, 
puisqu’elle dépend entièrement de la qualité des informateurs. Tel fut le motif de son 
voyage, mais elle voulut surtout faire l’épreuve de la sagesse du roi en lui proposant 
à résoudre des difficultés qui passaient son propre entendement. Elle s’en vint donc à 
Jérusalem en grande pompe et avec un grand déploiement de richesse. Elle mmenait 
des chameaux chargés d’or, de parfums variés et de pierres précieuses. Quand elle 
fut arrivée, le roi la reçut avec joie. Il se montra fort empressé en toute chose à son 
égard et, en particulier, résolut les problèmes proposés plus vite qu’on n’eût pu s’y 
attendre, grâce à la vive pénétration de son esprit. La reine fut stupéfaite, 
reconnaissant l’extraordinaire sagesse de Salomon, dont la réalité dépassait encore la 
réputation. Elle admira aussi infiniment la demeure royale pour sa beauté et sa 
grandeur ainsi que pour la disposition des édifices, où elle put constater toute la 
prudence du roi. Mais ce qui porta son admiration à son comble, ce fut la maison 
appelée Forêt du Liban, la magnificence des repas quotidiens, les apprêts, le service, 
le vêtement des serviteurs, l’élégance savante qu’ils déployaient dans leurs 
fonctions ; elle n’admira pas moins les sacrifices quotidiens offerts à Dieu et les soins 
qu’y apportaient les prêtres et les Lévites. Ce spectacle, renouvelé chaque jour, 
l’émerveillait à l’extrême, et, ne pouvant contenir sa surprise, elle manifestait ses 
sentiments d’admiration en adressant au roi des paroles qui trahissaient son 
émotion : « En vérité, dit-elle, ô roi, tout ce qui vient à notre connaissance par 
oui-dire, nous le recevons avec méfiance ; mais pour ces biens que tu possèdes en 
toi-même, je veux dire la sagesse et la prudence, et ceux que la royauté t’a conférés, la 
renommée qui nous en est parvenue n’était certes pas mensongère. Que dis-je ? Si 
vraie fût-elle, elle nous a dépeint une félicité bien inférieure à celle dont je suis ici 
témoin. En effet, la renommée n’essayait que de persuader les oreilles, mais elle ne 
renseignait pas sur la valeur des choses autant que le font l’observation directe et la 
vision personnelle. C’est ainsi que moi, qui n’ajoutais pas foi à ces rapports qui me 
décrivaient tant de choses et si grandes, je viens d’en contempler de bien plus 
considérables. Et j’estime heureux le peuple des Hébreux, ainsi que tes serviteurs et 
tes amis, qui ont la joie tous les jours de servir ta personne et d’entendre ta sagesse. 
Aussi peut-on à bon droit bénir Dieu, qui a tant aimé ce pays et ses habitants qu’il 
t’en a fait roi.

Trad. : René HARMAND, Flavus Josèphe, oeuvres complètes; 
traduction sous la direction de Th. REINACH, ...
Paris, E. Leroux, 1900-1932 (Publications de la Société des études juives).
Date : 25-08-2009

 
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Dernière mise à jour : 17/02/2002