| Langue |
Grec |
| Auteur |
Eusèbe de Césarée |
| Références |
Préparation évangélique, X, 4 |
| Sujet |
A propos de Pythagore, le premier des philosophes grecs |
| Descripteurs |
Pythagore; philosophes grecs;philosophie; Samos; mages; Égypte; Babylone; Brahmanes; Inde; Perses; astrologie; géométrie; arithmétique; musique; |
| Hypertexte |
http://mercure.fltr.ucl.ac.be/Hodoi/concordances/intro.htm#Eusebe |
| Extrait Grec |
Ὧν Πυθαγόρας πρῶτος, Φερεκύδου γνώριμος, τὸ φιλοσοφίας ἀνευρὼν ὄνομα, ὡς
μέν τινες, Σάμιος, ὡς δ´ ἕτεροί φασι, Τυρρηνὸς ἦν· τινὲς δ´ αὐτὸν Σύριον ἢ
Τύριον εἶναι λέγουσιν· ὥστε σε βάρβαρον, ἀλλ´ οὐχ Ἕλληνα γεγονέναι
ὁμολογεῖν τὸν πρῶτον τῶν φιλοσόφων, ἀνὰ στόμα πάντων Ἑλλήνων ᾀδόμενον.
Καὶ τὸν Φερεκύδην δὲ Σύριον ἀναγράφουσιν, ᾧ μαθητεῦσαι τὸν Πυθαγόραν
φασίν. Οὐ μόνῳ δὲ τούτῳ συγγενέσθαι ὁ Πυθαγόρας λέγεται, διατρῖψαι δὲ καὶ
παρὰ τοῖς Περσῶν μάγοις καὶ τοῖς Αἰγυπτίων δὲ προφήταις μαθητεῦσαι, καθ´ ὃν
χρόνον Ἑβραίων οἱ μὲν ἐπ´ Αἰγύπτου, οἱ δ´ ἐπὶ Βαβυλῶνος φαίνονται τὴν
μετοικίαν πεποιημένοι. Ἀλλὰ γὰρ ὁ δηλούμενος τὰ παρ´ ἑκάστοις σοφὰ
πολυπραγμονῶν ἐπῆλθε Βαβυλῶνα καὶ Αἴγυπτον καὶ πᾶσαν τὴν Περσῶν, τοῖς
τε μάγοις καὶ τοῖς ἱερεῦσι μαθητευόμενος, ἀκηκοέναι τε πρὸς τούτοις
Βραχμάνων ἱστόρηται (Ἰνδῶν δέ εἰσιν οὗτοι φιλόσοφοι) καὶ παρ´ ὧν μὲν
ἀστρολογίαν, παρ´ ὧν δὲ γεωμετρίαν ἀριθμητικήν τε παρ´ ἑτέρων καὶ μουσικὴν
καὶ ἄλλα παρ´ ἄλλων συλλεξάμενος, μόνον παρὰ τῶν σοφῶν Ἑλλήνων ἔσχεν
οὐδέν, πενίᾳ σοφίας καὶ ἀπορίᾳ συνοικούντων· ἔμπαλιν δ´ οὖν τῶν ἔξωθεν αὐτῷ
πεπορισμένων αἴτιος αὐτὸς τῆς μαθήσεως κατέστη τοῖς Ἕλλησιν.
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| Traduction française |
C'est Pythagore, le disciple de Phérécyde, qui le premier, ayant imaginé le nom de
philosophie, en introduisit l'usage. Les uns, disent qu'il était de Samos; les autres
qu'il était Tyrrhénien; il en est qui le font Syrien, d'autres lui donnent Tyr pour patrie.
Vous êtes donc forcé de convenir que le premier de vos philosophes, celui dont le
nom est sans cesse à la bouche de tous les Grecs, était barbare et non pas Grec. Et
Phérécyde lui-même, qu'on reconnaît comme le maître de Pythagore, on lui
assigne la Syrie pour patrie. Ce n'est pas tout, et il ne fut pas le seul dont Pythagore
ait fréquenté l'école. On dit encore qu'il s'est mis en relation avec les mages de Perse,
qu'il a reçu des leçons des prophètes Égyptiens dans un temps où la migration, tant
en Égypte qu'à Babylone, était fréquente. Ce Pythagore, tout en allant à la recherche
des sages doctrines répandues chez chaque peuple, parcourut la Babylonie, l'Égypte
et la Perse, et devint disciple des mages et des prêtres. On dit même qu'il prit des
leçons des Brachmanes, qui sont les philosophes des Indiens. Des uns, il apprit
l'astrologie, des autres la géométrie; ceux-ci lui enseignèrent l'arithmétique, ceux-là la
musique; et ayant rassemblé de la sorte les connaissances diverses de différents
maîtres, les Grecs furent les seuls dont il ne trouva rien à apprendre, tant était grande
la pénurie de sagesse et l'ignorance profonde dans laquelle ils étaient plongés. Au
contraire, ce Pythagore tel que nous l'avons dépeint, à l'aide des acquisitions qu'il
avait faites au dehors, devint pour les Grecs la cause de leur instruction.
Trad. : M. Séguier de Saint-Brisson, La préparation évangélique d'Eusèbe Pamphile. Tome II, Paris, Gaume, 1846 |
| Date : |
25-08-2008 |
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