| Extrait Grec |
παρὰ τούτοις δὲ δοκεῖ τεθῆναί ποτε νόμος, οὗ μέμνηται καὶ Μένανδρος
"Καλὸν τὸ Κείων νόμιμόν ἐστι, Φανία:
ὁ μὴ δυνάμενος ζῆν καλῶς οὐ ζῇ κακῶς".
προσέταττε γάρ, ὡς ἔοικεν, ὁ νόμος τοὺς ὑπὲρ ἑξήκοντα ἔτη γεγονότας
κωνειάζεσθαι καὶ τοῦ διαρκεῖν τοῖς ἄλλοις τὴν τροφήν: καὶ πολιορκουμένους δέ
ποτε ὑπ' Ἀθηναίων ψηφίσασθαί φασι τοὺς πρεσβυτάτους ἐξ αὐτῶν ἀποθανεῖν,
ὁρισθέντος πλήθους ἐτῶν, τοὺς δὲ παύσασθαι πολιορκοῦντας.
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| Traduction française |
C'est à Iulis aussi que paraît avoir été promulguée cette loi que nous trouvons citée
jusque dans Ménandre : «C'est une belle loi, sais-tu ? ô Phanias, que cette loi des
Céiens:
L'HOMME QUI NE PEUT PLUS ESPERER UNE HEUREUSE VIE SERA TENU DE
SE SOUSTRAIRE A LA VIE MALHEUREUSE».
Il est probable que la loi en question prescrivait à tout homme ayant passé la
soixantaine de boire la ciguë, et cela apparemment pour assurer la subsistance des
autres. On raconte en effet, que, se voyant assiégés par une armée athénienne, les
Iulites décrétèrent que les plus âgés d'entre eux, passé une certaine limite d'âge,
mettraient fin à leurs jours, résolution qui décida l'ennemi à lever le siège.
Trad. : Amédée TARDIEU, Géographie de Strabon. Paris, Hachette, 1909 |