| Extrait Grec |
<235c> Πρεσβύτης ἐν Ὀλυμπίᾳ συντελουμένου τοῦ ἀγῶνος προθυμούμενος
θεάσασθαι, καθέδρας ἠπόρει· πολλοὺς δ´ ἐπιπορευόμενος τόπους ὑβρίζετο καὶ
ἐσκώπτετο, μηδενὸς αὐτὸν παραδεχομένου· ὡς δὲ κατὰ τοὺς Λακεδαιμονίους
ἧκεν, ἀνέστησαν πάντες οἱ παῖδες καὶ πολλοὶ τῶν ἀνδρῶν τοῦ τόπου
ἐκχωροῦντες· τῶν δὲ Πανελλήνων ἐπισημειωσαμένων κρότῳ τὸ ἔθος καὶ
ὑπερεπαινούντων, ὁ πρεσβύτης κινήσας « Πολιόν τε κάρη πολιόν τε γένειον »
καὶ δακρύσας « Οἴμοι τῶν κακῶν » φησίν, « ὡς ἅπαντες μὲν οἱ Ἕλληνες
ἐπίστανται τὰ καλά, χρῶνται δ´ αὐτοῖς μόνοι Λακεδαιμόνιοι. »
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| Traduction française |
<235c> Un vieillard voulait voir les jeux olympiques, qui étaient commencés, et ne
trouvait point de place. Il allait de rang en rang sans que personne voulût lui en faire,
et essuyait partout les plaisanteries les plus mortifiantes. Lorsqu'il vint à l'endroit où
étaient assis les Lacédémoniens, tous les jeunes gens et la plupart des hommes faits
se levèrent à l'instant, et le placèrent au milieu d'eux. Toute l'assemblée ayant
témoigné par ses applaudissements combien elle approuvait cet usage respectable
des Lacédémoniens, le vieillard, les larmes aux yeux, En secouant sa barbe et ses
longs cheveux blancs, s'écria : « Hélas ! tous les Grecs savent très bien ce qui est
honnête ; les Spartiates seuls le pratiquent. »
Trad. : abbé RICARD, Oeuvres morales de Plutarque. Tome I, Paris, Lefèvre, 1844 |