| Extrait Grec |
Καὶ μέν γε καὶ ἀποκτείνομεν τοὺς ἀνιάτως πονηροὺς διὰ τρεῖς αἰτίας εὐλόγως·
ἵνα μήθ´ ἡμᾶς ἀδικήσωσι ζῶντες εἰς φόβον τε τοὺς ὁμοίους αὐτοῖς ἐνάγωσιν ὡς
κολασθησομένους ἐφ´ οἷς ἂν ἀδικήσωσι, καὶ τρίτον ὅτι αὐτοῖς ἐκείνοις ἄμεινόν
ἐστι τεθνάναι διεφθαρμένοις οὕτω τὴν ψυχήν {ὡς ἀνίατον ἔχειν τὴν κακίαν}, ὡς
μηδ´ ὑπὸ τῶν Μουσῶν αὐτῶν παιδεύεσθαι, μή τί γ´ ὑπὸ Σωκράτους ἢ καὶ
Πυθαγόρου βελτιοῦσθαι δύνασθαι.
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| Traduction française |
Nous ôtons la vie aux hommes incorrigibles et pervers, pour trois causes très justes :
la première, pour qu'ils ne nous nuisent pas en restant sur la terre ; la seconde, pour
que leur supplice terrifie ceux qui leur ressemblent, et leur apprenne qu'une
semblable peine les attend s'ils sont prévaricateurs ; la troisième, c'est qu'il vaut
mieux pour ces hommes eux-mêmes qu'ils meurent par le supplice puisqu'ils ont une
âme si pervertie qu ils sont incorrigibles et qu'ils ne peuvent être amendés et rendus
meilleurs ni par les Muses, ni par Socrate, ni par Pythagore.
Trad. : Ch. Daremberg, Oeuvres ... de Galien. Tome I, Paris, Baillière, 1834 |