| Extrait Latin |
Veteres Graecos anulum habuisse in digito accipimus sinistrae manus, qui minimo
est proximus. Romanos quoque homines aiunt sic plerumque anulis usitatos.
Causam esse huius rei Apion in libris Aegyptiacis hanc dicit, quod insectis
apertisque humanis corporibus, ut mos in Aegypto fuit, quas Graeci anatomas
appellant, repertum est neruum quendam tenuissimum ab eo uno digito, de quo
diximus, ad cor hominis pergere ac peruenire; propterea non inscitum uisum esse
eum potissimum digitum tali honore decorandum, qui continens et quasi conexus
esse cum principatu cordis uideretur.
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| Traduction française |
Nous savons que les anciens Grecs portaient un anneau à la main gauche, au doigt
voisin du plus petit. Le même usage devint, dit-on, général chez les Romains. Voici la
cause qu'en rapporte Apion, dans ses Égyptiaques : En disséquant les corps humains,
selon la coutume égyptienne, la science, appelée par les Grecs anatomie, fit découvrir
un nerf très délié, partant de ce seul doigt pour se diriger vers le cœur où il vient
aboutir, et l'on accorda cette distinction à ce doigt, à cause de ce lien, de cette espèce
de rapport qui l'unit au cœur, la partie noble de l'homme.
Trad. : M. Charpentier - M. Blanchet, Oeuvres complètes d'Aulu-Gelle, Deux tomes. Paris, Garnier, 1927 (?) - Bibliothèque latine française n°31
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