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Langue Latin
Auteur Cicéron
Références Des vrais biens et des vrais maux, III, 19
Sujet Et qu'après ma mort le feu dévore toute la terre !
Descripteurs utilité commune; patrie; feu; flammes; terre; république; mort; déflagration universelle; brûler; Priam;
Hypertexte http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/concordances/cicero_finibusIII/
Extrait Latin
(64) mundum autem censent regi numine deorum, eumque esse quasi communem 
urbem et ciuitatem hominum et deorum, et unum quemque nostrum eius mundi esse 
partem; ex quo illud natura consequi, ut communem utilitatem nostrae 
anteponamus. ut enim leges omnium salutem singulorum saluti anteponunt, sic uir 
bonus et sapiens et legibus parens et ciuilis officii non ignarus utilitati omnium plus 
quam unius alicuius aut suae consulit. nec magis est uituperandus proditor patriae 
quam communis utilitatis aut salutis desertor propter suam utilitatem aut salutem. 
ex quo fit, ut laudandus is sit, qui mortem oppetat pro re publica, quod deceat 
cariorem nobis esse patriam quam nosmet ipsos. quoniamque illa uox inhumana et 
scelerata ducitur eorum, qui negant se recusare quo minus ipsis mortuis terrarum 
omnium deflagratio consequatur - quod uulgari quodam uersu Graeco pronuntiari 
solet - …
 
Traduction française
Les stoïciens pensent aussi que tout l'univers est régi par la providence des Dieux, que le monde 
entier est en quelque sorte la cité commune des Dieux et des hommes, et que chacun de nous est 
membre de cette grande société, d'où il suit naturellement que nous devons préférer l'utilité 
commune à la nôtre. Car de même que les lois préfèrent le salut public à celui des particuliers, 
ainsi un homme de bien, un sage soumis aux lois et qui connaît les devoirs du citoyen, a plus de 
soin de l'intérêt de tous que de celui d'un seul homme ou du sien propre; et l'on ne doit pas trouver 
moins condamnable celui qui, pour sa propre utilité et pour son salut, abandonne la cause publique, 
que celui qui trahit ouvertement son pays. C'est pourquoi il faut louer ceux qui courent à la mort 
pour la république, puisque notre patrie doit nous être plus chère que nous-mêmes; au lieu qu'on 
doit avoir en abomination le sentiment de ceux qui, disent-ils, ne se soucient pas qu'après leur mort 
les flammes dévorent toute la terre, ce que l'on exprime d'ordinaire par un vers grec bien connu. 

Trad. : Oeuvres complètes de Cicéron.
Collection des auteurs latins publiés sous la direction de M. NISARD, t. III, Paris, Dubochet,1840

Date : 06-06-2006

 
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Dernière mise à jour : 17/02/2002