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Langue Latin
Auteur Augustin
Références La Cité de Dieu, XXI, 4
Sujet A propos de la chaux vive et de la chaux éteinte
Descripteurs chaux vive; prodige; feu;
Hypertexte http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/concordances/intro.htm#augustin
Extrait Latin
Intueamur etiam miraculum calcis. Excepto eo, de quo iam satis diximus, quod 
igne candicat, quo alia taetra redduntur, etiam occultissime ab igne ignem 
concipit eumque iam gleba tangentibus frigida tam latenter seruat, ut nulli 
nostro sensui prorsus appareat, sed compertus experimento, etiam dum non 
apparet, sciatur inesse sopitus. Propter quod eam uiuam calcem loquimur, uelut 
ipse ignis latens anima sit inuisibilis uisibilis corporis. Iam uero quam mirum 
est, quod, cum extinguitur, tunc accenditur! Vt enim occulto igne careat, aquae 
infunditur aquaue perfunditur, et cum ante sit frigida, inde feruescit, unde 
feruentia cuncta frigescunt. Velut expirante ergo illa gleba discedens ignis, 
qui latebat, apparet, ac deinde tamquam morte sic frigida est, ut adiecta unda 
non sit arsura et quam calcem uocabamus uiuam, uocemus extinctam.
Traduction française
Une autre merveille naturelle, c'est la chaux. Outre qu'elle blanchit à l'action du feu 
qui noircit tout le reste, le feu engendre encore secrètement en elle le feu ; et, 
quoiqu'elle ne présente au toucher qu'une masse froide, elle le recèle en le dérobant à 
nos sens ; l'expérience seule nous découvre sa présence latente et comme assoupie. 
D'où vient l'expression de chaux vive, comme si le feu caché était l'âme invisible de 
ce corps visible. Mais, chose encore plus admirable, c'est qu'en l'éteignant on 
l'allume. En effet, pour en dégager le feu intérieur, on verse de l'eau et l'on baigne 
la chaux ; froide qu'elle était, elle s'échauffe au contact de l'élément qui refroidit tout 
corps échauffé. Et, comme s'il abandonnait la chaux expirante, le feu latent se montre 
quand il se retire; et elle demeure comme pénétrée du froid de la mort, sans qu'aucun 
jet de liquide réveille en elle aucune ardeur ; elle était une chaux vive, et elle devient 
une chaux éteinte.

Trad. : L. Moreau, La Cité de Dieu de Saint Augustin.  
Tome troisième, Paris, Lecoffre, 1853
Date : 11-12-2006

 
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Dernière mise à jour : 17/02/2002