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Langue Latin
Auteur Augustin
Références La Cité de Dieu, XIX, 3
Sujet Varron : Qu'est-ce que l'homme ? (3 hypothèses)
Descripteurs homme; âme, corps; cheval, cavalier; coupe, breuvage; attelage;
Hypertexte http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/concordances/intro.htm#augustin
Extrait Latin
… quid sit ipse homo, quaerendum putat. Sentit quippe in eius natura duo esse 
quaedam, corpus et animam, et horum quidem duorum melius esse animam 
longeque praestabilius omnino non dubitat, sed utrum anima sola sit homo, ut ita sit 
ei corpus tamquam equus equiti (eques enim non homo et equus, sed solus homo est; 
ideo tamen eques dicitur, quod aliquo modo se habet ad equum), an corpus solum sit 
homo, aliquo modo se habens ad animam, sicut poculum ad potionem (non enim 
calix et potio, quam continet calix, simul dicitur poculum, sed calix solus; ideo tamen 
quod potioni continendae sit adcommodatus), an uero nec anima sola nec solum 
corpus, sed simul utrumque sit homo, cuius sit pars una siue anima siue corpus, ille 
autem totus ex utroque constet, ut homo sit (sicut duos equos iunctos bigas uocamus, 
quorum siue dexter siue sinister pars est bigarum, unum uero eorum, quoquo modo 
se habeat ad alterum, bigas non dicimus, sed ambo simul).
Traduction française
Qu'est-ce que l'homme? Il [Varron] voit en l'homme deux substances, le corps et 
l'âme; et de ces deux substances que l'âme soit la meilleure et la plus excellente, il 
n'en doute nullement; mais il demande si l'âme seule est l'homme ; en sorte que le 
corps lui soit ce que le cheval est au cavalier ; car le cavalier n'est pas l'homme et le 
cheval, mais l'homme seul, appelé toutefois cavalier, à cause de son rapport au 
cheval. Ou bien si le corps seul est l'homme, avec quelque rapport à l'âme, comme la 
coupe au breuvage. Car ce n'est pas le vase et le breuvage contenu par le vase, mais 
le vase seul que l'on appelle coupe, à condition cependant d'être approprié au 
breuvage qu'il doit contenir. Ou bien encore, l'homme n'est-il ni l'âme seule ni le 
corps seul, mais l'un et l'autre, en sorte que l'âme ou le corps ne soit séparément 
qu'une partie, et que leur union compose l'homme même : ainsi quand nous 
donnons à deux chevaux joints ensemble le nom d'attelage, ce n'est en particulier ni 
le cheval de droite ni le cheval de gauche, quel que soit le rapport de l'un à l'autre, 
mais l'un et l'autre que nous prenons ensemble.

Trad. : L. Moreau, La Cité de Dieu de Saint Augustin.  
Tome troisième, Paris, Lecoffre, 1853
Date : 27-11-2006

 
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Dernière mise à jour : 17/02/2002