Itinera Electronica - Hodoi Elektronikai

base de données : Fiches de lecture


  Accueil     Liste des fiches     Recherche     Fiche de lecture     Administration  

Langue Latin
Auteur Aulu-Gelle
Références Les Nuits attiques, XIX, 12
Sujet La fable de l'agriculteur thrace et d'une imitation imprudente
Descripteurs agriculteur; Thrace; vigne, arbres; olivier; émonder; élaguer; ronces; champ; frènes; huile; imitation; érudition;
Hypertexte http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/concordances/intro.htm#aulu
Extrait Latin
'Homo Thracus' inquit 'ex ultima barbaria ruris colendi insolens, cum in terras 
cultiores humanioris uitae cupidine conmigrasset, fundum mercatus est oleo atque 
uino consitum. Qui nihil admodum super uite aut arbore colenda sciret, uidet forte 
uicinum rubos alte atque late obortas excidentem, fraxinos ad summum prope 
uerticem deputantem, suboles uitium e radicibus caudicum super terram fusas 
reuellentem, stolones in pomis aut in oleis proceros atque derectos amputantem, 
acceditque prope et cur tantam ligni atque frondium caedem faceret percontatus est. 
(8) Et uicinus ita respondit: "Vt ager" inquit "mundus purusque fiat, eius arbor atque 
uitis fecundior." (9) Discedit ille a uicino gratias agens et laetus tamquam adeptus rei 
rusticae disciplinam. Tum falcem ibi ac securim capit; atque ibi homo misere 
inperitus uites suas sibi omnis et oleas detruncat comasque arborum laetissimas 
uberrimosque uitium palmites decidit et frutecta atque uirgulta simul omnia pomis 
frugibusque gignendis felicia cum sentibus et rubis purificandi agri gratia conuellit 
mala mercede doctus audaciam fiduciamque peccandi imitatione falsa eruditus.
 
Traduction française
Un Thrace, né dans le fond de la barbarie, s'avisa de passer dans une contrée civilisée 
pour y mener une existence plus douce ; sans avoir aucune notion d'agriculture, il 
acheta un fonds de terre qui produisait du vin et de l'huile. Notre homme n'entendait 
rien à la culture de la vigne et de l'olivier. Un jour, il vit un voisin arracher les ronces 
qui hérissaient son champ, tailler les frênes presque jusqu'au faite, couper jusqu'à la 
racine les rejetons des vignes qui rampaient à terre, émonder, grandes et petites, les 
branches des pommiers et des oliviers. Il s'approche de lui, et demande pourquoi il 
faisait cet abatis d'arbres et de feuilles. Afin, répondit le voisin, de dégager et de 
purifier mon champ, et de rendre mes arbres et ma vigne plus fertiles. Il remercie le 
voisin et s'en va tout joyeux, comme s'il venait d'apprendre à fond l'art de 
l'agriculture. Puis, il s'arme de la faux et de la cognée ; et le malheureux décapite, 
sans savoir ce qu'il fait, toutes ses vignes et tous ses oliviers, les dépouille de leur 
plus belle chevelure, abat les ceps les plus fertiles, arrache indistinctement les arbres 
et leur espérance avec les ronces et les buissons pour purifier son champ. Il apprit à 
ses dépens les dangers d'une imprudente imitation.

Trad. : M. Charpentier - M. Blanchet, Oeuvres complètes d'Aulu-Gelle. 
Deux tomes. Paris, Garnier, 1927 (?) - Bibliothèque latine française n°31
Date : 07-04-2008

 
UCL | FLTR | Itinera Electronica | Bibliotheca Classica Selecta (BCS) |
Analyse, design et réalisation informatiques : B. Maroutaeff - J. Schumacher

Dernière mise à jour : 17/02/2002