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Date :     16-08-2002

Sujets :
VIRGILE, Les Géorgiques, Lv I à IV

Notice :

concerne: VIRGILE, Les Géorgiques.

Les livres I à IV des Géorgiques de Virgile, c'est-à-dire la totalité de cette oeuvre, est intégrée maintenant dans le Projet ITINERA ELECTRONICA, texte latin et traduction française; des interrogations peuvent déjà être exécutées sur le texte latin via le module "RECHERCHE INSTANTANEE" de l'entrée Recherches lexicographiques du Projet ITINERA ELECTRONICA.

Adresse sur la Toile - Recherches lexicographiques:
http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/textes/searchsp.htm

Adresse sur la Toile - Recherche instantanée:
http://castor.fltr.ucl.ac.be/cgi-bin/itinera/

La liste des sources pour les oeuvres figurant dans le Dépôt ITINERA ELECTRONICA est placée en tête de cette page sur la Toile.

Ensuite sont présentés les modes d'interrogation possibles pour la Recherche instantanée: Concordances et listes du vocabulaire pour des textes disponibles quelque part sur la Toile, Textes latins du Dépôt ITINERA à interroger, et, enfin, Textes français du Dépôt ITINERA à consulter.

Mode d'emploi pour des TEXTES LATINS du Dépôt:

  • Liste: sélectionner l'entréee "Virgile, Géorgiques, Lv. I à IV"
  • Critère de recherche: indiquer, par exemple, "euryd"
  • Sortie souhaitée: cocher, par exemple, "Concordance" pour obtenir tous els contextes des formes commençant par "euryd".
  • Pour lancer la recherche: cliquer sur le bouton RECHERCHER.

Résultats: sept contextes sont fournis, relatifs à Eurydice et, particulièrement, en fin du livre IV, à l'épisode tragique qui voit Orphée remonter Eurydice des Enfers pour la perdre tout aussitôt suite au non respect des injonctions de la déesse.

Texte latin: IV, 484 - 510:

Iamque pedem referens casus euaserat omnes;
redditaque Eurydice superas ueniebat ad auras,
pone sequens, namque hanc dederat Proserpina legem,
cum subita incautum dementia cepit amantem,
ignoscenda quidem, scirent si ignoscere manes.

[4,490]Restitit Eurydicenque suam iam luce sub ipsa
immemor heu! uictusque animi respexit. Ibi omnis
effusus labor atque immitis rupta tyranni
foedera, terque fragor stagnis auditus Auernis.
Illa, Quis et me, inquit, miseram et te perdidit, Orpheu,

quis tantus furor? En iterum crudelia retro
Fata uocant, conditque natantia lumina somnus.
Iamque uale: feror ingenti circumdata nocte
inualidasque tibi tendens, heu non tua, palmas!
dixit et ex oculis subito, ceu fumus in auras

[4,500]commixtus tenues, fugit diuersa, neque illum,
prensantem nequiquam umbras et multa uolentem
dicere, praeterea uidit, nec portitor Orci
amplius obiectam passus transire paludem.
Quid faceret? Quo se rapta bis coniuge ferret?

Quo fletu Manis, quae numina uoce moueret?
Illa quidem Stygia nabat iam frigida cumba.
Septem illum totos perhibent ex ordine menses
rupe sub aëria deserti ad Strymonis undam
flesse sibi et gelidis haec euoluisse sub antris

[4,510] mulcentem tigres et agentem carmine quercus;

Traduction française :

Déjà, revenant sur ses pas, il [Orphée] avait échappé à tous les périls, et Eurydice lui étant rendue s'en venait aux souffles d'en haut en marchant derrière son mari (car telle était la loi fixée par Proserpine), quand un accès de démence subite s'empara de l'imprudent amant - démence bien pardonnable, si les Manes savaient pardonner ! Il s'arrêta, et juste au moment où son Eurydice arrivait à la lumière,

[4,490] oubliant tout, hélas! et vaincu dans son âme, il se tourna pour la regarder. Sur-le-champ tout son effort s'écroula, et son pacte avec le cruel tyran fut rompu, et trois fois un bruit éclatant se fit entendre aux étangs de l'Averne. Elle alors : « Quel est donc, dit-elle, cet accès de folie, qui m'a perdue, malheureuse que je suis, et qui t'a perdu, toi, Orphée? Quel est ce grand accès de folie? Voici que pour la seconde fois les destins cruels me rappellent en arrière et que le sommeil ferme mes yeux flottants. Adieu à présent; je suis emportée dans la nuit immense qui m'entoure et je te tends des paumes sans force, moi, hélas ! qui ne suis plus tienne. » Elle dit, et loin de ses yeux tout à coup, comme une fumée mêlée aux brises ténues, elle s'enfuit dans la direction opposée;

[4,500] et il eut beau tenter de saisir les ombres, beau vouloir lui parler encore, il ne la vit plus, et le nocher de l'Orcus ne le laissa plus franchir le marais qui la séparait d'elle. Que faire? où porter ses pas, après s'être vu deux fois ravir son épouse? Par quels pleurs émouvoir les Manes, par quelles paroles les Divinités? Elle, déjà froide, voguait dans la barque Stygienne. On conte qu'il pleura durant sept mois entiers sous une roche aérienne, aux bords du Strymon désert, charmant les tigres et entraînant les chênes avec son chant.

Jacques POUCET se charge de fournir en ces moments un "habillage HTML" au corpus des Géorgiques.
Adresse sur la Bibliotheca Classica Selecta:
http://bcs.fltr.ucl.ac.be/Virg/georg/georgi.html

Avant la fin du mois d'aôut, cette oeuvre de Virgile sera aussi intégrée dans les ensembles hypertextes du Projet ITINERA ELECTRONICA:
http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/concordances/intro.htm

Adresse des Textes dans le Dépôt ITINERA ELECTRONICA:
http://pot-pourri.fltr.ucl.ac.be/files/AClassFTP/Textes/


Jean Schumacher
Louvain-la-Neuve, 16 août 2002


 
UCL | FLTR | Itinera Electronica | Bibliotheca Classica Selecta (BCS) |
Analyse, design et réalisation informatiques : B. Maroutaeff - J. Schumacher

Dernière mise à jour : 17/02/2002