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Date :     14-04-2011

Sujets :
Lecture : César et les courses de chars (C. McCULLOUGH) ; Excursus : Philippe MELANCHTHON (1497 - 1560) et la division de l'année ; Lecture : PLINE l'Ancien et l'immense majesté de la paix romaine ; ITINERA ELECTRONICA : 6 nouveaux environnements hypertextes : Appendix Vergiliana, Augustin, Guillaume de Tyr, Luther, Pline l'Ancien, Salvien de Marseille ;

Notice :

1. Lecture : César et les couses de chars (C. McCULLOUGH) :

Livre : Colleen McCULLOUGH, Jules César, la violence et la passion
Tome V de la série : Les maîtres de Rome
Titre original : Caesar (1996)
Traduction française par Jean-Paul MOURLON
Collection "J'ai lu" - n° 7317
Éditions L'Archipel, Paris, 1998, 606 pp.

Extrait : pp. 307-308:

" ...Les courses de chars étaient particulièrement chères au coeur des spectateurs, et l'État devait en principe financer les jeux ; mais il n'y avait jamais assez d'argent pour cela. Ce qui n'empêcha pas César d'en offrir de nombreuses, plus que l'on n'en avait jamais vu à Rome. En tant qu'édile curule le mieux élu, il donnerait le départ de chaque compétition, qui opposait quatre équipages - rouge, bleu, vert et blanc. Il y eut d'abord des courses à quatre chevaux, puis à deux ; César en présenta même une où les bêtes, dételées, étaient montées à cru par leurs cavaliers.
La course elle-même consistait à parcourir cinq milles, soit sept fois le tour de la spina, mince bande de terrain surélevée, ornée de nombreuses statues : à l'une de ses extrémités se dressaient sept dauphins dorés, à l'autre sept oeufs d'or déposés dans des calices. A chaque tour, on abaissait un des dauphins, pour que sa queue se dresse, et l'on ôtait un des oeufs. Chaque course durait environ un quart d'heure et se déroulait à un rythme d'enfer. Les chutes se produisaient d'ordinaire dans les tournants, les metae, où chaque conducteur de char, les rênes enroulées autour de la taille et muni d'une dague pour les trancher s'il se renversait, devait faire preuve de toute son habileté pour garder la corde.
La foule fut ravie : en temps normal il y avait de longs intervalles entre les courses, mais César les fit se succéder quasiment sans interruption. Les preneurs de paris furent contraints à un travail frénétique pour suivre la cadence. Il n'y avait pas un seul gradin vide ; les femmes s'assirent sur les genoux de leurs maris pour laisser de la place aux autres. Deux cent mille personnes s'entassèrent dans le Circus Maximus, tandis que des milliers d'autres suivaient le spectacle du haut du Palatin et de l'Aventin. ..."

Témoignage :

Dion Cassius, L'Histoire romaine, XLIX, 43 :

[49,43] τῷ δ´ ὑστέρῳ ἔτει ἀγορανόμος ὁ Ἀγρίππας ἑκὼν ἐγένετο, καὶ πάντα μὲν τὰ οἰκοδομήματα τὰ κοινὰ πάσας δὲ τὰς ὁδούς, μηδὲν ἐκ τοῦ δημοσίου λαβών, ἐπεσκεύασε, τούς τε ὑπονόμους ἐξεκάθηρε, καὶ ἐς τὸν Τίβεριν δι´ αὐτῶν ὑπέπλευσε. κἀν τῷ ἱπποδρόμῳ σφαλλομένους τοὺς ἀνθρώπους περὶ τὸν τῶν διαύλων ἀριθμὸν ὁρῶν τούς τε δελφῖνας καὶ τὰ ᾠοειδῆ δημιουργήματα κατεστήσατο, ὅπως δι´ αὐτῶν αἱ περίοδοι τῶν περιδρόμων ἀναδεικνύωνται. καὶ προσέτι καὶ ἔλαιον καὶ ἅλας πᾶσι διέδωκε, τά τε βαλανεῖα προῖκα δι´ ἔτους καὶ τοῖς ἀνδράσι καὶ ταῖς γυναιξὶ λοῦσθαι παρέσχε· καὶ τοὺς κουρέας ἐν ταῖς πανηγύρεσιν, ἃς πολλὰς καὶ παντοδαπὰς ἐποίησεν ὥστε καὶ τοὺς τῶν βουλευτῶν παῖδας τὴν Τροίαν ἱππεῦσαι, ἐμισθώσατο, ἵνα μηδεὶς μηδὲν αὐτοῖς ἀναλώσῃ. καὶ τέλος σύμβολά τέ τινα ἐς τὸ θέατρον κατὰ κορυφὴν ἔρριψε, τῷ μὲν ἀργύριον τῷ δὲ ἐσθῆτα τῷ δὲ ἄλλο τι φέροντα, καὶ ἄλλα πάμπολλα ὤνια ἐς τὸ μέσον καταθεὶς διαρπάσαι σφίσιν ἐπέτρεψεν. ...

49,43] L'année d'ensuite, Agrippa exerça volontairement l'édilité et répara tous les édifices publics et toutes les routes, sans rien recevoir du trésor; il cura aussi les cloaques et descendit par elles jusqu'au Tibre. Voyant que dans les jeux du cirque on se trompait sur le nombre des courses, il établit les dauphins et les signaux de forme ovale, destinés à montrer le nombre des tours courus. Il fit, en outre, une distribution d'huile et de sel à tous les citoyens; rendit gratuits, toute l'année, les bains où les hommes et les femmes venaient se laver ; dans les jeux qu'il donna , et ils furent si nombreux et si variés que les enfants des sénateurs représentèrent la cavalcade troyenne, il loua des barbiers, afin que personne n'eût rien à dépenser pour la fête. Enfin, au théâtre, il jeta par-dessus la tête des spectateurs des tessères attribuant, à celui-ci de l'argent, à celui-là une toge, à un autre un autre cadeau ; il fit aussi déposer au milieu de l'enceinte quantité de marchandises qu'il leur permit de piller. ...

Article : Les jeux du cirque (WIKIPEDIA) :

Le départ des courses était donné d'une tribune, le pulvinar (loge impériale), où se tenait l'organisateur des courses. Ce magistrat donnait le signal du départ, en lançant une étoffe blanche : la mappa. La course devait faire sept tours de piste de 7.500 mètres, soit environ 7,5 km.

Les jeux commencent par la pompa, procession (ou défilé) qui va du Forum Romanum au Circus Maximus. Les participants au défilé sont : le magistrat, les soldats, les auriges (cochers), les danseurs, les musiciens, les prêtres, etc...

Les prêtres déposent les statues des dieux sur le pulvinar (« coussin »), tribune réservée aux dieux et à l’empereur.

Les jeux comprenaient de la voltige, des danses pyrrhiques (guerrières), des courses de chars (pour chaque course, douze attelages étaient au départ dans les stalles ; les chars sont tirés par deux chevaux pour les « biges », quatre pour les « quadriges » et jusqu'à dix pour les « decemjuges » ; les cochers étaient souvent des esclaves), et des combats de gladiateurs (avant la construction de l'amphithéâtre de Statilius Taurus et surtout du Colisée, mais ils étaient rares, se déroulant plus généralement sur le Forum Romanum).

Symboles

Symbolique des 4 équipes de 3 attelages :

  • Blanc : le peuple : l’air, l’hiver, Jupiter;
  • Vert : l’empereur : la terre, le printemps, Vénus;
  • Rouge : l’opposition : le feu, l’été, Mars;
  • Bleu : l’aristocratie : l’eau, l’automne, Neptune.

La course représente la course du soleil ou la course du char d’Apollon, d’est en ouest (lever/coucher du soleil).

  • 12 carceres = 12 mois de l’année = 12 constellations.
  • 7 tours = 7 jours de la semaine = 7 planètes du système de Ptolémée.

Le compte-tours comporte sept dauphins (en souvenir du dauphin qui a ramené Apollon de l’île de Plépos à Delphes) ou sept omphales (œufs, probablement de bronze). L’œuf tombé du ciel à Delphes était désigné comme le centre de l’univers.

Dossiers :


2. Excursus : Philippe MELANCHTHON (1497 - 1560) et la division de l'année :

De dissimili ratione annorum apud diuersas gentes.

Primum igitur, quia nos utimur descriptione anni et mensium, longe omnium, quae fuerunt, commodissima et facillima, (quod quidem ad ciuiles et uulgares usus attinet) quae ad Solis cursum accommodata , et a Caio Iulio Caesare instituta, ad nos usque perpetuo usu transmissa est: ad hunc lulianum annum accommodandi erunt menses aliarum gentium, ut hac nostra aetate aliquo modo intelligi queat, qua parte anni res gesta sit, quae ab antiquis rerum scriptoribus commemoratur.

Non autem hic talis aliqua certitudo requiri aut expectari debet, quasi ita possint menses diuersarum gentium concinnari, ut dies diebus certo congruant. Nam id fieri nullo modo posse, omnes intelligunt, qui mediocriter sciunt discrimina annorum , quibus differentibus populi in diuersis locis sunt usi. Nam alii in constitutione annui spatii tantum motus Lunaris rationem habuerunt, ut Arabes, componentes annum suum ex duodecim mensibus lunaribus illis, quos synodicos nominamus, quorum sex continebant triginta dies, reliqui sex undetriginta, et hos menses cauos, illos autem plenos appellarunt; habuit que annus dies trecentos quinquaginta quatuor perpetuo , nisi quod triginta annis accedebant undecim dies, collecti ex minutis quadraginta quatuor, quae restant de mensibus synodicis supra 29 dies et 12 horas. Quae minuta in annis tricenis duodecies collecta, efficiunt praecise undecim dies, addendos ideo, ut nouilunia exacte ad mensium initia congruant.

Caeterum hoc est huius anni incommodum, quod singuli menses transcurrunt per omnes anni partes spatio triginta trium ferme annorum, ita ut non sint aliqui certi menses aestiui aut hyberni.

Aliae gentes neglecto Lunae menstruo motu, annuum spatium, cum contineat trecentos sexaginta quinque dies, et quadrantem fere, diuiserunt in duodecim partes, quas similiter menses uocarunt, non habita tamen ratione nouae Lunae. Hoc anno Solari usi sunt Aegyptii et Persae ; et postea C. Iulius Caesar imitatione Aegyptiorum, suum quoque annum ad motum Solis instituit.

Sed hic prodest obseruare discrimen : Aegyptii duodecim menses efficiebant ex diebus semper triginta, qui duodecies collecti, constituunt summam dierum trecentorum sexaginta. Reliquos quinque dies quotannis fini ultimi mensis, quem g-choiax nominant, annectebant, ut annus quilibet expleret trecentos sexaginta quinque dies. Sed quadrantem diei, qui abundat supra dies illos, prorsus negligebant, neque ullam intercalationem aliam admittebant. Quo fiebat, ut primi dies mensium retro ascenderent, hac lege, ut quinto quoque anno primus dies primi mensis, quem Aegyptii g-Thoth appellabant, in praecedentem diem transmigraret, quod fieri necesse erat propter omissum diem intercalarem, ex quatuor quadrantibus collectum. Scribit autem Censorinus : Anno urbis octingentesimo nonagesimo primo, qui fuerit annus secundus Olympiadis uicesimae nonae supra ducentesimam, primum diem mensis g-Thoth respondisse uicesimo diei nostri Iulii. Rursus post annos centum, hoc est, anno urbis nongentesimo nonagesimo primo, qui fuerit annus secundus Olympiadis ducentesimae quinquagesimae quartae, eundem primum diem mensis g-Thoth congruisse cum uicesimo quinto die Iunii nostri. Reciprocauit igitur illis centum annis primus dies mensis g-Thoth per uiginti quinque dies, a uicesimo Iulii in uicesimum quintum Iunii. Continent autem centum anni totidem Olympiades seu lustra, quot sunt dies illius anticipationis. Ergo singulis Olympiadibus, initia mensium Aegyptiorum transeunt in proximum diem praecedentem rnensis Iuliani. Ex quibus manifestum est, primum diem mensis g-Thoth, et caeteros omnes apud Aegyptios, similiter ut apud Arabes, sed multo longiore interuallo, per omnes dies et menses totius anni Iuliani uagari solere, annis uidelicet quater trecentis sexaginta quinque, hoc est, 1460, quo tempore Aegyptiis accedit unus annus collectus ex omissis 365 Olympiadum diebus intercalaribus. Et hoc tempus complectens annos Aegyptios 1461 uocabatur annus magnus g-kynikos, hoc est, Canicularis, propterea quod initium illius sumebatur tunc, cum ortus Sirii, et primus dies mensis g-Thoth congruebant. Scribit autem Censorinus, Canem ortum esse Aegyptiis uicesimo die Quintilis, etsi Plinius dicat aliquoties, 24 diebus post solstitium, Canis exortum fieri.

Sed Iulius, ut hanc uagationem mensium, errantium per omnes anni partes, euitaret, et fixos menses suis ciuibus propter festorum celebrationem proponeret, quorum quaedam necesse erat celebrare, aut florentibus segetibus et uineis, aut proxime ante messem , aut post messem, aut ante et post uindemiam, dies trecentos sexaginta quinque in duodecim menses inaequaliter distribuit, ut tum sacrorum ratio permisit aut postulauit, et constituit, ut pro quadrante diei, quinto quoque anno dies unus Fehruario insereretur, quae ratio id praestitit, ut ad hunc usque diem eosdem, qui tunc fuerunt, habeamus menses uernos, aestiuos, autumnales, et hybernos, ac, quod plus est, etiam aequinoctiales et solstitiales, quae sane magna est commoditas.

Aliae gentes simul et Lunae motus, et Solis in Zodiaco rationem habuerunt, et usae sunt mensibus lunaribus duodecim, cauis et plenis, ut de Arabibus dictum est, inaequali dierum numero, ex quibus cum tantum trecenti quinquaginta quatuor dies colligerentur, ut tamen curriculum Solis annuum expleretur, undecim dies necessario addiderunt, quos Epactas uocarunt, et reseruarunt tam diu, donec ex iis unus mensis constitueretur, quem postea fini illius anni inserebant, qui propter additum decimum tertium mensem, continebat dies trecentos octoginta quatuor, et uocabatur g-embolimaios sicut ipse mensis g-embolismos appellabatur. Hic mensis insertus efficiebat, ut initium primi mensis denuo congrueret cum suo termino, hoc est, cum aequinoctio uel solstitio, a quo propter omissos ter undecim dies, transierat principium mensis uel anni in alia tempora.

Sed quia etiam quadrantes diei, hoc est, sex horae, quas sol trecentis sexaginta quinque diebus quotannis addit, omittebantur, propter quem defectum accidebat, ut nouilunia cum primas diebus mensium non congruerent, fuit opus altera intercalatione, qua quinto quoque anno unus dies reliquis trecentis quinquaginta quatuor inserebatur, ut nunc solet fieri ad explendum annum solarem , ut maneant aequinoctia et solstitia in iisdem quasi uestigiis. Ita illi hunc diem collectum ex quatuor quadrantibus diei, quinto quoque anno ultimo mensi inserebant, ut nouilunia in primas dies mensis semper incurrerent.

Hoc genere annorum antiquissimi patres etiam ante diluuium (quod ex historia Nohae colligi potest), deinde ipsorum posteri, Iudaei, semper usi sunt, unde eadem anni ratio propagata est per uicinas gentes ad Graecos quoque, a quibus eam Romani mutuati diu usurparunt, donec ut nimis operosam , et malitia pontificum corruptam et conturbatam , neglecta diutius, aut intempestiue usurpata intercalatione, Iulius Caesar correxit, et mutauit in hanc anni formam, quae in hodiernum usque diem durat. ...

Que ce soit pour Philippe MELANCHTHON ("Schwarzerde") ou pour d'autres auteurs de la Renaissance, comme ÉRASME ou Martin LUTHER, des traductions françaises, libres de droits, font (encore) défaut.

De manière à ne pas passer sous silence cette "autre" latinité, nous vous offrons ci-dessus cet excursus et nous vous invitons à parcourir le DÉPÔT textuel des ITINERA ELECTRONICA pour y trouver, par exemple :

Si vous deviez connaître une traduction française libre de droits pour l'un de ces textes, n"hésitez pas à nous le faire savoir de manière à ce que nous puissions mettre sur pied un environnement hypertexte correspondant.


3. Lecture : PLINE l'Ancien et l'immense majesté de la paix romaine :

Pline l'Ancien, L'Histoire naturelle, XXVII, 1 :

Crescit profecto apud me certe tractatu ipso admiratio antiquitatis, quantoque maior copia herbarum dicenda restat, tanto magis adorare priscorum in inueniendo curam, in tradendo benignitatem subit. nec dubie superata hoc modo posset uideri etiam rerum naturae ipsius munificentia, si humani operis esset inuentio. 2 nunc uero deorum fuisse eam apparet aut certe diuinam, etiam cum homo inueniret, eandemque omnium parentem et genuisse haec et ostendisse, nullo uitae miraculo maiore, si uerum fateri uolumus. Scythicam herbam a Maeotis paludibus et Euphorbeam e monte Atlante ultraque Herculis columnas ex ipso rerum naturae defectu, parte alia Britannicam ex oceani insulis extra terris positis, 3 itemque Aethiopidem ab exusto sideribus axe, alias praeterea aliunde ultro citroque humanae saluti in toto orbe portari, inmensa Romanae pacis maiestate non homines modo diuersis inter se terris gentibusque, uerum etiam montes et excedentia in nubes iuga partusque eorum et herbas quoque inuicem ostentante! aeternum, quaeso, deorum sit munus istud! adeo Romanos uelut alteram lucem dedisse rebus humanis uidentur.

Certes, à mesure que j'avance dans mon travail, mon admiration pour l'antiquité augmente. Plus le nombre des plantes dont il me reste à parler est grand, plus je me sens enclin à vénérer chez les anciens tant de zèle à faire des découvertes, tant de générosité à nous les transmettre. Leur libéralité à cet égard semblerait avoir dépassé la munificence même de la nature, si la connaissance des plantes était une œuvre humaine; mais maintenant il est bien évident que c'est l'œuvre des dieux, ou du moins une inspiration divine, là même où l'homme a été l'inventeur; et que c'est la mère commune de toutes choses qui à la fois les a engendrées et enseignées. Est-il, si nous voulons convenir de la vérité, est-il dans la civilisation quelque chose de plus merveilleux que de voir l'herbe scythique (XXV, 43) nous arriver des Palus-Méotides, et l'euphorbe du mont Atlas et de par delà les colonnes d'Hercule? de voir dans une autre direction, et la où la nature semble expirer, l'herbe britanica (XXV, 6, 4) apportée des îles de l'Océan situées hors des limites terrestres , et l'herbe aethiopis (XXIII, 3), des contrées brûlées par les astres? de voir enfin cet échange perpétuel, entre les différents points du globe, de plantes utiles à la santé des hommes? Nous le devons à l'immensité majestueuse de la paix romaine, cette paix qui fait connaître aux plages et aux nations les plus éloignées les unes des autres, non seulement les hommes, mais encore les montagnes et leurs pics sourcilleux perdus dans les nuages, leurs productions et leurs végétaux. Puisse être éternel ce bienfait des dieux, qui semblent avoir donné les Romains au monde comme une seconde lumière pour l'éclairer!


4. ITINERA ELECTRONICA & environnements hypertextes :

Cette semaine-ci, Christian RUELL a constitué 6 nouveaux environnements hypertextes :

  • Appendix Vergiliana, Ciris (L'Aigrette), poème complet [Traduction française reprise au site de Philippe Remacle]
  • Augustin (saint), Du libre arbitre, livre I [Traduction française reprise au site de l'abbaye de Saint Benoît de Port-Valais]
  • Guillaume de Tyr, L'Histoire des Croisades, livre X [Texte latin et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Luther (1483-1546), Les 95 thèses (Dispute de Martin Luther sur la puissance des indulgences), texte complet [Traduction française reprise au site WIKIPEDIA]
  • Pline l'Ancien, L'Histoire naturelle, livre XXVII [Traduction française reprise au site de Philippe Remacle]
  • Salvien de Marseille, De la Providence, livre VIII [Texte latin et traduction française repris au site de Philippe Remacle]

Les textes bruts de ces oeuvres sont disponibles dans le Dépôt ITINERA ELECTRONICA.


Jean Schumacher
15 avril 2011


 
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Dernière mise à jour : 17/02/2002