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Date :     03-03-2011

Sujets :
Lecture : MATERNUS et la fable de Cérès, Proserpine et Pluton ; Lecture : SULPICE SÉVÈRE et le songe du roi Nabuchodonosor ; Lecture : SULPICE SÉVÈRE, Néron et le flammeum (voile nuptial) ; ITINERA ELECTRONICA : 8 nouveaux environnements hypertextes : Augustin (x 3), Maternus, Perse, Salvien, Sulpice Sévère, Varron ; Statistiques de consultation - février 2011 ; Concours de version latine : Rencontres latines - février 2011 ;

Notice :

1. Lecture : MATERNUS et la fable de Cérès, Proserpine et Pluton :

Julius Firmicus MATERNUS (IVe s. ap. J.-Chr.), De l'erreur des religions profanes, ch. 7 :

Sequitur hanc sacri contagionem, et imitatur ordinem funeris, a Cerere, Hennensi muliere, mors filiae consecrata. Nam quidquid in Creta pater ob filium fecerat, hoc totum Ceres apud Hennam amissa filia, impatientia materni doloris instituit, quod quatenus factum sit, breui sermone perstringam. Unicam Cereris filiam, quam Graeci g-Persephonehn, nostri immutato sermone Proserpinam dicunt, ad coniugale consortium plures petebant. Mater sollicite de singulorum meritis iudicabat. Et cum adhuc omnibus matris sententia uideretur incerta, diues rusticus, cui propter diuitias g-Ploutohn fuit nomen, temerario cupiditatis ardore, cum moram dilationis ferre non posset, et cum de praeposteri amoris conquereretur incendiis, prope Percum inuentam uirginem rapit. Percus autem lacus in Hennae ciuitatis finibus satis amoenus et gratus, cuius amoenitas ex florum uarietatibus nascitur. Nam per omnem annum uicissim sibi succedentibus floribus coronatur. Illic inuenies quidquid hyacinthi turget in caulem; illic comam narcissi, uel quod auream rosam desuper pingit: illic albae hederae per terram molliter serpunt, et cum purpureis uiolis suauiter rubens amaracus inuenitur: nec coronam istam alba deserunt lilia. Prorsus aptus locus, qui gratia sua puellares animos et inuitaret pariter et teneret. In hoc loco, cum a Plutone uirgo prope uesperam fuisset inuenta, ui rapitur, et superimposita uehiculo, scissis uestibus, laceratis crinibus ducitur. Nec reseruati ungues contra amatorem rusticum aliquid profuerunt, nec clamor atque ululatus adiuuit, nec caeterarum strepitus puellarum. Tunc una celeri cursu, cum de ciuitate nemo succurreret, facta ex ipso timore uelocior, matri raptum uirginis nuntiat. Contra raptorem indignata mater, armatam manum ducit. Nec Plutonem mulieris fefellit aduentus, sed ut retorsit ad ciuitatem oculos, et infinitos cuneos respexit uenire cum matre, funestum cepit ex desperatione consilium. Quadrigam, quae uehiculum trahebat, per medium lacum dirigit. Is erat profundis uoraginibus immersus, illic cum amata submersus uirgine, miserandae matri de morte filiae funestum spectaculum praebuit. Hennenses, ut possent maternis luctibus ex aliqua parte inuenire solatium, inferorum regem uirginem rapuisse finxerunt. Et ut fides figmentum sequeretur, prope Syracusas eum per alium locum cum uirgine emersisse iactarunt. Templum sane et raptori et uirgini accurate collatis sumptibus faciunt, et annua in templo uota decernunt. Sed nullo genere matris dolor uincitur, nec muliebris impatientiae tormenta curantur. Sed credens uere filiam prope Syracusas esse uisam, Triptolemo uillico suo duce, nocturnis itineribus ad Syracusanae ciuitatis littus cum lugubri ueste ac sordido squalore peruenit, nec illi defuit, qui credulem de calamitatibus suis falleret matrem. Tunc ait se Pandarus, nescio quis, uidisse non longe à Pachyno nauem raptorem ascendisse cum uirgine. Persuasum est mulieri, quae quolibet genere uiuere filiam cupiebat audire, infinitis dotibus remunerat ciuitatem. Syracusani liberalitate mulieris prouocati, raptum uirginis consecrant, et mitigantes dolorem matris, pompam miseri funeris excolunt honore templorum. Sed nec hoc sufficit matri, sed ascensa naue per peregrina littora filiam quaerit. Sic fluctibus tempestatibusque iactata ad Atticae urbis locum peruenit. Illic hospitio recepta, incolis incognitum adhuc triticum diuidit. Locus ex patria et ex aduentu mulieris nomen accepit. Nam Eleusis dictus, quod illuc Ceres, relicta Henna, uenerat. Sicque tum ipsa dispensatio quod attulerat frumenta, tum quod colligendarum frugum tradiderat disciplinam, post mortem ob beneficium, quod ex frugum copia nascebatur, et sepulta in eo loco est, pariter et consecrata, et diuino cum filia appellata nomine.

L'impiété de cette fête fut suivie d'une autre toute pareille que Cérès institua pour honorer la mort de sa fille, car le regret de sa perte la porta à faire pour elle dans la ville d'Enna presque les mêmes choses que Jupiter avait faites pour Bacchus, son fils, dans l'Ile de Crète. J'en rapporterai en peu de paroles les principales circonstances. Cérès n'avait qu'une fille, que les Grecs ont appelée Perséphone, et que les Latins, en changeant quelques lettres, ont appelée Proserpine. Elle fut recherchée en mariage par plusieurs partis. Pendant que la mère s'informait d'eux avec grand soin, et avant qu'elle se fût déterminée ni déclarée en faveur d'aucun, un homme de la campagne, qui pour ses grands biens avait été surnommé Pluton, c'est-à-dire riche, se sentant transporté par la violence de sa passion, la trouva proche du lac de Percus et l'enleva. Ce lac est proche de la ville d'Enna. Les fleurs qui se succèdent dans tout le cours de l'année et qui parent ses bords l’une après l'autre le rendent extrêmement agréable. Là on voit s'élever la tige de l'hyacinthe, paraître la tête du narcisse et éclater les vives couleurs de la rose. Là le lierre blanc rampe doucement sur la terre; la violette s'y joint à la marjolaine, et les lis ne manquent pas de faire éclater leur blancheur. Enfin c'est un lieu qui a tous les attraits et tous les charmes qui peuvent attirer et retenir de jeunes gens. Pluton, y ayant rencontré un soir Proserpine, la mit sur un char et l'enleva. Ce fut en vain qu'elle déchira ses habits, qu'elle arracha ses cheveux et qu'elle se servit de ses ongles pour se défendre des caresses de son amant. Toute sa résistance ni tous les cris de ses compagnes ne la purent garantir. Comme personne ne sortait de la ville à leur secours, une d'entre elles, poussée par sa propre crainte, alla fort vite en porter la nouvelle à Cérès. À l'heure même elle mena des gens armés contre Pluton, qui, ayant reconnu leur nombre et ne consultant que son désespoir, tourna son char vers le lac, qui était alors fort profond, et s'abîma dans ses gouffres avec Proserpine en présence de sa mère. Les habitants d'Enna, pour donner quelque consolation à cette mère désolée, feignirent que le roi des enfers avait enlevé sa fille ; et, pour faire recevoir cette fable, ils ajoutèrent que le char était sorti du lac par une embouchure qui paraissait proche de Syracuse. Ils contribuèrent de leurs biens pour élever un temple en l'honneur de Proserpine et de son amant, et pour y célébrer une fête chaque année. Mais la douleur dont Cérès était pénétrée ne put pas être adoucie par ces moyens extraordinaires que l'on employait pour honorer la mémoire de sa fille. Elle se laissa persuader qu'on l'avait vue aux environs de Syracuse, et elle s'y rendit avec Triptolème, son trésorier, et une pompe qui ne marquait que trop sa douleur. Elle ne manqua pas d'y trouver des gens qui entretinrent sa crédulité par leurs superstitions. Un certain Pandare lui jura qu'il l'avait vue monter sur un vaisseau avec son amant près du cap Pachynum. Elle crut que cela était vrai, parce qu'elle le souhaitait, et récompensa fort libéralement ceux qui lui avaient annoncé une si heureuse nouvelle. Les habitants de Syracuse, et pour lui témoigner leur reconnaissance, et pour la consoler de son affliction, consacrèrent l'enlèvement de sa fille, et, non contents de lui rendre les devoirs ordinaires que l’on rend aux morts, lui bâtirent un temple comme à une divinité. Mais la mère, qui ne trouvait du soulagement que dans la vaine espérance de la vie de sa fille, dont elle flattait sa douleur, monta sur un vaisseau pour l'aller chercher dans les pays étrangers. Après qu'elle eut longtemps servi de jouet aux vagues, elle fut enfin jetée par leur violence au port d'Athènes. Les habitants l'accueillirent fort civilement, et reçurent d'elle du blé, qui était pour eux un présent nouveau, et dont jusque alors ils n'avaient point de connaissance. Le lieu où elle aborda fut appelé Eleusis, c'est-à-dire arrivée. Quand elle fut morte, le pays lui rendit, ainsi qu'à sa fille, des honneurs divins, pour le blé qu'elle leur avait distribué en arrivant, et pour l'avantage qu'ils tiraient du soin qu'elle avait pris de leur enseigner l'art de labourer la terre, de semer et de recueillir les grains.


2. Lecture : SULPICE SÉVÈRE et le songe du roi Nabuchodonosor :

SULPICE SÉVÈRE (IVe-Ve s. ap. J.-Chr.), Chronicon, II, ch. 2-3 :

[2,2] … uiderat rex per soporem imaginem capite aureo, pectore brachiisque argenteis, uentre et femoribus aereis, cruribus ferreis, quae in pedes partim ferreos, partim fictiles desinebat; sed ferrum atque testum inter se confusum coire non poterat. ad extremum imaginem lapis sine manibus abscissus proterebat, redactaque omnia in puluerem uento ablata.
[2,3] (1) Igitur secundum prophetae interpretationem imago uisa figuram mundi gerit. (2) caput aureum Chaldaeorum imperium est, siquidem id primum et opulentissimum fuisse accepimus. (3) pectus et brachia argentea secundum regnum annuntiant; Cyrus enim uictis Chaldaeis atque Medis imperium ad Persas contulit. (4) in uentre aereo tertium regnum portendi pronuntiatur, atque impletum uidemus, siquidem Alexander ereptum Persis imperium Macedoniae uindicauit. (5) crura ferrea imperium quartum, idque Romanum intellegitur, omnibus ante regnis ualidissimum. pedes uero partim ferrei, partim fictiles diuidendum esse Romanum regnum, ita ut numquam inter se coeat, praefigurant; quod aeque impletum est, siquidem cum non ab uno imperatore, sed etiam a pluribus semperque inter se armis aut studiis dissentientibus res Romana administretur. (6) denique commisceri testum atque ferrum numquam inter se coeunte materie commixtiones humani generis futurae a se inuicem dissidentes significantur, siquidem Romanum solum ab exteris gentibus aut rebellibus occupatum aut dedentibus se per pacis speciem traditum constet, exercitibusque nostris, urbibus atque prouinciis permixtas barbaras nationes, et praecipue Iudaeos, inter nos degere nec tamen in mores nostros transire uideamus. (7) atque haec esse postrema prophetae annuntiant. in lapide uero sine manibus abscisso, qui aurum, argentum, aes, ferrum testumque comminuit, Christi figura est. is enim non conditione humana editus, siquidem non ex uoluntate uiri, sed ex Deo natus est, mundum istum, in quo sunt regna terrarum, in nihilum rediget regnumque aliud incorruptum atque perpetuum, id est futurum saeculum, quod sanctis paratum est, confirmabit. (8) de quo uno adhuc quorundam fides in ambiguo est, non credentium de futuris, cum de praeteritis conuincantur. igitur Daniel multis a rege muneribus donatus, praefectus Babyloniae atque omni imperio, in summis honoribus habebatur.

[2,2] ... Le roi [Nabuchodonosor] avait vu pendant son sommeil une statue dont la tête était d’or, la poitrine et les bras d’argent, le ventre et les cuisses d’airain, les jambes de fer, et qui se terminait par des pieds moitié en fer, moitié en argile. Seulement, l’argile et le fer, quoique rapprochés, ne réussissaient pas à s’allier. A la fin, une pierre, arrachée {de sa base} sans les mains {d’aucun homme} écrasait la statue, dont les débris, réduits en poudre, étaient emportés par le vent.
[2,3] III. Or, selon le prophète [Daniel], cette statue, apparue dans une vision, était la figure du monde. La tête en or représentait l’empire des Chaldéens, que l’on sait avoir été le premier et le plus riche de tous. La poitrine et les bras en argent annonçaient le second empire, celui que Cyrus fit passer aux mains des Perses par ses victoires sur les Chaldéens et les Mèdes. Le troisième empire était prédit par le ventre d’airain, et nous verrons, en effet, que cela fut accompli lorsqu’Alexandre enleva la domination aux Perses pour la transmettre aux Macédoniens. Par les jambes de fer, on doit comprendre le quatrième empire, c’est-à-dire l’empire romain, plus puissant que tous ceux qui l’ont précédé. Quant aux pieds mi-partie de fer et d’argile, ils présageaient que cet empire devait être divisé, au point de ne pouvoir jamais arriver à l’unité. Cela aussi s’est accompli, puisque l’état romain, loin d’être gouverné par un seul empereur, l’a été même par plus de deux, toujours se combattant les armes à la main ou poursuivant des politiques opposées. Enfin, cette argile et ce fer, amalgamés ensemble sans jamais s’unir en une seule matière, représentent les mélanges futurs des races humaines continuant à lutter entre elles: c’est ainsi que le sol romain a été occupé par des peuples étrangers, soit qu’ils l’aient pris de force, soit qu’on le leur ait livré sous apparence de concession pacifique; et nous voyons les barbares, principalement les Juifs, passer leur vie au milieu de nous, dans nos armées, dans nos villes, dans nos campagnes sans jamais pourtant s’unir à nous en adoptant nos mœurs. Certes, ce sont bien là les derniers temps prédits par le prophète. Pour ce qui est de la pierre arrachée de sa base sans aucune main d’homme, et qui broie en poussière l’or, l’argent, l’airain, le fer et l’argile, c’est une figure du Christ. Lui, en effet, n’appartient pas à la condition humaine: il n’est pas né du fait de l’homme, mais de Dieu; ce monde, sur lequel s’étalent les royaumes de la terre, il le mettra à néant, et il fondera un autre royaume incorruptible, perpétuel, j’entends le siècle futur préparé pour les saints. Quelques-uns, sur ce dernier point, conservent des doutes; leur foi est entière {dans la prophétie} au regard du passé, mais ils ne l’admettent pas quant à l’avenir. Quoi qu’il en soit, Daniel, comblé de dons et d’honneurs, placé par le roi à la tête de Babylone et de tout l’empire, se vit revêtir des plus hautes dignités. …

Source :

La SEPTANTE, Daniel, ch. 2, versets 26 sqq. :

26. ἀποκριθεὶς δὲ ὁ βασιλεὺς εἶπε τῷ δανιηλ ἐπικαλουμένῳ δὲ χαλδαϊστὶ βαλτασαρ δυνήσῃ δηλῶσαί μοι τὸ ὅραμα ὃ εἶδον καὶ τὴν τούτου σύγκρισιν
27. ἐκφωνήσας δὲ ὁ δανιηλ ἐπὶ τοῦ βασιλέως εἶπεν τὸ μυστήριον ὃ ἑώρακεν ὁ βασιλεύς οὐκ ἔστι σοφῶν καὶ φαρμακῶν καὶ ἐπαοιδῶν καὶ γαζαρηνῶν ἡ δήλωσις
28. ἀλλ' ἔστι θεὸς ἐν οὐρανῷ ἀνακαλύπτων μυστήρια ὃς ἐδήλωσε τῷ βασιλεῖ ναβουχοδονοσορ ἃ δεῖ γενέσθαι ἐπ' ἐσχάτων τῶν ἡμερῶν βασιλεῦ εἰς τὸν αἰῶνα ζῆθι τὸ ἐνύπνιον καὶ τὸ ὅραμα τῆς κεφαλῆς σου ἐπὶ τῆς κοίτης σου τοῦτό ἐστι
29. σύ βασιλεῦ κατακλιθεὶς ἐπὶ τῆς κοίτης σου ἑώρακας πάντα ὅσα δεῖ γενέσθαι ἐπ' ἐσχάτων τῶν ἡμερῶν καὶ ὁ ἀνακαλύπτων μυστήρια ἐδήλωσέ σοι ἃ δεῖ γενέσθαι
30. κἀμοὶ δὲ οὐ παρὰ τὴν σοφίαν τὴν οὖσαν ἐν ἐμοὶ ὑπὲρ πάντας τοὺς ἀνθρώπους τὸ μυστήριον τοῦτο ἐξεφάνθη ἀλλ' ἕνεκεν τοῦ δηλωθῆναι τῷ βασιλεῖ ἐσημάνθη μοι ἃ ὑπέλαβες τῇ καρδίᾳ σου ἐν γνώσει
31. καὶ σύ βασιλεῦ ἑώρακας καὶ ἰδοὺ εἰκὼν μία καὶ ἦν ἡ εἰκὼν ἐκείνη μεγάλη σφόδρα καὶ ἡ πρόσοψις αὐτῆς ὑπερφερὴς ἑστήκει ἐναντίον σου καὶ ἡ πρόσοψις τῆς εἰκόνος φοβερά
32. καὶ ἦν ἡ κεφαλὴ αὐτῆς ἀπὸ χρυσίου χρηστοῦ τὸ στῆθος καὶ οἱ βραχίονες ἀργυροῖ ἡ κοιλία καὶ οἱ μηροὶ χαλκοῖ
33. τὰ δὲ σκέλη σιδηρᾶ οἱ πόδες μέρος μέν τι σιδήρου μέρος δέ τι ὀστράκινον
34. ἑώρακας ἕως ὅτου ἐτμήθη λίθος ἐξ ὄρους ἄνευ χειρῶν καὶ ἐπάταξε τὴν εἰκόνα ἐπὶ τοὺς πόδας τοὺς σιδηροῦς καὶ ὀστρακίνους καὶ κατήλεσεν αὐτά
35. τότε λεπτὰ ἐγένετο ἅμα ὁ σίδηρος καὶ τὸ ὄστρακον καὶ ὁ χαλκὸς καὶ ὁ ἄργυρος καὶ τὸ χρυσίον καὶ ἐγένετο ὡσεὶ λεπτότερον ἀχύρου ἐν ἅλωνι καὶ ἐρρίπισεν αὐτὰ ὁ ἄνεμος ὥστε μηδὲν καταλειφθῆναι ἐξ αὐτῶν καὶ ὁ λίθος ὁ πατάξας τὴν εἰκόνα ἐγένετο ὄρος μέγα καὶ ἐπάταξε πᾶσαν τὴν γῆν
36. τοῦτο τὸ ὅραμα καὶ τὴν κρίσιν δὲ ἐροῦμεν ἐπὶ τοῦ βασιλέως
37. σύ βασιλεῦ βασιλεὺς βασιλέων καὶ σοὶ ὁ κύριος τοῦ οὐρανοῦ τὴν ἀρχὴν καὶ τὴν βασιλείαν καὶ τὴν ἰσχὺν καὶ τὴν τιμὴν καὶ τὴν δόξαν ἔδωκεν
38. ἐν πάσῃ τῇ οἰκουμένῃ ἀπὸ ἀνθρώπων καὶ θηρίων ἀγρίων καὶ πετεινῶν οὐρανοῦ καὶ τῶν ἰχθύων τῆς θαλάσσης παρέδωκεν ὑπὸ τὰς χεῖράς σου κυριεύειν πάντων σὺ εἶ ἡ κεφαλὴ ἡ χρυσῆ
39. καὶ μετὰ σὲ ἀναστήσεται βασιλεία ἐλάττων σου καὶ τρίτη βασιλεία ἄλλη χαλκῆ ἣ κυριεύσει πάσης τῆς γῆς
40. καὶ βασιλεία τετάρτη ἰσχυρὰ ὥσπερ ὁ σίδηρος ὁ δαμάζων πάντα καὶ πᾶν δένδρον ἐκκόπτων καὶ σεισθήσεται πᾶσα ἡ γῆ
41. καὶ ὡς ἑώρακας τοὺς πόδας αὐτῆς μέρος μέν τι ὀστράκου κεραμικοῦ μέρος δέ τι σιδήρου βασιλεία ἄλλη διμερὴς ἔσται ἐν αὐτῇ καθάπερ εἶδες τὸν σίδηρον ἀναμεμειγμένον ἅμα τῷ πηλίνῳ ὀστράκῳ
42. καὶ οἱ δάκτυλοι τῶν ποδῶν μέρος μέν τι σιδηροῦν μέρος δέ τι ὀστράκινον μέρος τι τῆς βασιλείας ἔσται ἰσχυρὸν καὶ μέρος τι ἔσται συντετριμμένον
43. καὶ ὡς εἶδες τὸν σίδηρον ἀναμεμειγμένον ἅμα τῷ πηλίνῳ ὀστράκῳ συμμειγεῖς ἔσονται εἰς γένεσιν ἀνθρώπων οὐκ ἔσονται δὲ ὁμονοοῦντες οὔτε εὐνοοῦντες ἀλλήλοις ὥσπερ οὐδὲ ὁ σίδηρος δύναται συγκραθῆναι τῷ ὀστράκῳ
44. καὶ ἐν τοῖς χρόνοις τῶν βασιλέων τούτων στήσει ὁ θεὸς τοῦ οὐρανοῦ βασιλείαν ἄλλην ἥτις ἔσται εἰς τοὺς αἰῶνας καὶ οὐ φθαρήσεται καὶ αὕτη ἡ βασιλεία ἄλλο ἔθνος οὐ μὴ ἐάσῃ πατάξει δὲ καὶ ἀφανίσει τὰς βασιλείας ταύτας καὶ αὐτὴ στήσεται εἰς τὸν αἰῶνα
45. καθάπερ ἑώρακας ἐξ ὄρους τμηθῆναι λίθον ἄνευ χειρῶν καὶ συνηλόησε τὸ ὄστρακον τὸν σίδηρον καὶ τὸν χαλκὸν καὶ τὸν ἄργυρον καὶ τὸν χρυσόν ὁ θεὸς ὁ μέγας ἐσήμανε τῷ βασιλεῖ τὰ ἐσόμενα ἐπ' ἐσχάτων τῶν ἡμερῶν καὶ ἀκριβὲς τὸ ὅραμα καὶ πιστὴ ἡ τούτου κρίσις 46. τότε ναβουχοδονοσορ ὁ βασιλεὺς πεσὼν ἐπὶ πρόσωπον χαμαὶ προσεκύνησε τῷ δανιηλ καὶ ἐπέταξε θυσίας καὶ σπονδὰς ποιῆσαι αὐτῷ
47. καὶ ἐκφωνήσας ὁ βασιλεὺς πρὸς τὸν δανιηλ εἶπεν ἐπ' ἀληθείας ἐστὶν ὁ θεὸς ὑμῶν θεὸς τῶν θεῶν καὶ κύριος τῶν βασιλέων ὁ ἐκφαίνων μυστήρια κρυπτὰ μόνος ὅτι ἐδυνάσθης δηλῶσαι τὸ μυστήριον τοῦτο
48. τότε ὁ βασιλεὺς ναβουχοδονοσορ δανιηλ μεγαλύνας καὶ δοὺς δωρεὰς μεγάλας καὶ πολλὰς κατέστησεν ἐπὶ τῶν πραγμάτων τῆς βαβυλωνίας καὶ ἀπέδειξεν αὐτὸν ἄρχοντα καὶ ἡγούμενον πάντων τῶν σοφιστῶν βαβυλωνίας
49. καὶ δανιηλ ἠξίωσε τὸν βασιλέα ἵνα κατασταθῶσιν ἐπὶ τῶν πραγμάτων τῆς βαβυλωνίας σεδραχ μισαχ αβδεναγω καὶ δανιηλ ἦν ἐν τῇ βασιλικῇ αὐλῇ

26. Le roi [Nabuchodonosor] prit la parole et dit à Daniel, qu'on nommait Beltschatsar: Es-tu capable de me faire connaître le songe que j'ai eu et son explication?
27. Daniel répondit en présence du roi et dit: Ce que le roi demande est un secret que les sages, les astrologues, les magiciens et les devins, ne sont pas capables de découvrir au roi.
28. Mais il y a dans les cieux un Dieu qui révèle les secrets, et qui a fait connaître au roi Nebucadnetsar ce qui arrivera dans la suite des temps. Voici ton songe et les visions que tu as eues sur ta couche.
29. Sur ta couche, ô roi, il t'est monté des pensées touchant ce qui sera après ce temps-ci; et celui qui révèle les secrets t'a fait connaître ce qui arrivera.
30. Si ce secret m'a été révélé, ce n'est point qu'il y ait en moi une sagesse supérieure à celle de tous les vivants; mais c'est afin que l'explication soit donnée au roi, et que tu connaisses les pensées de ton coeur.
31. O roi, tu regardais, et tu voyais une grande statue; cette statue était immense, et d'une splendeur extraordinaire; elle était debout devant toi, et son aspect était terrible.
32. La tête de cette statue était d'or pur; sa poitrine et ses bras étaient d'argent; son ventre et ses cuisses étaient d'airain;
33. ses jambes, de fer; ses pieds, en partie de fer et en partie d'argile.
34. Tu regardais, lorsqu'une pierre se détacha sans le secours d'aucune main, frappa les pieds de fer et d'argile de la statue, et les mit en pièces.
35. Alors le fer, l'argile, l'airain, l'argent et l'or, furent brisés ensemble, et devinrent comme la balle qui s'échappe d'une aire en été; le vent les emporta, et nulle trace n'en fut retrouvée. Mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne, et remplit toute la terre.
36. Voilà le songe. Nous en donnerons l'explication devant le roi.
37. O roi, tu es le roi des rois, car le Dieu des cieux t'a donné l'empire, la puissance, la force et la gloire;
38. il a remis entre tes mains, en quelque lieu qu'ils habitent, les enfants des hommes, les bêtes des champs et les oiseaux du ciel, et il t'a fait dominer sur eux tous: c'est toi qui es la tête d'or.
39. Après toi, il s'élèvera un autre royaume, moindre que le tien; puis un troisième royaume, qui sera d'airain, et qui dominera sur toute la terre.
40. Il y aura un quatrième royaume, fort comme du fer; de même que le fer brise et rompt tout, il brisera et rompra tout, comme le fer qui met tout en pièces.
41. Et comme tu as vu les pieds et les orteils en partie d'argile de potier et en partie de fer, ce royaume sera divisé; mais il y aura en lui quelque chose de la force du fer, parce que tu as vu le fer mêlé avec l'argile.
42. Et comme les doigts des pieds étaient en partie de fer et en partie d'argile, ce royaume sera en partie fort et en partie fragile.
43. Tu as vu le fer mêlé avec l'argile, parce qu'ils se mêleront par des alliances humaines; mais ils ne seront point unis l'un à l'autre, de même que le fer ne s'allie point avec l'argile.
44. Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d'un autre peuple; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement.
45. C'est ce qu'indique la pierre que tu as vue se détacher de la montagne sans le secours d'aucune main, et qui a brisé le fer, l'airain, l'argile, l'argent et l'or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit arriver après cela. Le songe est véritable, et son explication est certaine.
46. Alors le roi Nebucadnetsar tomba sur sa face et se prosterna devant Daniel, et il ordonna qu'on lui offrît des sacrifices et des parfums.
47. Le roi adressa la parole à Daniel et dit: En vérité, votre Dieu est le Dieu des dieux et le Seigneur des rois, et il révèle les secrets, puisque tu as pu découvrir ce secret.
48. Ensuite le roi éleva Daniel, et lui fit de nombreux et riches présents; il lui donna le commandement de toute la province de Babylone, et l'établit chef suprême de tous les sages de Babylone. 49. Daniel pria le roi de remettre l'intendance de la province de Babylone à Schadrac, Méschac et Abed-Nego. Et Daniel était à la cour du roi.


3. Lecture : SULPICE SÉVÈRE, Néron et le flammeum (voile nuptial) :

Sulpice Sévère, Chronicon, II, ch. 28 :

… id tantum annotasse contentus sum, hunc per omnia foedissima et crudelissima eo processisse, ut matrem interficeret, post etiam Pythagorae cuidam in modum sollemnium coniugiorum denuberet; inditumque imperatori flammeum; dos et genialis torus et faces nuptiales, cuncta denique, quae uel in feminis non sine uerecundia conspiciuntur, spectata. (3) reliqua uero eius incertum pigeat an pudeat magis disserere.

…Il me suffira de constater qu’après s’être souillé des forfaits les plus révoltants et les plus atroces, jusque-là qu’il fit tuer sa mère, Néron célébra ses noces solennelles avec un certain Pythagore et parut en public la tête couverte du flammeum nuptial. On put voir la dot, la couche conjugale, les flambeaux de l’hymen, et tout ce que, même dans les mariages réguliers, on ne regarde pas sans quelque honte. Je ne saurais dire si c’est plus par dégoût que par pudeur que je cesse de poursuivre ce sujet.

Sources :

Suétone, Vie de Néron, ch. XXVIII :

(3) Puerum Sporum exsectis testibus etiam in muliebrem naturam transfigurare conatus cum dote et flammeo per sollemnia nuptiarum celeberrimo officio deductum ad se pro uxore habuit; exstatque cuiusdam non inscitus iocus bene agi potuisse cum rebus humanis, si Domitius pater talem habuisset uxorem.
(4) Hunc Sporum, Augustarum ornamentis excultum lecticaque uectum, et circa conuentus mercatusque Graeciae ac mox Romae circa Sigillaria comitatus est identidem exosculans.

(3) Il [Néron] rendit eunuque le jeune Sporus et prétendit le métamorphoser en femme. Il l'amena à sa cour avec une suite considérable, lui constitua une dot, l'orna du voile nuptial, et l'épousa en observant toutes les cérémonies d'usage. C'est ce qui fit dire assez spirituellement à quelqu'un, qu'il eût été heureux pour le genre humain que son père Domitius eût épousé une femme de cette espèce.
(4) Il fit habiller ce Sporus comme une impératrice, le promena en litière et l'accompagna dans les assemblées et dans les marchés de la Grèce, ainsi que dans les fêtes sigillaires de Rome, en lui donnant de temps en temps des baisers.

Tacite, Annales, XV, 37 :

[15,37] Ipse quo fidem adquireret nihil usquam perinde laetum sibi, publicis locis struere conuiuia totaque urbe quasi domo uti. et celeberrimae luxu famaque epulae fuere, quas a Tigellino paratas ut exemplum referam, ne saepius eadem prodigentia narranda sit. igitur in stagno Agrippae fabricatus est ratem, cui superpositum conuiuium nauium aliarum tractu moueretur. naues auro et ebore distinctae; remigesqe exoleti per aetates et scientiam libidinum componebantur. uolucres et feras diuersis et terris at animalia maris Oceano abusque petiuerat. crepidinibus stagni lupanaria adstabant inlustribus feminis completa, et contra scorta uisebantur nudis corporibus. iam gestus motusque obsceni; et postquam tenebrae incedebant, quantum iuxta nemoris et circiumiecta tecta consonare cantu et luminibus clarescere. ipse per licita atque inlicita foedatus nihil flagitii reliquerat, quo corruptior ageret, nisi paucos post dies uni ex illo contaminatorum grege (nomen Pythagorae fuit) in modum solemnium coniugiorum denupsisset. inditum imperatori flammeum, missi auspices; dos et genialis torus et faces nuptiales, cuncta denique spectata, quae etiam in femina nox operit.

[15,37] XXXVII. Pour accréditer l'opinion que le séjour de Rome faisait ses délices, Néron donnait des festins dans les lieux publics, et il semblait que la ville entière fût son palais. De tous ces repas, aucun n'égala en luxe et en célébrité celui qu'ordonna Tigellin, et que je citerai pour exemple, afin de n'avoir pas à raconter cent fois les mêmes profusions. On construisit sur l'étang d'Agrippa un radeau qui, traîné par d'autres bâtiments, portait le mobile banquet. Les navires étaient enrichis d'or et d'ivoire ; de jeunes infâmes, rangés selon leur âge et leurs lubriques talents, servaient de rameurs. On avait réuni des oiseaux rares, des animaux de tous les pays, et jusqu'à des poissons de l'Océan. Sur les bords du lac s'élevaient des maisons de débauche remplies de femmes du premier rang, et, vis-à-vis, l'on voyait des prostituées toutes nues. Ce furent d'abord des gestes et des danses obscènes ; puis, à mesure que le jour disparut, tout le bois voisin, toutes les maisons d'alentour, retentirent de chants, étincelèrent de lumières. Néron, souillé de toutes les voluptés que tolère ou que proscrit la nature, semblait avoir atteint le dernier terme de la corruption, si, quelques jours après, il n'eut choisi, dans cet impur troupeau, un certain Pythagoras auquel il se maria comme une femme, avec toutes les solennités de noces véritables. Le voile des épouses fut mis sur la tête de l'empereur : auspices, dot, lit nuptial, flambeaux de l'hymen, rien ne fut oublié. Enfin, on eut en spectacle tout ce que, même avec l'autre sexe, la nuit cache de son ombre.

Témoignage :

Lucain, La guerre civile (La Pharsale), II, v. 350-379 :

[2,350] hae flexere uirum uoces, et, tempora quamquam
sint aliena toris iam fato in bella uocante,
foedera sola tamen uanaque carentia pompa
iura placent sacrisque deos admittere testes.
festa coronato non pendent limine serta,
355 infulaque in geminos discurrit candida postes,
legitimaeque faces, gradibusque adclinis eburnis
stat torus et picto uestes discriminat auro,
turritaque premens frontem matrona corona
translata uitat contingere limina planta;
[2,360] non timidum nuptae leuiter tectura pudorem
lutea demissos uelarunt flammea uoltus,
balteus aut fluxos gemmis astrinxit amictus,
colla monile decens umerisque haerentia primis
suppara nudatos cingunt angusta lacertos.
365 sicut erat, maesti seruat lugubria cultus
quoque modo natos hoc est amplexa maritum.
obsita funerea celatur purpura lana,
non soliti lusere sales, nec more Sabino
excepit tristis conuicia festa maritus.
[2,370] pignora nulla domus, nulli coiere propinqui:
iunguntur taciti contentique auspice Bruto.
ille nec horrificam sancto dimouit ab ore
caesariem duroque admisit gaudia uoltu
(ut primum tolli feralia uiderat arma,
375 intonsos rigidam in frontem descendere canos
passus erat maestamque genis increscere barbam:
uni quippe uacat studiis odiisque carenti
humanum lugere genus), nec foedera prisci
sunt temptata tori: iusto quoque robur amori.

[2,350] Ces paroles fléchirent Caton, et quoique le moment fût peu favorable aux fètes nuptiales, il consentit à renouer des noeuds sacrés ; mais à la face du ciel et sans l'appareil d'une pompe vaine. Le vestibule de sa maison n'est point couronné de guirlandes ; la blanche bandelette ne retombe pas sur les portes ; on n'allume pas les flambeaux de l'hymen ; le lit nuptial n'est point élevé sur des marches d'ivoire ; une trame d'or ne brille pas dans les étoffes dont il est couvert. La matrone qui ceint d'une couronne de tours le front de l'épouse, n'empêche pas Marcia de franchir sans y toucher le seuil de la porte. Sa tête n'est point ornée de ce tissu de pourpre.
[2,360] qui tombe sur les yeux timides d'une jeune vierge dévouée à l'hymen et qui sert de voile à la timide pudeur. Une ceinture ne retient pas les plis de son manteau orné de pierreries ; un simple collier pare son cou. Une étroite tunique est attachée à ses épaules et presse ses bras nus. Telle qu'elle est et sans déposer le deuil lugubre qui la couvre, elle embrasse son époux comme elle embrasserait ses enfants. Les jeux profanes, la folle ivresse ne sont point appelés à ce grave hyménée;
[2,370] les parents mêmes n'y sont point conviés. Marcia et Caton s'unissent dans le silence et sous l'auspice de Brutus. Caton, dès le premier signal de la guerre, avait laissé croître sa barbe hérissée, et ses cheveux blancs ombrageaient son front. Ce front sévère n'admit point la joie ; Caton ne daigna pas même écarter ses longs cheveux de son visage austère et vénérable. Également insensible à l'amour et à la haine, tout occupé à gémir sur les malheurs de l'humanité, il s'interdit le lit nuptial, et la sévérité de sa vertu résista même aux plaisirs légitimes.

Référence : article

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Dernière mise à jour : 17/02/2002