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Date :     15-10-2010

Sujets :
Lecture : Les âges de Rome ; Lecture : A propos de la truffe ; Lecture : Du paon rôti ! (C. McCULLOUGH) ; ITINERA ELECTRONICA : 9 nouveaux environnements hypertextes : Ampelius, Cicéron (x 2), Columelle, Guillaume de Tyr, Lactance, Paul Diacre, Pline l'Ancien, Salvien ;

Notice :

1. Lecture : Les âges de Rome

Lactance, Les Institutions divines, VII, 15 :

Non inscite Seneca Romanae urbis tempora distribuit in aetates. Primam enim dixit infantiam sub rege Romulo fuisse, a quo et genita, et quasi educata sit Roma; deinde pueritiam sub caeteris regibus, a quibus et aucta sit, et disciplinis pluribus institutisque formata: at uero Tarquinio regnante, cum iam quasi adulta esse coepisset, seruitium non tulisse, et reiecto superbae dominationis iugo, maluisse legibus obtemperare quam regibus; cumque esset adolescentia eius fine Punici belli terminata, tum denique confirmatis uiribus coepisse iuuenescere. Sublata enim Carthagine, quae tamdiu aemula imperii fuit, manus suas in totum orbem terra marique porrexit; donec regibus cunctis et nationibus Imperio subiugatis, cum iam bellorum materia deficeret, uiribus suis male uteretur, quibus se ipsa confecit. Haec fuit prima eius senectus, cum bellis lacerata ciuilibus, atque intestino malo pressa, rursus ad regimen singularis imperii recidit, quasi ad alteram infantiam reuoluta. Amissa enim libertate, quam Bruto duce et auctore defenderat, ita consenuit, anquam sustentare se ipsa non ualeret, nisi adminiculo regentium niteretur. Quod si haec ita sunt, quid restat, nisi ut sequatur interitus senectutem? Et id futurum breui conciones prophetarum denuntiant sub ambage aliorum nominum, ne facile quis intelligat. Sibyllae tamen aperte interituram esse Romam loquuntur, et quidem iudicio Dei, quod nomen eius habuerit inuisum, et inimica iustitiae, alumnum ueritatis populum trucidarit. Hystaspes quoque, qui fuit Medorum rex antiquissimus, a quo amnis quoque nomen accepit qui nunc Hydaspes dicitur, admirabile somnium sub interpretatione uaticinantis pueri ad memoriam posteris tradidit, sublatum iri ex orbe imperium nomenque Romanum multo ante praefatus est, quam illa Troiana gens conderetur.

Sénèque a donné élégamment des âges à la ville de Rome ; il a dit quelle avait été comme dans l'enfance sous le règne de Romulus, son fondateur; dans la jeunesse sous les autres rois, qui ont pris le soin de l'agrandir et de l'instruire ; qu'étant presque parvenue à un âge parfait sous Tarquin, elle avait secoué le joug de son insolente domination et avait mieux aimé être gouvernée par la sage disposition des lois que par la volonté des princes. Il ajoute que cette ville s'étant trouvée comme à la fin de sa jeunesse avant la guerre d'Afrique, elle avait augmenté en force, et qu'ayant ruiné Carthage qui lui avait disputé si longtemps l'empire, elle avait étendu ses bras de tous côtés sur mer et sur terre, jusqu'à ce qu'ayant dompté tous les rois et subjugué tous les peuples, et comme épuisé, par leur défaite, la matière de ses conquêtes, elle avait tourné ses armes contre elle-même. Le temps de la guerre civile, auquel elle a déchiré ses propres entrailles, a été comme le commencement de sa vieillesse, d'où elle est retombée dans le gouvernement monarchique comme dans une seconde enfance ; car ayant alors perdu la liberté qu'elle avait autrefois acquise par les conseils et par le courage de ces vertus, elle tomba dans une si pitoyable faiblesse, qu’il semblait qu'elle ne se pouvait plus conduire que par le secours des empereurs. Tout ce discours étant véritable, de quoi la vieillesse peut-elle être suivie, si ce n'est de la mort? Et cette mort doit bientôt arriver, selon que les prophètes l'ont prédit, en termes obscurs et embarrassés pour n'être pas entendus. Les sibylles déclarent ouvertement que Rome périra par un juste effet de la colère de Dieu, dont elle a haï le nom et persécuté les serviteurs. Hidaspe, ancien roi des Mèdes, qui a donné son nom à un fleuve, qui le retient encore aujourd'hui, a prédit, avant la fondation de Troie, sous le nom d'un jeune enfant, que le nom et l'empire des Romains seraient détruits.

Florus, Abrégé de l'Histoire romaine de Tite-Live, I, 1 :

Si quis ergo populum Romanum quasi unum hominem consideret totamque eius aetatem percenseat, ut coeperit utque adoleuerit, ut quasi ad quandamiuuentae frugem peruenerit, ut postea uelut consenuerit, quattuor gradus processusque eius inueniet. Prima aetas sub regibus fuit prope per annos CCL, quibus circum urbem ipsam cum finitimis luctatus est. Haec erit eius infantia. Sequens a Bruto Collatinoque consulibus in Appium Claudium Marcum Fuluium consules CCL annos patet, quibus Italiam subegit. Hoc fuit tempus uiris, armis incitatissimum, ideoque quis adulescentiam dixerit. Deinceps ad Caesarem Augustum CC anni, quibus totum orbem pacauit. Hic iam ipsa iuuentus imperii et quaedam quasi robusta maturitas. A Caesare Augusto in saeculum nostrum haud multo minus anni ducenti, quibus inertia Caesarum quasi consenuit atque decoxit, nisi quod sub Traiano principe mouit lacertos et praeter spem omnium senectus imperii quasi reddita iuuentute reuiserit.

Si donc l'on considère le peuple romain comme un seul homme, si l'on envisage toute la suite de son âge, sa naissance, son adolescence, la fleur, pour ainsi dire, de sa jeunesse, et enfin l'espèce de vieillesse où il est arrivé, on trouvera son existence partagée en quatre phases et périodes. Son premier âge se passa sous les rois, dans l'espace de près de deux cent cinquante années, pendant lesquelles il lutta, autour de son berceau, contre les nations voisines. Ce sera là son enfance. L'âge suivant, depuis le consulat de Brutus et de Collatin jusqura celui d'Appius Claudius et de Quinctus Fulvius, embrasse deux cent cinquante ans, durant lesquels il subjugua l'Italie. Cette période agitée fut féconde en guerriers, en combats; aussi peut-on l'appeler son adolescence. De là, jusqu'à César Auguste, s'écoulèrent deux cents années, qu'il employa à pacifier tout l'univers. C'est alors la jeunesse de l'empire et sa robuste maturité. Depuis César Auguste jusqu'à nos jours, on ne compte pas beaucoup moins de deux cents ans, pendant lesquels l'inertie des Césars l'a en quelque sorte fait vieillir et décroitre entièrement. Mais, sous le règne de Trajan, il retrouve ses forces, et, contre toute espérance, ce vieil empire, comme rendu à ta jeunesse, reprend sa vigueur.

Ammien Marcellin, L'Histoire de Rome, XIV, 6, 4-6 :

4. eius populus ab incunabulis primis ad usque pueritiae tempus extremum, quod annis circumcluditur fere trecentis, circummurana pertulit bella, deinde aetatem ingressus adultam post multiplices bellorum aerumnas Alpes transcendit et fretum, in iuuenem erectus et uirum ex omni plaga quam orbis ambit inmensus, reportauit laureas et triumphos, iamque uergens in senium et nomine solo aliquotiens uincens ad tranquilliora uitae discessit. 5. ideo urbs uenerabilis post superbas efferatarum gentium ceruices oppressas latasque leges fundamenta libertatis et retinacula sempiterna uelut frugi parens et prudens et diues Caesaribus tamquam liberis suis regenda patrimonii iura permisit. 6. et olim licet otiosae sint tribus pacataeque centuriae et nulla suffragiorum certamina set Pompiliani redierit securitas temporis, per omnes tamen quotquot sunt partes terrarum, ut domina suscipitur et regina et ubique patrum reuerenda cum auctoritate canities populique Romani nomen circumspectum et uerecundum.

Le peuple romain, à dater de son berceau jusqu'au temps où pour lui finit l'enfance, période de trois siècles environ, combat autour de ses murailles. De rudes guerres occupent encore son adolescence; c'est alors qu'il franchit les Alpes et la mer. L'âge viril pour lui n'est plus qu'une suite de triomphes. Il parcourt le monde, et de chaque pays que visitent ses armes il rapporte une moisson de lauriers. Enfin la vieillesse le gagne, et, bien que son seul nom remporte encore des victoires, il aspire au repos. Alors la cité vénérable, satisfaite d'avoir courbé sous son joug les nations les plus fières, et fondé une constitution sauvegarde éternelle de la liberté de ses enfants, choisit au milieu d'eux les Césars, pour leur confier, en prudent chef de famille, la tutelle du patrimoine commun. Aujourd'hui plus d'inquiètes tribus, plus de centuries turbulentes, plus de tourmentes électorales; partout la sérénité du temps de Numa. Et cependant il n'est pas un point du globe où Rome ne soit saluée de reine et de maîtresse, où l'on ne s'incline devant l'antique majesté du sénat, où le nom romain ne soit craint et respecté.

Pour en savoir plus :

  • La théorie des âges (Marie-Pierre Arnaud-Lindet, Histoire et Politique à Rome. Bréal, Rosny-sous-Bois, 2001) :

    " ... A la fin de la préface de l'Abrégé, Florus développe un topos gréco- romain, renouvelé par Varron et par Sénèque : l'idée que les âges de la vie humaine (le dénombrement en est variable selon les auteurs) se retrouvent dans l'histoire des cités. Florus distingue quatre âges (enfance, adolescence, maturité, vieillesse), avec lesquels il établit par comparaison une pêriodisation de l'histoire de Rome : à l'infantia correspond la période royale ; à l'adulescentia, le début de la République, jusqu'au consulat d'Ap. Claudius et de M. Fulvius (264 av. J.-C.) ; la iuuentus couvre la fin de la République et l'époque d'Auguste, à laquelle Florus arrête son récit ; la vieillesse, enfin, marquée par l'inactivité des empereurs (inertia Caesarum), est l'époque qui va d'Auguste â Hadrien, malgré un sursaut d'énergie sous Trajan.
    Le texte n'est pas clair, et on ne comprend pas si Florus annonce un retour à l'âge d'or dont les prémices commenceraient â être sensibles a l'époque de Trajan, ou s'il croit à un déclin irrémédiable de Rome. Il est délicat d'interpréter les indications de durée, difficilement conciliables, que, dans le courant de son Abrégé, Florus donne pour les âges successifs, en chronologie absolue ou bien en chronologie relative : les trois premiers âges pourraient couvrir une période de sept cents ans, soit en chiffres arrondis respectivement deux cent cinquante, deux cent cinquante et deux cents ans. ..."

  • A propos de l'Oracle d'Hystaspes annonçant, d'après Lactance, "que le nom et l'empire des Romains seraient détruits" :

    Cana Werman, A Messiah in Heaven? A Re-evaluation of Jewish and Christian Apocalyptic Traditions

    " ... Part One: A proposed reconstruction of an apocalyptic work from the first century Common Era: The Oracle of Hystaspes and Revelation
    Scholarly opinion identifies the Oracle of Hystaspes as an apocalyptic work dating to the first century Common Era, before the destruction of the Second Temple, most likely composed in Greek in Asia Minor. Like other apocalyptic writings, the Oracle had two parts: a symbolic vision and the interpretation of this vision.
    However, the Oracle of Hystaspes was not preserved in its entirety. The symbolic vision was used by John of Patmos and inserted into the Book of Revelation; the interpretation of the vision was preserved by the third-century-Common Era Latin author Lactantius in his Divine Institutes.
    The interpretation of the symbols was placed in the mouth of a young boy - Hystaspes, that is, Vistasp, the king who was Zarathustra's benefactor. The role attributed to Hystaspes in the frame story of the Oracle is indicative of an environment where Iranian traditions were well known and were in use in anti-Roman propaganda. Indeed, the Oracle was forbidden reading throughout the Roman Empire several generations after its composition. Some twenty years ago Prof. David Flusser showed that the Oracle was a Jewish, not a Persian work.
    As preserved in Lactantius, the Oracle exhibits the characteristic features of political apocalypse. The symbols and their interpretation reflect the belief that a chain of kingdoms will rule the world, a chain of known and predetermined number and character. The number of worldly kingdoms, according to the Oracle, is ten (a similar number is known from the Fourth Sybil). The Oracle's writer focuses on the end of the chain, the links closest to his own time. He mentions the Seleucid Empire, represented by the numbers 3 and 10, numbers that also symbolize the Seleucid Empire in the book of Daniel. The Seleucid Empire, however, is swiftly conquered by an evil ruler (the next link in the chain). This evil ruler will plunder, kill, change the law, change the name of the kingdom, and will move its seat. The evil ruler is Rome . Rome is, however, not the final link. Its rule will be followed by that of another kindgdom, whose leader will come from Syria and will kill the first evil ruler. ..."

    Cf. Oracles of Hystaspes


2. Lecture : A propos de la truffe :

Pline l'Ancien, L'Histoire naturelle, XIX, 11 et 13 :

XI.
33 Et quoniam a miraculis rerum coepimus, sequemur eorum ordinem, in quibus uel maximum est aliquid nasci ac uiuere sine ulla radice. tubera haec uocantur undique terra circumdata nullisque fibris nixa aut saltem capillamentis, nec utique extuberante loco, in quo gignuntur, aut rimas sentiente. neque ipsa terrae cohaerent, cortice etiam includuntur, ut plane nec terram esse possimus dicere neque aliud quam terrae callum. 34 siccis haec fere et sabulosis locis frutectosisque nascuntur. excedunt saepe magnitudinem mali cotonei, etiam librali pondere. duo eorum genera: harenosa dentibus inimica, in altero sincera. distinguntur et colore, rufo nigroque et intus candido, laudatissima Africae. crescant anne uitium id terrae — neque enim aliud intellegi potest — ea protinus globetur magnitudine, qua futurum est, et uiuat necne, non facile arbitror intellegi posse. putrescendi enim ratio communis est cum ligno. 35 Lartio Licinio praetorio uiro iura reddenti in Hispania Carthagine paucis his annis scimus accidisse mordenti tuber, ut deprehensus intus denarius primos dentes inflecteret, quo manifestum erit terrae naturam in se globari. quod certum est, ex his erunt, quae nascantur et seri non possint.
XIII. 37 De tuberibus haec traduntur peculiariter: cum fuerint imbres autumnales ac tonitrua crebra, tunc nasci et maxime tonitribus, nec ultra annum durare, tenerrima autem uerno esse. quibusdam locis accepta tantum riguis feruntur, sicut Mytilenis hegant nasci nisi exundatione fluminum inuecto semine ab Tiaris. est autem is locus, in quo plurima nascuntur. Asiae nobilissima circa Lampsacum et Alopeconnesum, Graeciae uero circa Elim.

XI. <1> Et puisque nous avons commencé par les merveilles, nous les examinerons l'une après l'autre : parmi ces merveilles la plus grande est sans doute que quelque chose naisse ou vive sans racine. Tel est ce qui on nomme la truffe : elle est entourée de tous côtés par la terre; elle n'est fixée par aucune fibre, pas même par du chevelu, et l'endroit où elles s'engendrent ne présente ni protubérance ni fente; elle n'est pas, non plus, adhérente à la terre ; elle est même enveloppée d'une écorce, de sorte que nous ne pouvons absolument dire ni qu'elle est de la terre, ni quelle est autre chose qu'une production calleuse de le terre. Les truffes viennent généralement dans les lieux secs, sablonneux, et couverts de broussailles. Elles dépassent souvent un coing en grosseur, et elles pèsent jusqu'à une livre. <2> Il y en a deux espèces : l'une, pleine de sable, ennemie des dents, l'autre parfaitement nette. On les distingue encore par la couleur rousse, noire et blanche à l'intérieur; les plus estimées sont celles d'Afrique. Les truffes croissent-elles, ou bien cette maladive production de la terre (car on ne peut y voir autre chose) acquiert-elle sans transition la forme arrondie et le volume qu'on lui trouve ? les truffes vivent-elles, ou ne vivent-elles pas? C'est, je pense, ce qu'Il n'est pas facile de comprendre. Du reste, elles pourrissent de la même façon que le bois. Lartius Licinius, personnage prétorien, qui rendait la justice à Carthagène en Espagne, ayant mordu dans une truffe, il y a quelques années (c'est un fait dont nous avons connaissance), rencontra à I'intérieur un denier qui lui ébranla les dents de devant; ce qui prouve que la truffe est une agglomération de nature terrestre. Toujours est-il que cette production appartient à celles qui viennent spontanément et ne peuvent se semer.
XIII. <1> Quant aux truffes, on en rapporte ces particularités : quand il y a eu des pluies en automne et de fréquents tonnerres, alors elles naissent, et les tonerres surtout contribuent à leur production; elles ne durent pas plus d'un an. Elles sont les plus tendres au printemps. En certains lieux on en attribue la naissance à des eaux: ainsi, on prétend qu'il n'en vient pas à Mytilène, à moins que les rivières, débordant, n'en apportent la graine de Tiares; Tiares est un lieu où elles sont abondantes. Les plus célèbres de l'Asie sont dans les environs de Lampsaque et d'Alapéconnèse; les plus célèbres de la Grèce, dans les environs d'Élis.


3. Lecture : Du paon rôti ! (C. McCULLOUGH) :

Livre : Colleen McCULLOUGH, La colère de Spartacus
Tome IV de la série : Les maîtres de Rome
Titre original : Caesar's Women (1995)
Traduction française par Jean-Paul MOURLON
Éditions de l'Archipel, Paris, 1997, 395 pp.

Extrait : p. 193

" ... Quintus Hortensius, l'édile plébéien le plus gonflé d'importance qu'on ait vu en une génération, a donné des Jeux magnifiques, accompagnés d'une distribution gratuite de grain à la populace. Il est vrai qu'il compte bien être consul en temps voulu ! Ton absence, tu t'en doutes, lui vaut de connaître de grands succès dans les tribunaux, bien que le jeune César réussisse toujours à le faire trembler, voire à flétrir ses lauriers. Ce qu'il n'aime guère: on l'a entendu l'autre jour souhaiter que Caius Julius César, lui aussi, prenne ailleurs qu'à Rome un repos bien mérité.
Mais de telles sottises ne sont rien en comparaison du banquet qu'il a donné lorsqu'il a enfin accédé aux nobles fonctions d'augure. Il a servi du paon rôti – tu as bien lu, du paon rôti ! Les oiseaux avaient été cuits, fendus jusqu'au croupion, à la suite de quoi les cuisiniers avaient, je ne sais trop comment, remis les plumes en place. Puis on les a servis, sur des plateaux d'or, la queue déployée. Ce qui a créé une véritable sensation : on raconte que des gourmets aussi notoires que Cethegus, Philippus ou Lucullus (qui sera premier consul l'année prochaine) étaient à deux doigts du suicide. Hélas, mon cher Marcus, grande fut notre déception quand il nous fallut les manger: une vieille chaussure militaire aurait mieux fait l'affaire ! ..."

Source : PLINE l'ANCIEN, L'Histoire naturelle, X, 23 :

[10,23] 45 Pauonem cibi gratia Romae primus occidit orator Hortensius aditiali cena sacerdotii.

[10,23] <1> Le premier qui à Rome aît tué un paon pour sa table est l'orateur Hortensius, à son repas de réception dans le collège des prêtres.


4. ITINERA ELECTRONICA & environnements hypertextes :

Christian RUELL tient sa marmite bien au chaud : 9 environnements hypertextes nouveaux en sont sortis :

  • Ampelius, Le Mémorial, texte complet [Texte latin et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Cicéron, Lettres à Atticus, livre XIV [Texte latin et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Cicéron, Lettres à Atticus, livre XVI [Texte latin et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Columelle, De l'agriculture, livre X [Texte latin et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Guillaume de Tyr, L'Histoire des Croisades, livre II [Texte latin et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Lactance, Des Institutions divines, livre VII [Texte latin et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Paul Diacre, Histoire des Lombards, livre I [Texte latin et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Pline l'Ancien, L'Histoire naturelle, livre XIX [Traduction française reprise au site de Philippe Remacle]
  • Salvien de Marseille, De la Providence, livre II [Texte latin et traduction française repris au site de Philippe Remacle]

Les textes bruts de ces oeuvres sont disponibles dans le Dépôt ITINERA ELECTRONICA.


Jean Schumacher
15 octobre 2010


 
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Dernière mise à jour : 17/02/2002