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Date :     03-09-2010

Sujets :
Lecture : L'aigle de Rome (C. McCULLOUGH) ; Lecture : Pétrarque, Aristote et la statue d'Athéna de Phidias ; Lecture : Pline l'Ancien et les 3 espèces de miel ; ITINERA ELECTRONICA : 10 nouveaux environnements hypertextes : Cicéron (x 2), Pétrarque (x 7), U. von Hutten ; Statistiques de consultation - août 2010 ;

Notice :

1. Lecture : L'aigle de Rome (C. McCULLOUGH) :

Livre : Colleen McCULLOUGH, Les lauriers de Marius
ou encore : L'amour et le pouvoir
Tome I de la série : Les maîtres de Rome
Titre original : The first man in Rome (1990)
Traduction française par Jean-Paul MOURLON
Éditions de l'Archipel, Paris, 2002, 395 pp.

Extrait : p. 308-309:

" ...L'armée de Marius connut d'autres innovations que son recrutement social. Car les nouveaux venus n'avaient aucune tradition militaire, et demeuraient parfaitement ignorants en ce domaine. Ils n'étaient donc pas en mesure de résister aux changements, ou de s'y opposer. Depuis bien des années, l'unité de base de la légion romaine, cette compagnie d'infanterie qu'on appelait le manipule, présentait un effectif trop réduit pour faire face aux armées, aussi massives qu'indisciplinées, que les légions devaient souvent combattre ; la cohorte — trois fois plus importante — la supplantait peu à peu en pratique. Pourtant, personne, officiellement, n'en avait encore tenu compte. C'est ce que fit Caius Marius, pendant le printemps et l'été de son premier consulat : le manipule cessa d'exister, sauf pour les défilés.

Recruter une armée de prolétaires avait ses inconvénients. Choisis parmi les petits propriétaires, les soldats romains savaient, dans leur grande majorité, lire, écrire et compter, ce qui leur permettait de reconnaître sans difficulté les drapeaux, les nombres, les lettres, les symboles. Ce n'était évidemment pas le cas des hommes de Marius. Sylla mit sur pied un programme aux termes duquel chaque unité de huit hommes, qui logeaient et mangeaient ensemble, comprendrait au moins une recrue sachant lire et écrire, qui se verrait chargée de faire profiter les autres de ses connaissances. Mais les progrès en ce domaine furent lents ; il faudrait, pour parvenir aux résultats escomptés, attendre qu'en Afrique les pluies d'hiver rendent impossible toute campagne militaire.

Marius lui-même eut l'idée de donner à ses légions un symbole très simple, pour lequel les hommes du rang auraient une déférence chargée de crainte superstitieuse. Il offrit à chacune d'elles un magnifique aigle d'argent, aux ailes déployées, fixé sur une tige métallique ; il serait porté par l'aquilifer, le meilleur soldat de toute l'unité, vêtu d'une armure d'argent et d'une peau de lion. L'aigle, fit savoir Marius, était le symbole de Rome, et chaque soldat fut contraint de jurer qu'il mourrait plutôt que de le laisser tomber aux mains de l'ennemi.

Bien entendu, Marius savait exactement ce qu'il faisait. Ayant passé la moitié de sa vie dans l'armée, il était beaucoup plus proche du simple homme de troupe qu'un aristocrate de haut rang. Qu'il fût de basse naissance l'avait placé dans une position irremplaçable d'observateur ; et son intelligence exceptionnelle lui permettait d'en tirer le meilleur parti. ..."

Source : PLINE l'ANCIEN, Histoire naturelle, X, 5 :

[10,5] 16 Romanis eam legionibus Caius Marius in secundo consulatu suo proprie dicauit. erat et antea prima cum quattuor aliis: lupi, minotauri, equi aprique singulos ordines anteibant. paucis ante annis sola in aciem portari cepta erat, reliqua in castris relinquebantur; Marius in totum ea abdicauit. ex eo notatum, non fere legionis umquam hiberna esse castra ubi aquilarum non sit iugum. 17 Primo et secundo generi non minorum tantum quadripedum rapina, sed etiam cum ceruis proelia. multum puluerem uolutatu collectum insidens cornibus excutit in oculos, pinnis uerberans, donec praecipitet in rupes. nec unus hostis illi satis: est acrior cum dracone pugna multoque magis anceps, etiamsi in aëre. oua hic consectatur aquilae malefica. aquila ob hoc rapit ubicumque uisum, ille multiplici nexu alas ligat, ita se inplicans, ut simul decidat ipse.

[10,5] <1> C. Marius, dans son second consulat, assigna exclusivement l'aigle aux légions romaines. Jusqu'alors l'aigle n'avait occupé que la première place : et quatre autres animaux, le loup, le minotaure, le cheval et le sanglier, précédaient chacun un rang. Peu d'années avant Marius, on ne portait que l'aigle sur le champ de bataille; les autres étaient laissés dans le camp : Marius les supprima complètement. Depuis on a remarqué que presque jamais légion n'a eu son camp d'hiver dans un endroit où il ne se trouvât pas une couple d'aigle. <2> La première et la seconde espèce d'aigles, non seulement fait la chasse aux petits quadrupèdes, mais encore livre des combats aux cerfs. L'aigle se roule dans la poussière et s'en couvre puis, se perchant sur le bois du cerf, il lui jette la poussière dans les yeux, et de ses ailes lui frappe la face, jusqu'à ce qu'il le précipite dans les rochers. Et ce n'est pas assez pour lui de cet ennemi : il livre au dragon un combat plus acharné et dont l'issue est beaucoup plus incertaine quoique dans l'air. Le dragon recherche les oeufs de l'aigle avec avidité, et les détruit; aussi l'aigle l'enlève-t-il partout où il l'aperçoit : l'autre lui enlace les ailes dans ses replis multipliés, et tous deux tombent à terre.

Référence : Marius (et sa réforme militaire)


2. Lecture : Pétrarque, Aristote et la statue d'Athéna de Phidias ; :

Pétrarque, Entretiens familiers de Pétrarque Sur la bonne et mauvaise fortune ou L'Art de vivre heureux.
CHAPITRE 88 : De la trop grande réputation :

[88,1] (Dolor) Celebrior sum quam uellem notiorque. (Ratio) An tu hoc spernis quod maximi exoptarunt duces ac principes, philosophi et poete? quid enim tot laboribus, quid tantis bellis ac studiis aguntur, nisi ut celebres notique sint? Aut quid, demum, aliud insignes artifices moliuntur? Declarauit hoc Phidias in Minerue statua, quod opus omnium que hominum manibus facta sunt, primum aut inter prima posuerim, ubi cum aliquid inscribere uetitus fuisset, uultum suum clipeo statue sic insculpsit, ut et ab omnibus nosceretur, et conuelli inde, nisi toto opere dissoluto, nullo posset ingenio: nosci in premium sui laboris optabat. Si quis enim non famam sed pecuniam cogitare dixerit artifices, in communibus fortassis assentiar, in illustribus negem. Multa sunt rei huius indicia. Sic cum iactura temporis damnoque, etiam sepe operi insistunt, ac ne quid fame excidat, lucrum spernunt.

[88,1] Quand il te fâche d'être plus connu et plus estimé que tu ne voudrais, tu méprises la possession d'un bien qui a été souhaité par les plus grands capitaines, par les princes, par les philosophes et par les poètes les plus fameux. En effet, que prétend-on par tant de travaux, par tant de guerres et par une étude si tendue sinon d'arriver où tu es déjà parvenu ? Les meilleurs artisans ont la même vision dans leurs plus excellents ouvrages.Témoin la statue de Minerve faite par Phidias, qui est un des premiers chef-d'oeuvres qui soient jamais partis de la main des hommes. La rareté de son artifice parut en ce que cet ouvrier, ayant eu défense d'y mettre aucune inscription, grava si industrieusement son visage sur le bouclier, qu'outre qu'il était fort reconnaissable à tout le monde, il n'en pouvait être arraché par aucun autre moyen que par la dissolution entière de tout l'ouvrage (Aristote, Lettre d'Aristote à Alexandre sur le monde, VI). Cet artisan donc voulait être connu pour récompense de son travail. Car, si quelqu'un me dit que ceux qui travaillent de la main regardent plus l'argent que l'honneur, cela peut être vrai au sujet des ouvriers du commun, mais non au regard des illustres. Ce qui peut se prouver par beaucoup de marques qui font voir qu'ils s'attachent à leur besogne voire avec perte de temps et d'autres dommages pour eux, méprisant ainsi le gain, pour ne rien amoindrir de leur réputation.

Source : ARISTOTE, Lettre d'Aristote (?) à Alexandre sur le monde, VI :

... Φασὶ δὲ καὶ τὸν ἀγαλματοποιὸν Φειδίαν κατασκευάζοντα τὴν ἐν ἀκροπόλει Ἀθηνᾶν ἐν μέσῃ τῇ ταύτης ἀσπίδι τὸ ἑαυτοῦ πρόσωπον ἐντυπώσασθαι, καὶ συνδῆσαι τῷ (400a) ἀγάλματι διά τινος ἀφανοῦς δημιουργίας, ὥστε ἐξ ἀνάγκης, εἴ τις βούλοιτο αὐτὸ περιαιρεῖν, τὸ σύμπαν ἄγαλμα λύειν τε καὶ συγχεῖν. ...

On dit que Phidias ayant fait la statue de Minerve, qui est placée dans la citadelle d'Athènes, grava au milieu du bouclier de la déesse son propre portrait, et que, par un mécanisme secret, il l'avait tellement lié avec la statue, que si jamais on entreprenait d'enlever cette image, on serait forcé de briser en même temps toute la statue.


3. Lecture : Pline l'Ancien et les 3 espèces de miel :

Pline l'Ancien, Histoire naturelle, XI, 14-15 :

[11,14] XIV. 33 Summa quidem bonitatis natione constat, ut supra diximus, pluribus modis. aliubi enim faui cera spectabiles gignuntur, ut in Sicilia, Paelignis, aliubi copia mellis, ut in Creta, Cypro, Africa, aliubi magnitudine, ut in septentrionalibus, uiso iam in Germania octo pedum longitudinis fauo in caua parte nigro.
34 in quocumque tamen tractu terna sunt genera mellis. uernum ex floribus constructo fauo, quod ideo uocatur anthinum. hoc quidam attingi uetant, ut largo alimento ualida exeat suboles. alii ex nullo minus apibus relinquunt, quoniam magna sequatur ubertas magnorum siderum exortu, praeterea solstitio, cum thymum et uua florere incipiunt, praecipua cellarum materia.
35 est autem in eximendis fauis necessaria dispensatio, quoniam inopia cibi desperant moriunturque aut diffugiunt, contra copia ignauiam adfert, ac iam melle, non erithace, pascuntur. ergo diligentiores ex hac uindemia XV partem apibus relinquunt. dies status inchoandae, ut quadam lege naturae, si scire aut obseruare homines uellent, tricensimus ab educto examine, fereque Maio mense includitur haec uindemia.
36 Alterum genus est mellis aestiui, quod ideo uocatur horaeon a tempestiuitate praecipua, ipso sirio exsplendescente post solstitium diebus XXX fere. inmensa circa hoc subtilitas naturae mortalibus patefacta est, nisi fraus hominum cuncta pernicie corrumperet.
37 namque ab exortu sideris cuiuscumque, sed nobilium maxime, aut caelestis arcus, si non sequantur imbres, sed ros tepescat solis radiis, medicamenta, non mella, gignuntur, oculis, ulceribus internisque uisceribus dona caelestia. quod si seruetur hoc sirio exoriente casuque congruat in eundem diem, ut saepe, Veneris aut Iouis Mercuriue exortus, non alia suauitas uisque mortalium malis a morte reuocandis quam diuini nectaris fiat.

[11,15] XV. 38 Mel plenilunio uberius capitur, sereno die pinguius. in omni melle quod per se fluxit ut mustum oleumque, appellatur acetum. maxime laudabile est aestiuum omne rutilum, ut siccioribus confectum diebus. album mel non fit ubi thymum est, sed oculis et ulceribus aptissimum existimatur. e thymo coloris aurei, saporis gratissimi, quo fit palam; - - - doliolis pingue, e marino rore spissum. quod concrescit autem, minime laudatur.
39 thymosum non coit et tactu praetenuia fila mittit, quod primum bonitatis argumentum est; abrumpi statim et resilire guttas uilitatis indicium habetur. sequens probatio ut sit odoratum et ex dulci acre, glutinosum, perlucidum.
40 aestiua mellatione X partem Cassio Dionysio apibus relinqui placet, si plenae fuerint alui; si minus, pro rata portione aut, si inanes, omnino non attingi. huic uindemiae Attici signum dedere initium caprifici, alii diem Volcano sacrum.
41 Tertium genus mellis minime probatum siluestre, quod ericaceum uocant. conuehitur post primos autumni imbres, cum erice sola floret in siluis, ob id harenoso simile. gignit id maxime arcturi exortus ex a. d. pr. id. Septembres. quidam aestiuam mellationem ad arcturi exortum proferunt, quoniam ad aequinoctium autumni ab eo supersint dies XIIII, et ab aequinoctio ad uergiliarum occasum diebus XXXXVIII plurima sit erice.
42 Athenienses eam tetralicen appellant, Euboea sisyrum, putantque apibus esse gratissimam, fortassis quia tunc nulla alia sit copia. haec ergo mellatio fine uindemiae et uergiliarum occasu idibus Nouembribus fere includitur. reliqui ex ea duas partes apibus ratio persuadet, et semper eas partes fauorum, quae habeant erithacen.
43 a bruma ad arcturi exortum ad aequinoctium uernum tepidiore tractu iam uigilant, sed etiamnum aluo se continent seruatosque in id tempus cibos repetunt. in Italia uero hoc idem a uergiliarum exortu faciunt et in eum dormiunt.
44 aluos quidam in eximendo melle expendunt, ita diribentes quantum relinquant. aequitas quidem etiam in iis obstringitur, feruntque societate fraudata aluos mori. in primis ergo praecipitur, lauti ut purique eximant mella. faetorem mulierumque menses odere.
45 cum eximantur mella, apes abigi fumo utilissimum, ne irascantur aut ipsae auide uorent. fumo crebriore et ignauia earum excitatur ad opera, nam nisi incubauere, quando iniuriam celerrime sentiunt mella, uel minimo contactu roris acescentia. et ob id inter genera seruatur quod acapnum uocant.

[11,14] (XIV.) <1> L'excellence des produits dépend, comme nous venons de le dire, du pays, mais à divers titres : ici, en effet, des rayons remarquables par la cire, comme chez les Pélignes et en Sicile; là, un miel abondant comme en Crète, en Chypre, en Afrique ; ailleurs, la grandeur du rayon est extraordinaire : comme dans les régions septentrionales ; on en a vu en Germanie un de huit pieds de long, noir dans la partie creuse. <2> Toutefois, en quelque contrée que ce soit, on distingue trois espèces de miels. La première est le miel du printemps : le rayon a été formé avec les fleurs; on l'appelle anthinum (g-anthos, fleur). Quelques-uns défendent d'y toucher, afin qu'une nourriture abondante produise une génération vigoureuse ; pour d'autres, c'est le miel dont il faut laisser le moins aux abeilles, parce que les produits abonderont au lever des grandes constellations. Du reste, le solstice d'été, quand le thym (XXI, 81) et la vigne commencent à fleurir, est le moment principal de l'approvisionnement des cellules. <3> Il est une juste mesure à garder en taillant les ruches : la disette désespère les abeilles, elles meurent ou elles s'enfuient ; au contraire, l'abondance les rend paresseuses, et alors elles se nourrissent de miel et non d'érithace. Aussi les bons éleveurs laissent aux abeilles un douzième. Le jour fixé pour commencer la récolte est déterminé par une sorte de loi naturelle : je dirai, pour ceux qui veulent savoir ou pratiquer, que c'est le trentième jour après la sortie de l'essaim ; cette récolte se fait presque toujours dans le mois de mai. <4> La seconde espèce est le miel d'été ; on l'appelle g-hohraion, parce qu'il est produit dans la saison (g-hohra, saison) la plus favorable, quand Sirius est dans tout son éclat, trente jours environ après le solstice. La nature a révélé dans cette substance aux mortels des propriétés merveilleuses; mais la fraude de l'homme falsifie et perd toutes choses. Après le lever de chaque constellation, mais surtout des constellations de premier rang, ou l'apparition de l'arc-en-ciel, s'il ne survient pas de la pluie et que la rosée s'échauffe par les rayons du soleil, ce ne sont plus des miels, ce sont des médicaments qui se produisent ; dons célestes pour les yeux, les plaies et les viscères intérieurs. Si on recueille ce miel au lever de Sirius, et que le lever de Vénus, ou de Jupiter, ou de Mercure, tombe le même jour, ce qui arrive souvent, la douceur de cette substance, et la vertu qu'elle possède pour rappeler les mortels à la vie, ne sont pas moindres que celles du divin nectar.

[11,15] (XV.) <1> Le miel est plus abondant dans la pleine lune, plus gras dans un jour serein. Dans tout miel, celui qui a coulé spontanément, comme la mère-goutte et l'huile vierge, et qu'on appelle acetum, est le plus estimé. Tout miel d'été est d'une couleur rouge, ayant été produit dans des journées plus sèches. Le miel blanc ne se fait pas avec du thym ; on le regarde comme très bon pour les yeux et les plaies. Quant à celui qui provient du thym, il est d'une couleur d'or et d'un goût très agréable. Celui que nous voyons formé dans les calices des fleurs est gras; celui du romarin (XXIV, 59) est épais ; celui qui a des grumeaux est très peu estimé. Le miel du thym ne se coagule pas, il est filant au toucher; c'est la première preuve de sa pesanteur. <2> Quand il se détache aussitôt et rejaillit en gouttes, c'est la preuve qu'il ne vaut rien. Les autres conditions, c'est qu'il soit parfumé, d'un doux tirant sur l'acre, gluant et transparent. Cassius Dionysius pense qu'on doit laisser aux abeilles le dixième de la récolte d'été, si les ruches sont pleines; si elles ne le sont pas, une part proportionnée ; et si elles sont vides, il ne faut pas y toucher du tout. Les habitants de l'Attique ont fixé l'époque de cette récolte au commencement de la caprification; d'autres, au jour consacré à Vulcain (en août). <3> (XVI.) La troisième espèce de miel, la moins estimée, est le miel sauvage; on l'appelle miel de bruyère. Les abeilles le recueillent après les premières pluies d'automne, lorsque la bruyère seule fleurit dans les forêts ; aussi a-t-il l'aspect sablonneux. Il se produit principalement après le lever d'Arcturus, à partir de la veille des ides de septembre (19 septembre). Quelques-uns retardent la récolte d'été jusqu'au lever d'Arcturus, parce que de là jusqu'à l'équinoxe d'automne il reste quatorze jours, et que de l'équinoxe au coucher des Pléiades, pendant quarante-huit jours, la bruyère est le plus abondante. <4> Les Athéniens appellent cette plante tétralix, les Eubéens sisare ; ils la regardent comme très agréable aux abeilles : elle ne l'est peut-être que parce qu'alors il n'y a pas d'autres fleurs. Cette récolte se termine donc avec les vendanges et le coucher des Pléiades, vers les ides de novembre (18 novembre). L'expérience enseigne, qu'il faut laisser aux abeilles deux tiers de cette récolte, indépendamment de la partie des rayons qui contient l'érithace. Depuis le solstice d'hiver jusqu'au lever d'Arcturus, pendant soixante jours, elles sont plongées dans un sommeil qui leur tient lieu de toute nourriture. Depuis le lever d'Arcturus jusqu'à l'équinoxe du printemps, dans les climats plus chauds, elles sont éveillées, mais elles se tiennent renfermées dans leur ruche, et ont recours aux provisions qu'elles ont mises en réserve pour cette époque; mais en Italie elles y ont recours après le lever des Pléiades; elles dorment jusqu'à cette époque. <5> Quelques-uns en retirant le miel le pèsent, et en prennent autant qu'ils en laissent : l'équité doit être observée même à leur égard, et on assure qu'elles meurent si le partage est frauduleux. On recommande avant tout que la personne chargée de retirer le miel soit lavée et propre. Elles haïssent les voleurs (XIX, 37), et les femmes pendant la menstruation. Quand on retire le miel, il est très avantageux de les chasser par la fumée, de peur qu'elles ne s'irritent, et qu'elles ne dévorent avidement le miel. On emploie souvent la fumée pour les réveiller de leur paresse au travail, car si elles ne restent pas sur les gâteaux, ils deviennent livides. D'un autre côté, en les enfumant trop souvent, on les infecte; le miel, qui s'aigrit au moindre contact de la rosée, se ressent très promptement du mal quelles éprouvent : aussi, parmi les diverses espèces de miels, on en a une qu'on appelle acapnos (sans fumée).


4. ITINERA ELECTRONICA & environnements hypertextes :

Christian RUELL continue sur sa lancée endiablée : 10 nouveaux environnements hypertextes ont vu le jour :

Les textes bruts de ces oeuvres sont disponibles dans le Dépôt ITINERA ELECTRONICA.


5. Statistiques de consultation - août 2010 :

Ces statistiques peuvent être relevées via le Serveur ACHILLE.

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État de la banque de textes latins :

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    275.195 formes différentes.
  • Etat du corpus de textes traités au 3 septembre 2010 :

    82 auteurs, 837 oeuvres, 5.827.295 occurrences.

  • État de la banque de textes grecs :

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    543.825 formes différentes.
  • Etat du corpus de textes traités au 2 juillet 2010:

    98 auteurs, 1.378 oeuvres, 11..010..080 occurrences (10.744.463 en mai 2010) .

  • Jean Schumacher
    3 septembre 2010


     
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    Dernière mise à jour : 17/02/2002