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Date :     25-06-2010

Sujets :
Lecture : Capharnahum : une ville ? une source ? un endroit en désordre ? ; HODOI ELEKTRONIKAI : 8 nouveaux environnements hypertextes : Aristote (x 4), Dion Chrysostome, Nonnus de Panopolis, Plotin (x 2) ;

Notice :

1. Lecture : Capharnahum : une ville ? une source ? un endroit en désordre ? :

Nous avons glané sur WIKIPEDIA, sous Capharnaûm, les renseignements suivants :

"Capharnaüm ou Capernaüm ou Kefar Nahum était une ville de l'ancienne province de Galilée, sur la rive nord-ouest du lac de Tibériade (ou lac de Génézareth) au nord de l'État d'Israël. Son nom vient de l'hébreu Kfar (village) et Nahum (compassion, consolation).

Ce mot est surtout utilisé pour qualifier un lieu de grande pagaille, renfermant beaucoup d'objets entassés pêle-mêle, un endroit en désordre ..."

Nous avons interrogé nos banques et bases de données textuelles et avons trouvé deux attestations :

  • Flavius Josèphe, La guerre des juifs contre les romains, livre III, ch. 10 :

    (8)<516> Παρατείνει δὲ τὴν Γεννησὰρ ὁμώνυμος χώρα θαυμαστὴ φύσιν τε καὶ κάλλος· οὔτε γὰρ αὐτή τι φυτὸν ἀρνεῖται διὰ τὴν πιότητα, καὶ πᾶν πεφυτεύκασιν οἱ νεμόμενοι, τοῦ δ' ἀέρος τὸ εὔκρατον ἁρμόζει καὶ τοῖς διαφόροις. <517> Καρύαι μέν γε φυτῶν τὸ χειμεριώτατον ἄπειροι τεθήλασιν ἔνθα φοίνικες, οἳ καύματι τρέφονται, συκαῖ δὲ καὶ ἐλαῖαι πλησίον τούτων, αἷς μαλθακώτερος ἀὴρ ἀποδέδεικται. <518> Φιλοτιμίαν ἄν τις εἴποι τῆς φύσεως βιασαμένης εἰς ἓν συναγαγεῖν τὰ μάχιμα καὶ τῶν ὡρῶν ἀγαθὴν ἔριν ἑκάστης ὥσπερ ἀντιποιουμένης τοῦ χωρίου· καὶ γὰρ οὐ μόνον τρέφει παρὰ δόξαν τὰς διαφόρους ὀπώρας ἀλλὰ καὶ διαφυλάσσει. <519> Τὰ μέν γε βασιλικώτατα σταφυλήν τε καὶ σῦκον δέκα μησὶν ἀδιαλείπτως χορηγεῖ, τοὺς δὲ λοιποὺς καρποὺς δι' ἔτους ὅλου περιγηράσκοντας ἑαυτοῖς· πρὸς γὰρ τῇ τῶν ἀέρων εὐκρασίᾳ καὶ πηγῇ διάρδεται γονιμωτάτῃ, Καφαρναοὺμ αὐτὴν οἱ ἐπιχώριοι καλοῦσιν. <520> Ταύτην φλέβα τινὲς τοῦ Νείλου ἔδοξαν, ἐπεὶ γεννᾷ τῷ κατὰ τὴν Ἀλεξανδρέων λίμνην κορακίνῳ παραπλήσιον. <521> Μῆκος δὲ τοῦ χωρίου παρατείνει κατὰ τὸν αἰγιαλὸν τῆς ὁμωνύμου λίμνης ἐπὶ σταδίους τριάκοντα, καὶ εὖρος εἴκοσι. Ταῦτα μὲν οὕτως φύσεως ἔχει.

    8. <516> Le long du lac (de Tibériade) s'étend une contrée aussi nommée Gennésar, d'une nature et d'une beauté admirables. Il n'y a point de plante que son sol fertile refuse de porter et, en effet, les cultivateurs y élèvent toutes les espèces. L'air y est si bien tempéré qu'il convient aux végétaux les plus divers : le noyer, arbre qui se plaît dans les climats les plus froids, y croit en abondance, à côté des palmiers, que nourrit la chaleur, des figuiers et des oliviers, qui aiment un climat modéré. On dirait que la nature met son amour-propre à rassembler au même endroit les choses les plus contraires et que, par une salutaire émulation, chacune des saisons veut réclamer ce pays pour elle. Non seulement, en effet, contre toute apparence, il produit les fruits les plus divers, mais il les conserve : pendant dix mois, sans interruption, on y mange les rois des fruits, le raisin et la figue ; les autres mûrissent sur les arbres pendant toute l'année. A l'excellence de l'air s’ajoute une source très abondante qui arrose la contrée : les habitants lui donnent le nom de Capharnaüm ; quelques-uns prétendent que c’est une branche du Nil, car on y trouve un poisson analogue au coracin du lac d'Alexandrie. Ce canton s'étend au bord du lac sur une longueur de trente stades et sur une profondeur de vingt. Telle est l'image qu'offre cette contrée bénie. ...

  • APOCRYPHES, Histoire de la Nativité de Marie et de l'enfance du Sauveur, ch. 10 :

    CAPUT X. Quum autem haec agerentur, Ioseph in Capharnaum maritima erat in opera occupatus ; erat enim faber ligni : ubi moratus est mensibus nouem. Reuersusque in domum suam inuenit Mariam praegnantem, et totus contremuit ; et positus in angustia exclamauit et dixit, " Domine, domine, accipe spiritum meum, quoniam melius est mihi mori, quam uiuere." Cui dixerunt uirgines illae, quae cum Maria erant, "Nos scimus, quoniam uir non tetigit eam : nos scimus, quia integritas in ea immaculata perseuerat : nam custodita est a Deo, semper in oratione permansit. Quotidie cum ea angelus Domini loquitur, quotidie escam de manu angeli accipit. Quomodo fieri potest, ut sit aliquod peccatum in ea ? Nam si suspicionem nostram titi uis ut pandamus, istam grauidam non fecit nisi angelus Dei." Ioseph autem dixit, "Ut quid seducitis me, ut credam uobis, quia angelus Domini impraegnasset eam ? Potest enim fieri, ut quisquam finxerit se esse angelum Domini, ut deciperet eam." Et hoc dicens flebat et dicebat, "Qua fronte ad templum Dei iturus sum ? qua facie sacerdotes Dei uisurus sum ? quid facturus sum ?" Et haec dicens cogitabat occultare se et eam dimittere.

    CHAPITRE X. Pendant que cela se passait, Joseph était à Capharnaüm, occupé de travaux de son métier, car il était charpentier, et il y demeura neuf mois. Revenu dans sa maison, il trouva que Marie était enceinte, et il trembla de tous ses membres, et, rempli d'inquiétude, il s'écria et il dit : « Seigneur, Seigneur, reçois mon esprit, car il est mieux pour moi de mourir que de vivre. » Et les vierges qui étaient avec Marie lui dirent : « Nous savons que nul homme ne l’a touchée, nous savons qu'elle est demeurée sans tache dans la pureté et dans la virginité, car elle a été gardée de Dieu et elle est toujours restée dans l'oraison. L'Ange du Seigneur s'entretient chaque jour avec elle, chaque jour elle reçoit sa nourriture de l'Ange du Seigneur. Comment se pourrait-il faire qu'il y eût en elle quelque péché? Car si tu veux que nous te révélions notre soupçon, nul ne l'a rendue enceinte, si ce n'est l'Ange du Seigneur. » Joseph dit : « Pourquoi voulez-vous me tromper et me faire croire que l'Ange du Seigneur l'ait rendue enceinte? Il se peut que quelqu'un ait feint qu'il était l'Ange du Seigneur, dans le but de la tromper. » Et, disant cela, il pleurait et disait : «De quel front irai-je au temple de Dieu? comment oserai-je regarder les prêtres de Dieu? qu'est-ce que je ferai? » Et il songeait à se cacher et à renvoyer Marie.

  • Ernest RENAN, La Vie de Jésus, ch. VIII : Jésus à Capharnahum :

    "... Le centre d'action de Jésus, à cette époque de sa vie, fut la petite ville de Capharnahum, située sur le bord du lac de Génésareth. Le nom de Capharnahum, où entre le mot caphar, «village», semble désigner une bourgade à l'ancienne manière, par opposition aux grandes villes bâties selon la mode romaine, comme Tibériade. Ce nom avait si peu de notoriété, que Josèphe [Flavius Josèphe, cfr. supra], à un endroit de ses écrits, le prend pour le nom d'une fontaine, la fontaine ayant plus de célébrité que le village situé près d'elle. Comme Nazareth, Capharnahum était sans passé, et n'avait en rien participé au mouvement profane favorisé par les Hérodes.

    Jésus s'attacha beaucoup à cette ville et s'en fit comme une seconde patrie. Peu après son retour, il avait dirigé sur Nazareth une tentative qui n'eut aucun succès. Il n'y put faire aucun miracle, selon la naïve remarque d'un de ses biographes. La connaissance qu'on avait de sa famille, laquelle était peu considérable, nuisait trop à son autorité. On ne pouvait regarder comme le fils de David celui dont on voyait tous les jours le frère, la sœur, le beau-frère. Il est remarquable, du reste, que sa famille lui fit une assez vive opposition, et refusa nettement de croire a sa mission. Les Nazaréens, bien plus violents, voulurent, dit-on, le tuer en le précipitant d'un sommet escarpé. Jésus remarqua avec esprit que cette aventure lui était commune avec tous les grands hommes, et il se fit l'application du proverbe : «Nul n'est prophète en son pays.»

    Cet échec fut loin de le décourager. Il revint à Capharnahum, où il trouvait des dispositions beaucoup meilleures, et de là il organisa une série de missions sur les petites villes environnantes. Les populations de ce beau et fertile pays n'étaient guère réunies que le samedi. Ce fut le jour qu'il choisit pour ses enseignements. ..."

En utilisant le logiciel de recherche DIOGENES 3.1, nous avons interrogé la base de données du Thesaurus Linguae Graecae (TLG) et nous avons obtenu 113 attestations de Capharnaum.

A titre exemplatif, voici une de ces attestations, tirée de l'Évangile de Matthieu, ch. IV, versets 13 à 17 :

13. και καταλιπων την ναζαρετ ελθων κατωκησεν εις καπερναουμ την παραθαλασσιαν εν οριοις ζαβουλων και νεφθαλειμ
14. ινα πληρωθη το ρηθεν δια ησαιου του προφητου λεγοντος
15. γη ζαβουλων και γη νεφθαλειμ οδον θαλασσης περαν του ιορδανου γαλιλαια των εθνων
16. ο λαος ο καθημενος εν σκοτει ειδεν φως μεγα και τοις καθημενοις εν χωρα και σκια θανατου φως ανετειλεν αυτοις
17. απο τοτε ηρξατο ο ιησους κηρυσσειν και λεγειν μετανοειτε ηγγικεν γαρ η βασιλεια των ουρανων

13. Il quitta Nazareth, et vint demeurer à Capernaüm, située près de la mer, dans le territoire de Zabulon et de Nephthali,
14. afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète:
15. Le peuple de Zabulon et de Nephthali, De la contrée voisine de la mer, du pays au delà du Jourdain, Et de la Galilée des Gentils,
16. Ce peuple, assis dans les ténèbres, A vu une grande lumière; Et sur ceux qui étaient assis dans la région et l'ombre de la mort La lumière s'est levée.
17. Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.
...

En interrogeant la base de données CLCLT-7 (CETEDOC Library of Christian Latin Texts ; textes depuis l'origine de la latinité jusqu'au XVe voire XVI et XVIIe siècles), 399 attestations ont été trouvées.

Pour l'exemple, voici une de ces attestations :

Thomas d'Aquin (1224/1225 - 1274 de notre ère), Catena aurea in Matthaeum
cap.: 9 , lectio: 1, linea: 24 (pag.: 149, linea: 24) :
" ... Chrysostomus in Matth. Civitatem autem suam hic Capharnaum dicit: alia enim eum susceperat nascentem, scilicet Bethlehem; alia eum nutriuit, scilicet Nazareth; alia autem habuit continue habitantem, scilicet Capharnaum. ..."

Enfin, dans le Dictionnaire de Littré (1880) , nous trouvons :

CAPHARNAÜM (s. m.)
Lieu qui renferme beaucoup d'objets entassés confusément.
Lieu de désordre et de débauches.

ÉTYMOLOGIE
Capharnaüm, ville de Judée mentionnée dans l'Évangile. C'était une grande ville de commerce, et pour cela ce nom a pris le sens vulgaire de lieu où mille choses sont entassées.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE :

CAPHARNAÜM. - ÉTYM. Ajoutez : Il n'est pas besoin de conjecture pour expliquer l'emploi de capharnaüm. En effet on lit dans les Évangiles :
"Jésus entra à Capharnaüm, et il se fit dans la maison où il était un rassemblement si nombreux qu'il n'y avait plus de place dans la chambre" (St Marc, II, 2)

C'est là que l'usage vulgaire a pris capharnaüm pour désigner un entassement confus.


2. HODOI ELEKTRONIKAI & environnements hypertextes :

Malgré la chaleur estivale enfin arrivée, le fourneau de Christian RUELL a encore travaillé à plein régime : 8 nouveaux environnements hypertextes ont été produits :

  • Aristote, Hermeneia, texte complet [Texte grec et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Aristote, Opuscules, De la respiration [Texte grec et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Aristote, Physique, livre VII [Texte grec et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Aristote, Physique, livre VIII [Texte grec et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Dion Chrysostome, Sur Troie (discours 11) avec traduction française [Texte grec et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Nonnus de Panopolis, Dionysiaca, poème X [Traduction française reprise au site de Philippe Remacle]
  • Plotin, Les Ennéades, VI, livre V [Texte grec et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Plotin, Les Ennéades, VI, livre VI [Texte grec et traduction française repris au site de Philippe Remacle]

Les textes bruts de ces oeuvres sont disponibles dans le Dépôt HODOI ELEKTRONIKAI.


Jean Schumacher
25 juin 2010


 
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Dernière mise à jour : 17/02/2002