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Date :     11-06-2010

Sujets :
Lecture : Les proletarii à Rome (C. McCULLOUGH) ; HODOI ELEKTRONIKAI : 8 nouveaux environnements hypertextes : Plotin (x 8); Religions & Histoire : Enseigner le fait religieux ;

Notice :

1. Lecture : Les proletarii à Rome (C. McCULLOUGH) :

Livre : Colleen McCULLOUGH, Antoine et Cléopâtre
Tome II : Le serpent d'Alexandrie
Titre original : Antony and Cleopatra (2007)
Traduction française par Mélanie CARPE
Éditions de l'Archipel, Paris, 2009, 395 pp.

Extrait : p. 130-131 :

" ... Le visage en feu, Cléopâtre se remémora une promenade à dos d'âne à travers les ruines d'Alexandrie à laquelle Jules César l'avait invitée pour lui ouvrir les yeux sur le grand chantier à réaliser dans la ville. Pour lui, il fallait commencer par loger les petites gens avant de s'occuper des temples et des édifices publics. Oh, comme ses sermons qui semblaient ne jamais vouloir finir l'irritaient, elle qui ne réclamait alors que de l'amour ! Sans pitié, il lui dictait les instructions sur les réformes à engager, de l'octroi de la citoyenneté à tous les résidents à la distribution de grain gratuit pour les pauvres. Elle les avait toutes ignorées, hormis l'attribution de la citoyenneté aux Juifs et aux Métèques, dans le seul but d'aider son amant à tenir les Alexandrins en échec en attendant l'arrivée des légions. Elle pensait finir le travail plus tard, mais son destin divin s'était accompli, puis Jules César avait été assassiné. Après sa mort, elle avait jugé vaines des réformes qui lui avaient coûté la vie lorsqu'il avait essayé de les mettre en pratique à Rome. Alors elle avait placé ses listes, ses ordres et ses explications dans une boîte de malachite incrustée de lapis-lazuli qu'elle avait remise à un intendant pour qu'il la rangeât hors de sa vue, hors de son esprit.

C'était sans compter un garçon [Césarion, fils de Jules César] débordant d'activité et son ratier. Quels dégâts avait provoqués cette découverte ! Césarion avait attrapé la maladie de son père, le désir de changer des réalités tant consacrées par le temps que même les bénéficiaires de ces transformations les refusaient. Pourquoi n'avait-elle pas jeté ces liasses au feu ? Son fils n'aurait alors trouvé dans les étages du palais rien d'autre que des rats.
[Cléopâtre parle] — Si, je les ai lus.
[Césarion répond] — Alors pourquoi ne les as-tu pas mis en oeuvre ?
—Parce qu'Alexandrie possède son propre mos maiorum, Césarion, ses propres coutumes et traditions. Les dirigeants d'un endroit, cité ou nation, ne sont pas contraints de secourir les pauvres, un fléau que seule soigne la famine. Les Romains appellent leurs miséreux proletarii, un terme qui signifie qu'ils n'ont absolument rien à donner à l'État en dehors de leur progéniture, ni impôts ni prospérité. Mais les Romains possèdent également une grande tradition de philanthropie, ce qui explique qu'ils nourrissent leurs pauvres aux frais de l'État.

Alexandrie n'est pas fondée sur cette tradition, ni aucun autre endroit d'ailleurs. Je t'accorde que nos magistrats sont corrompus, mais les Macédoniens, en tant que premiers colons, estiment avoir le droit aux avantages des charges. Si tu tentes de leur retirer leurs fonctions, tu seras dépecé sur l'agora, non par les Macédoniens, mais par le peuple. La citoyenneté alexandrine est un bien précieux, qui ne doit être attribué qu'à ceux qui le méritent. Quant aux élections, ce ne sont que des farces. ..."

Témoignage : AULU-GELLE, Les Nuits attiques, XVI, 10 :

[16,10] CAPITVLVM X : Quid sint 'proletarii', quid 'capite censi'; quid item sit in XII tabulis 'adsiduus'; et quae eius uocabuli ratio sit. (1) Otium erat quodam die Romae in foro a negotiis et laeta quaedam celebritas feriarum, legebaturque in consessu forte conplurium Ennii liber ex annalibus. In eo libro uersus hi fuerunt: proletarius publicitus scutisque feroque ornatur ferro; muros urbemque forumque excubiis curant. (2) Tum ibi quaeri coeptum est, quid esset proletarius. (3) Atque ego aspiciens quempiam in eo circulo ius ciuile callentem, familiarem meum, rogabam, ut id uerbum nobis enarraret, (4) et, cum illic se iuris, non rei grammaticae peritum esse respondisset, 'eo maxime' inquam 'te dicere hoc oportet, quando, ut praedicas, peritus iuris es. (5) Nam Q- Ennius uerbum hoc ex duodecim tabulis uestris accepit, in quibus, si recte commemini, ita scriptum est: "Adsiduo uindex adsiduus esto. Proletario ciui quis uolet uindex esto." (6) Petimus igitur, ne annalem nunc Q- Ennii, sed duodecim tabulas legi arbitrere et, quid sit in ea lege "proletarius ciuis," interpretere.' (7) 'Ego uero' inquit ille 'dicere atque interpretari hoc deberem, si ius Faunorum et Aboriginum didicissem. (8) Sed enim cum "proletarii" et "adsidui" et "sanates" et "uades" et "subuades" et "uiginti quinque asses" et "taliones" furtorumque quaestio "cum lance et licio" euanuerint omnisque illa duodecim tabularum antiquitas nisi in legis actionibus centumuiralium causarum lege Aebutia lata consopita sit, studium scientiamque ego praestare debeo iuris et legum uocumque earum, quibus utimur.' (9) Tum forte quadam Iulium Paulum, poetam memoriae nostrae doctissimum, praetereuntem conspeximus. (10) Is a nobis salutatur rogatusque, uti de sententia deque ratione istius uocabuli nos doceret: 'qui in plebe' inquit 'Romana tenuissimi pauperrimique erant neque amplius quam mille quingentum aeris in censum deferebant, "proletarii" appellati sunt, qui uero nullo aut perquam paruo aere censebantur, "capite censi" uocabantur; extremus autem census capite censorum aeris fuit trecentis septuaginta quinque. (11) Sed quoniam res pecuniaque familiaris obsidis uicem pignerisque esse apud rempublicam uidebatur amorisque in patriam fides quaedam in ea firmamentumque erat, neque proletarii neque capite censi milites nisi in tumultu maximo scribebantur, quia familia pecuniaque his aut tenuis aut nulla esset. (12) Proletariorum tamen ordo honestior aliquanto et re et nomine quam capite censorum fuit: (13) nam et asperis reipublicae temporibus, cum iuuentutis inopia esset, in militiam tumultuariam legebantur, armaque is sumptu publico praebebantur, et non capitis censione, sed prosperiore uocabulo a munere officioque prolis edendae appellati sunt, quod, cum re familiari parua minus possent rempublicam iuuare, subolis tamen gignendae copia ciuitatem frequentarent. (14) Capite censos autem primus C- Marius, ut quidam ferunt, bello Cimbrico difficillimis reipublicae temporibus uel potius, ut Sallustius ait, bello Iugurthino milites scripsisse traditur, cum id factum ante in nulla memoria exstaret. (15) "Adsiduus" in XII tabulis pro locuplete et facile facienti dictus aut ab assiduis id est aere dando, cum id tempora reipublicae postularent, aut a muneris pro familiari copia faciendi adsiduitate.' (16) Verba autem Sallusti in historia Iugurthina de C- Mario consule et de capite censis haec sunt: 'Ipse interea milites scribere non more maiorum nec ex classibus, sed ut libido cuiusque erat, capite censos plerosque. Id factum alii inopia bonorum, alii per ambitionem consulis memorabant, quod ab eo genere celebratus auctusque erat et homini potentiam quaerenti egentissimus quisque oportunissimus.'

[16,10] CHAPITRE X. Des citoyens appelés prolétaires, et capitecenses ; de ceux appelés, dans les douze Tables, les riches (assidui). Explication de ce mot. PENDANT un de ces jours de vacance du barreau, que les Romains ont coutume de consacrer aux amusements, on lisait, dans une assemblée nombreuse, ces vers du troisième livre des Annales d'Ennius : Le citoyen prolétaire, par décret des magistrats, reçoit un bouclier et une épée. On l'arme d'une épée, afin qu'il fasse la garde autour des murs de la ville et du sénat.
A cette lecture, quelqu'un ayant demandé ce que le poète entendait par ce mot prolétaire, je jetai les yeux sur un de mes amis, profond jurisconsulte, et je le priai de nous expliquer le sens de cette expression. Moi, répond mon ami, je suis homme de loi et non pas grammairien. C'est précisément pour cela, repris-je, que nous nous adressons à vous, puisque cette question appartient au droit civil dans lequel vous êtes instruit. Car Q. Ennius a pris ce mot dans vos lois des douze Tables, dans lesquelles, autant que je puis m'en souvenir, on trouve ces paroles : UN CITOYEN RICHE, MIS EN PRISON PAR DES CRÉANCIERS, NE PEUT EN SORTIR QUE SUR LA CAUTION D'UN HOMME RICHE ; CELLE DE TOUT CITOYEN SUFFIT POUR LE PROLÉTAIRE. Nous vous prions donc de nous interpréter, non pas les Annales de Q. Ennius, mais le texte même de la loi des douze Tables, et de nous dire ce qu'y signifie le mot prolétaire.
Vous auriez raison d'exiger cela de moi, reprit le jurisconsulte, si j'avais étudié les institutions des anciens sujets de Faune et des Aborigènes ; mais comme les mots PROLÉTAIRES, LES RICHES, LES SANATES, LES CAUTIONS, LES SECONDES CAUTIONS, LES AMENDES DE VINGT-CINQ AS, LES TALIONS, LA PERQUISITION DES VOLS PAR LES CORDONS ET LE BASSIN, et tout le vieux langage des douze Tables ont été abrogés par la loi Aebutia, excepté dans les causes centumvirales, je n'ai dû m'attacher qu'à la connaissance des termes et des règlements de la législation actuelle.
Comme il achevait ces mots, nous aperçûmes le poète Julius Paulus, homme plein d'érudition, qui, je ne sais par quel hasard, passait alors par cet endroit. Nous le saluons et l'invitons à nous donner l'interprétation du mot qui nous embarrassait. Les citoyens romains de la dernière classe, nous dit-il aussitôt, ceux qui étaient les plus pauvres, qui, dans le cens de la république étaient marqués ne posséder que quinze cents as, étaient appelés prolétaires. Ceux qui n'avaient, ou rien ou presque rien, étaient nommés capitecenses ; les derniers de cette classe ne possédaient pas plus de trois cents quatre-vingts as. Or, comme la richesse des possessions était considérée comme un motif d'attachement à la République, et qu'on la regardait comme un des liens les plus forts qui unissaient le citoyen à la patrie, jamais, excepté dans les plus pressants dangers, on n'enrôlait les prolétaires ni les capitecenses, à cause de l'indigence et de la pauvreté qui étaient ordinairement le partage de leur condition.
Toutefois la condition des prolétaires était meilleure que celle des capitecenses, car dans les circonstances difficiles de la République, lorsque les enrôlements étaient précipités et qu'on manquait de jeunesse pour recruter les armées, on les incorporait dans les légions, et l'état leur fournissait des armes. On ne les nommait pas prolétaires, d'après la modicité de leurs possessions, mais d'après leur destination qui était de créer des enfants, ce qu'exprime en effet ce mot. Car ne pouvant, à cause de leur pauvreté, prendre les armes pour le service de la République, ils contribuaient à la soutenir en multipliant ses sujets et ses forces.
Rome ayant essuyé de cruels revers au temps de C. Marius, on rapporte que cet illustre général prêt à combattre les Cimbres, ou plutôt Jugurtha, comme l'assure Salluste, prit le parti d'enrôler les capitecenses, et le premier appela au service militaire cette dernière classe de citoyens, chose qui ne s'était jamais vue jusqu'alors.
Le RICHE, désigné par la loi des Douze Tables, a été ainsi nommé, ou bien à cause de son opulence qui le mettait à portée de faire des dons gratuits à la République, toutes les fois que ses besoins l'exigeaient ou bien à cause des dépenses continuelles que ses revenus considérables lui donnaient la faculté de faire pour l'entretien de sa maison. Mais voici, extraites de l'Histoire de Jugurtha, les paroles de Salluste qui concernent le consul C. Marius, et les capitecenses : Marius, dans ces circonstances, choisit les soldats, non pas selon l'usage de nos ancêtres dans les premières classes qui avaient coutume d'en fournir, mais il admit indifféremment tous ceux qui se présentèrent, et qui pour la plupart se trouvèrent être de la classe des capitecenses. Les uns prétendent qu'il tint cette conduite parce qu'il était sans argent ; d'autres disent que ce fut pour se ménager de nouveaux consulats, parce qu'il devait son élévation à cette dernière classe du peuple, et qu'ordinairement le moindre citoyen est le plus propre à servir les vues d'un ambitieux. ...


2. HODOI ELEKTRONIKAI & environnements hypertextes :

Cette semaine-ci, Christian RUELL a mis Plotin sur le pavois : 8 nouveaux environnements ont été produits à partir de textes de cet auteur :

  • Plotin, Les Ennéades, V, livre II [Texte grec et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Plotin, Les Ennéades, V, livre IV [Texte grec et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Plotin, Les Ennéades, V, livre V [Texte grec et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Plotin, Les Ennéades, V, livre VI [Texte grec et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Plotin, Les Ennéades, V, livre VII [Texte grec et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Plotin, Les Ennéades, V, livre VIII [Texte grec et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Plotin, Les Ennéades, V, livre IX [Texte grec et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Plotin, Les Ennéades, VI, livre I [Texte grec et traduction française repris au site de Philippe Remacle]

Les textes bruts de ces oeuvres sont disponibles dans le Dépôt HODOI ELEKTRONIKAI.


3. Religions & Histoire : Enseigner le fait religieux :

La revue Religions & Histoire vient de publier un numéro spécial consacré à Enseigner le fait religieux.

Nous avons numérisé la page de couverture ainsi que le sommaire : Enseigner le fait religieux.

Nous pouvons vous livrer ici aussi les réflexions de Myriam WATTHEE-DELMOTTE (professeur à l'UCL) à ce sujet et qui se trouvent reproduites à la page 64 de ce numéro :

" ... L'intertextualité biblique : une terra incognita pour la majorité des jeunes d'aujourd'hui. La Bible partage avec la mythologie antique le rôle d'hypotexte privilégié pour les écrivains français du XIXe siècle qui ont bénéficié d'une formation scolaire imprégnée de culture classique pour une part et d'une sphère de socialité imprégnée de tradition chrétienne d'autre part. Ces deux sources qui alimentent l'imaginaire des écrivains seront ensuite concurrencées par d'autres et, pour une partie grandissante du public des lecteurs actuels, elles tendent progressivement à rejoindre une forme d'exotisme : les contenus bibliques et mythologiques sont devenus pour certains une terra incognita. Ils sont appréhendés de manière superficielle en termes de signes non décodables, voire assimilés abusivement à ce qui est connu et ainsi stéréotypés, vidés de leur contenu dynamique. Les textes anciens imprégnés de références religieuses forment désormais ce que Jean-Pierre Jossua appelle « une culture engloutie », qui tend à devenir inaccessible aux jeunes générations, qui ne perçoivent ni ne décodent plus la majorité des références religieuses convoquées en littérature."

Nous y ajoutons un témoignage sur la nécessité de la culture, témoignage tiré de STRABON, Geographica, IX-2, 2 :

... καθάπερ Ἐπαμεινώνδας ἔδειξε· τελευτήσαντος γὰρ ἐκείνου τὴν ἡγεμονίαν ἀποβαλεῖν εὐθὺς τοὺς Θηβαίους γευσαμένους αὐτῆς μόνον· αἴτιον δὲ εἶναι τὸ λόγων καὶ ὁμιλίας τῆς πρὸς ἀνθρώπους ὀλιγωρῆσαι, μόνης δ´ ἐπιμεληθῆναι τῆς κατὰ πόλεμον ἀρετῆς. ἔδει δὲ προσθεῖναι διότι τοῦτο πρὸς Ἕλληνας μάλιστα χρήσιμόν ἐστιν, ἐπεὶ πρός γε τοὺς βαρβάρους βία λόγου κρείττων ἐστί. καὶ Ῥωμαῖοι δὲ τὸ παλαιὸν μὲν ἀγριωτέροις ἔθνεσι πολεμοῦντες οὐδὲν ἐδέοντο τῶν τοιούτων παιδευμάτων, ἀφ´ οὗ δὲ ἤρξαντο πρὸς ἡμερώτερα ἔθνη καὶ φῦλα τὴν πραγματείαν ἔχειν, ἐπέθεντο καὶ ταύτῃ τῇ ἀγωγῇ καὶ κατέστησαν πάντων κύριοι.

On le vit bien par l'exemple d'Epaminondas, car à peine ce grand homme eut-il succombé, que les Thébains, qui commençaient à goûter les douceurs de l'hégémonie, en furent dépouillés pour jamais. Leur tort avait été (c'est toujours Ephore qui parle), de négliger les belles-lettres et les autres agréments de la vie sociale, pour ne s'attacher qu'aux vertus guerrières. Ephore aurait dû ajouter qu'ici la culture de l'esprit était d'autant plus nécessaire qu'il s'agissait de dominer sur des peuples grecs et non sur des barbares, toujours plus sensibles, on le sait, à la supériorité de la force qu'à celle de l'intelligence. Et c'est ce que les Romains ont bien compris : tant qu'ils n'ont eu à combattre que des peuples plus sauvages qu'eux, ils ont cru pouvoir se passer de ces exercices de l'esprit ; mais quand ils ont commencé à avoir affaire à des nations, à des races plus civilisées, ils se sont appliqués à acquérir aussi la culture intellectuelle, et ont pu prétendre alors à l'empire du monde.


Jean Schumacher
11 juin 2010


 
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Dernière mise à jour : 17/02/2002