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Date :     30-04-2010

Sujets :
Lecture : La cavalerie parthe cataphracte (C. Mc CULLOUGH) ; HODOI ELEKTRONIKAI : 15 nouveaux environnements hypertextes : Athénée de Naucratis, Lysias (x 4), Plotin (x 5), Plutarque (x 3), La Septante (x 2) ;

Notice :

1. Lecture : La cavalerie parthe cataphracte :

Livre : Colleen McCULLOUGH, César et Cléopâtre
Titre original : The October Horse (2002)
Traduit de l'anglais par Martine C. Desoille
Paris, Presses de la Cité, 2004, 1347 pp.

Extrait : p. 816 :

" ... — Il y a une question que j'aimerais te poser, César, dit Dolabella. Tu as prévu cent pièces d'artillerie par légion pour la campagne des Parthes. Je sais que tu es un fervent adepte de l'artillerie, mais n'est-ce pas un peu excessif ?
— Tu oublies les Cataphractes, répondit César.
— Les Cataphractes ? répéta Dolabella sans comprendre.
— La cavalerie parthe, expliqua Cassius, qui les avait vus déferler par milliers à la bataille du fleuve Bilechas. Enveloppés de cottes de mailles des pieds à la tête. Leurs chevaux sont des géants, également protégés par des cottes de mailles.
— Oui, je me suis souvenu de l'exposé que tu avais fait au Sénat, Cassius, où tu avais expliqué qu'ils ne pouvaient pas charger au grand galop, et j'ai songé qu'un bombardement massif en début de bataille leur serait fatal, dit César, pensif. On pourrait également bombarder les caravanes de chameaux qui apportent les flèches de rechange aux archers montés. Si mon plan est erroné, je mettrai le surplus d'artillerie en attente. Mais je ne crois pas qu'il le soit.
— Moi non plus, dit Cassius, visiblement impressionné. ..."

Témoignages :

  • AMMIEN MARCELLIN, Histoire de Rome, XVI, 10 :

    ... 8. et incedebat hinc inde ordo geminus armatorum clipeatus atque cristatus corusco lumine radians, nitidis loricis indutus, sparsique cataphracti equites, quos clibanarios dictitant, {personati} thoracum muniti tegminibus et limbis ferreis cincti, ut Praxitelis manu polita crederes simulacra, non uiros: quos lamminarum circuli tenues apti corporis flexibus ambiebant per omnia membra diducti ut, quocumque artus necessitas commouisset, uestitus congrueret iunctura cohaerenter aptata.

    Venaient ensuite des détachements de cataphractes ou "clibanares", comme les appellent les Perses; cavaliers armés de pied en cap, que l'on eût pris pour autant de bronzes équestres sortis de l'atelier de Praxitèle. Les parties de l'armure de ces guerriers correspondant à chaque jointure, à chaque articulation du tronc ou des membres, étaient composées d'un tissu de mailles d'acier si déliées et si flexibles, que toute l'enveloppe de métal adhérait exactement au corps sans gêner aucun de ses mouvements. ...

  • TITE-LIVE, Ab urbe condita, XXXV, 48 :

    ... is, ut plerique quos opes regiae alunt, uaniloquus maria terrasque inani sonitu uerborum compleuit: equitum innumerabilem uim traici Hellesponto in Europam, partim loricatos, quos cataphractos uocant, partim sagittis ex equo utentes et, a quo nihil satis tecti sit, auerso refugientes equo certius figentes. his equestribus copiis quamquam uel totius Europae exercitus in unum coacti obrui possent, adiciebat multiplices copias peditum et nominibus quoque gentium uix fando auditis terrebat, ...

    Habitué à l'emphase, comme le sont presque tous les courtisans des rois, il parla en termes pompeux et sonores des forces dont son maître couvrait les terres et les mers. (3) À l'entendre, une innombrable cavalerie passait de l'Hellespont en Europe; elle était composée de cuirassiers, appelés cataphractes, et d'archers, dont il était difficile d'éviter les coups, et qui atteignaient plus sûrement dans leur fuite, lorsqu'ils décochaient leurs flèches par derrière. (4) À ces escadrons redoutables, qui suffisaient, à son avis, pour écraser les armées réunies de l'Europe entière, il ajoutait une infanterie nombreuse, (5) cherchant à effrayer les esprits par l'énumération de peuples à peine connus; ...

  • DION CASSIUS, L'Histoire romaine, XL, 15 :

    [40,15] Περὶ μὲν οὖν τοῦ τε γένους καὶ τῆς χώρας, τῆς τε ἰδιότητος τῶν ἐπιτηδευμάτων αὐτῶν, πολλοῖς τε εἴρηται καὶ ἐγὼ οὐκ ἐν γνώμῃ ποιοῦμαι συγγράψαι. Τῇ δὲ δὴ ὁπλίσει, καὶ τῇ τῶν πολέμων διαχειρίσει (τούτων γὰρ ὁ ἐξετασμὸς τῷδε τῷ λόγῳ, ὅτι καὶ ἐς χρείαν αὐτῶν ἀφικνεῖται, προσήκει) τοιᾷδε χρῶνται. Ἀσπίδι μὲν οὐδὲν νομίζουσιν· ἱπποτοξόται δὲ καὶ κοντοφόροι, τὰ πολλὰ κατάφρακτοι, στρατεύονται· πεζοί τε, ὀλίγοι μὲν, καὶ οἱ ἀσθενέστεροι, τοξόται δ' οὖν καὶ ἐκεῖνοι πάντες εἰσίν· ἔκ τε γὰρ παίδων ἀσκοῦνται, καὶ ὁ οὐρανὸς ἥ τε χώρα αὐτοῖς συναίρεται πρὸς ἀμφότερα. Αὕτη τε γὰρ πεδιὰς ὡς πλήθει οὖσα, ἀρίστη τε ἵππους τρέφειν ἐστὶ, καὶ ἐπιτηδειοτάτη καθιππεύεσθαι. Ἀγέλας γοῦν ὅλας καὶ ἐν τοῖς πολέμοις, ὥστ' ἄλλοτε ἄλλοις ἵπποις χρῆσθαι, καὶ πόρρωθέν τε ἐξαπιναίως ἐπελαύνειν, καὶ μακράν ποι ἐξ αἰφνιδίου ἀποχωρεῖν, ἐπάγονται. Καὶ ὁ οὐρανὸς ὁ ὑπὲρ αὐτῶν, ξηρότατός τε ὢν, καὶ ἰκμάδα οὐδὲ ἐλαχίστην ἔχων, ἐντονωτάτας σφίσι τὰς τοξείας, πλὴν τοῦ πάνυ χειμῶνος παρέχεται. Καὶ διὰ τοῦτο τὴν ὥραν ἐκείνην οὐδαμῇ στρατεύονται. Τῷ δὲ δὴ λοιπῷ ἔτει δυσμαχώτατοι ἔν τε τῇ σφετέρᾳ καὶ ἐν τῇ ὁμοιοτρόπῳ εἰσί. Τόν τε γὰρ ἥλιον φλογωδέστατον ὄντα ἀνέχονται τῇ συνηθείᾳ, καὶ τῆς ὀλιγότητος τῆς τε δυσχερείας τοῦ ποτοῦ πολλὰ ἀλεξιφάρμακα ἀνευρήκασιν· ὥστε καὶ ἐκ τούτου μὴ χαλεπῶς τοὺς ἐς τὴν χώραν αὐτῶν ἐσβάλλοντας ἀμύνεσθαι. Ἔξω γὰρ ἐκείνης ὑπὲρ τὸν Εὐφράτην, μάχαις μέν τισι καὶ καταδρομαῖς αἰφνιδίοις ἤδη ποτὲ ἴσχυσάν τι· πολεμῆσαι δέ τισιν ἀπαυστὶ καὶ διαρκῶς οὐ δύνανται, καὶ ἐς ἀλλοτριωτάτην σφίσι καὶ τῆς γῆς καὶ τοῦ οὐρανοῦ κατάστασιν ἀπαρτῶντες, καὶ μήτε σίτου μήτε μισθοφορᾶς παρασκευὴν ποιούμενοι. Τοιαῦτα μὲν τὰ τῶν Πάρθων ἐστίν.

    [40,15] Plusieurs écrivains ont fait connaître leur origine, leur pays, leurs coutumes, leurs moeurs : je n'ai donc pas l'intention de m'en occuper. Quant à leurs armes et à leur manière de faire la guerre, ces détails doivent trouver ici une place, puisqu'ils forment une partie essentielle de leur histoire. Voici ce que j'ai à en dire : ils ne font pas usage du bouclier, ils combattent à cheval avec l'arc et la lance, et sont cuirassés le plus souvent. Il y a chez eux peu de fantassins, et on ne les prend que parmi les hommes les plus faibles ; mais eux aussi sont tous armés d'arcs. Dès l'âge le plus tendre, les Parthes sont habitués à manier l'arc et le cheval : ce double exercice est secondé par le climat et par le pays. Et en effet, leur pays, qui forme presque tout entier une plaine, est très favorable à la nourriture des chevaux et aux courses de cavalerie. Aussi, lorsqu'ils partent pour la guerre, ils emmènent avec eux tous leurs chevaux, afin de pouvoir changer de monture, fondre sur l'ennemi à l'improviste et d'une grande distance, ou s'enfuir au loin tout à coup. Leur ciel, très sec et dégagé de toute espèce d'humidité, donne un grand ressort à leurs arcs, si ce n'est au coeur de l'hiver. Aussi ne se mettent-ils jamais en campagne dans cette saison. Pendant le reste de l'année, ils sont très difficiles à vaincre dans leur pays et dans les contrées qui ont le même climat. Chez eux le soleil est brûlant ; mais l'habitude leur a appris à le supporter. Ils ont aussi trouvé, contre la rareté de l'eau et la difficulté de s'en procurer, des expédients fort utiles pour repousser les ennemis qui envahissent leur pays. Il leur est arrivé quelquefois d'avoir l'avantage en combattant hors de leur territoire et au delà de l'Euphrate, ou en y faisant des incursions subites ; mais ils ne sauraient soutenir avec la même vigueur une guerre de longue haleine, quand ils se trouvent dans un pays différent du leur et sous un autre ciel, où ils ne peuvent avoir ni solde ni provisions assurées. Telles sont les moeurs et les habitudes des Parthes.

  • DION CASSIUS, L'Histoire romaine, XLIX, 20 :

    ... ἐπεκδρομῆς τε αἰφνιδίου γενομένης κατά τε τοῦ πρανοῦς οὐ χαλεπῶς, ἅτε καὶ ἱππῆς ὄντες, ἀπεώσθησαν, κἀνταῦθα ἀνδρείως μὲν ἀμυνόμενοι (κατάφρακτοι γὰρ οἱ πλείους αὐτῶν ἦσαν) ταραττόμενοι δὲ πρός τε τὸ ἀνέλπιστον καὶ περὶ ἀλλήλοις, ὑπό τε τῶν ὁπλιτῶν καὶ ὑπὸ τῶν σφενδονητῶν μάλιστα ἡττήθησαν· πόρρωθεν γὰρ σφοδραῖς ταῖς βολαῖς ἐξικνούμενοι χαλεπώτατοι αὐτοῖς ἐγίγνοντο.

    Mais une sortie eut lieu tout à coup, et, comme ils étaient à cheval, ils furent repoussés sans peine sur un terrain en pente; bien qu'ils se défendissent vaillamment (la plupart portaient des cuirasses), troublés par cette attaque imprévue et s'embarrassant les uns les autres, ils n'en furent pas moins défaits par les légions et surtout par les frondeurs, qui, les atteignant de loin de coups sans nombre, les incommodaient fort.

  • PLUTARQUE, Vie de Lucullus, XXVIII :

    [28] Ταῦτα δ´ εἰπὼν καὶ θαρρεῖν κελεύσας, τόν τε ποταμὸν διέβαινε καὶ πρῶτος ἐπὶ τοὺς πολεμίους ἡγεῖτο, θώρακα μὲν ἔχων σιδηροῦν φολιδωτὸν ἀποστίλβοντα, κροσσωτὴν δ´ ἐφεστρίδα, τὸ δὲ ξίφος αὐτόθεν ὑποφαίνων γυμνόν, ὡς εὐθὺς εἰς χεῖρας ἵεσθαι δέον ἑκηβόλοις ἀνδράσι καὶ συναιρεῖν τὴν διατοξεύσιμον χώραν τῷ τάχει τῆς ἐπαγωγῆς. ἐπεὶ δὲ τὴν κατάφρακτον ἵππον, ἧς πλεῖστος ἦν λόγος, κατεῖδε συντεταγμένην ὑπὸ λόφῳ τινὶ τὴν ἄνω χώραν ἐπίπεδον καὶ πλατεῖαν ἔχοντι, πρόσβασιν δὲ τεττάρων σταδίων οὐ παντάπασι χαλεπὴν οὐδ´ ἀποκεκομμένην, Θρᾷκας μὲν ἱππεῖς καὶ Γαλάτας οὓς εἶχεν ἐκέλευσεν ἐκ πλαγίου προσφερομένους παρακρούεσθαι ταῖς μαχαίραις τοὺς κοντούς. μία γὰρ ἀλκὴ τῶν καταφράκτων κοντός, ἄλλο δ´ οὐδὲν οὔθ´ ἑαυτοῖς οὔτε τοῖς πολεμίοις χρῆσθαι δύνανται διὰ βάρος καὶ σκληρότητα τῆς σκευῆς, ἀλλ´ ἐγκατῳκοδομημένοις ἐοίκασιν ...

    [28] XXVIII. Ayant ainsi parlé, il exhorta les troupes au courage et passa le fleuve. II marchait le premier contre les ennemis, revêtu d'une cuirasse de fer à écailles qui resplendissait, et d'une casaque à franges; quant à son épée, il la faisait voir de là, nue, comme s'il lui fallait aussitôt en venir aux mains avec des hommes qui tiraient de loin et occuper, par la rapidité de sa course, tout l'espace à portée de leurs flèches. Lorsqu'il vit, en bas, la cavalerie cuirassée, dont on parlait beaucoup, rangée sous une éminence dont le sommet était large et uni, et dont la pente, de quatre stades n'offrait ni difficulté d'accès, ni interruption, il donna l'ordre à ses cavaliers thraces et gaulois d'attaquer de flanc et de détourner les piques avec leurs sabres. Car la seule arme des cuirassiers est la pique; et ils ne peuvent se servir de rien d'autre pour eux, ni contre leurs ennemis, à cause de la pesanteur et de la dureté de leurs armures; on croirait qu'ils se déplacent avec leurs maisons. ...

  • STRABON, Geographica, XI-14, 9 :

    ... Οὕτω δ' ἐστὶν ἱπποβότος σφόδρα ἡ χώρα καὶ οὐχ ἧττον τῆς Μηδίας, ὥστε οἱ Νησαῖοι ἵπποι καὶ ἐνταῦθα γίνονται, οἷσπερ οἱ Περσῶν βασιλεῖς ἐχρῶντο, καὶ ὁ σατράπης τῆς Ἀρμενίας τῷ Πέρσῃ κατ' ἔτος δισμυρίους πώλους τοῖς Μιθρακίνοις ἔπεμπεν. Ἀρταουάσδης δὲ Ἀντωνίῳ χωρὶς τῆς ἄλλης ἱππείας αὐτὴν τὴν κατάφρακτον ἑξακισχιλίαν ἵππον ἐκτάξας ἐπέδειξεν, ἡνίκα εἰς τὴν Μηδίαν ἐνέβαλε σὺν αὐτῷ. Ταύτης δὲ τῆς ἱππείας οὐ Μῆδοι μόνοι καὶ Ἀρμένιοι ζηλωταὶ γεγόνασιν, ἀλλὰ καὶ Ἀλβανοί· καὶ γὰρ ἐκεῖνοι καταφράκτοις χρῶνται.

    D'autre part l'Arménie est si favorable à l'élève des chevaux et ses pâturages à cet égard sont si près d'égaler ceux de la Médie qu'il est notoire qu'une partie des chevaux néséens affectés au service exclusif des rois de Perse en provenaient et que chaque année le satrape chargé du gouvernement de cette province était tenu d'envoyer au grand roi 20.000 poulains pour figurer dans les fêtes mithriaques. On raconte aussi que, quand Artavasde joignit Antoine pour envahir avec lui la Médie, il se plut, dans la revue qu'il fit passer de ses troupes au général romain, à déployer devant lui en ordre de bataille, indépendamment des autres corps de cavalerie qu'il avait amenés avec lui, une force de 6000 cataphracti ou chevaux bardés de fer. Mèdes et Arméniens prisent en effet beaucoup cette lourde et massive cavalerie. Ajoutons qu'ils ne sont pas les seuls et que les Albani eux-mêmes ont des cataphracti dans leurs armées.

Image : Cavalier et cheval parthes cuirassés

Dossier : L'empire parthe

Références : N'oublions pas, qu'à côté des chevaux et cavaliers cuirassés, il y a eu aussi des navires cuirassés. L'ensemble des références littéraires relatives aux cataphractes a été obtenu via DIOGENES 3.1 en interrogeant la base de données du Thesaurus Linguae Graecae (TLG) : 101 attestations


2. HODOI ELEKTRONIKAI & environnements hypertextes :

Cette semaine-ci, il y a eu fournaise dans la forge de Christian RUELL : pas moins de 15 nouveaux environnements hypertextes ont été produits !

Les textes bruts de ces oeuvres sont disponibles dans le Dépôt HODOI ELEKTRONIKAI.


Jean Schumacher
30 avril 2010


 
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Dernière mise à jour : 17/02/2002