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Date :     02-04-2010

Sujets :
Lecture : Octave-Auguste, les sibilants et l'asthme (C.McCULLOUGH); Lecture : le fidus Achates ou fidèle compagnon d'Énée (C. McCULLOUGH) ; HODOI ELEKTRONIKAI : état de la situation ; Statistiques de consultation - mars 2010 ;

Notice :

1. Lecture :

Livre : Colleen McCULLOUGH, César et Cléopâtre
Titre original : The October Horse (2002)
Traduit de l'anglais par Martine C. Desoille
Paris, Presses de la Cité, 2004, 1347 pages

Extraits : pp. 537-539 et pp. 639-640 :

"... César convoqua Hapd'efan'e [son médecin].
— Es-tu satisfait de la chambre que t'a donnée Trogus ?
— Oui, César. C'est une vaste suite qui ouvre sur le péristyle. J'ai tout l'espace nécessaire pour entreposer mes médecines et mes instruments, et Trogus m'a trouvé un jeune apprenti. J'aime cette maison et j'aime le Forum Romanum : tous deux sont anciens.
— Parle-moi des sibilants.
— Ah ! s'exclama le prêtre-médecin en écarquillant ses yeux sombres. Tu veux parler de la res- piration bruyante chez certains patients ?
— Oui.
— Mais uniquement à l'expiration, pas à l'inspiration.
César expira à titre expérimental.
— C'est cela, à l'expiration.
— Oui, je connais les sibilants. Quand l'air est calme et raisonnablement sec, et que ce n'est ni la saison des fleurs ni celle des moissons, le patient se porte à peu près bien, à moins que quelque émotion pénible ne vienne le troubler. Mais quand l'air est rempli de pollen, de débris de paille ou de poussière, ou qu'il est trop humide, le patient éprouve des difficultés à respirer. S'il n'est pas tenu à l'écart de la source de l'irritation, il développe une vraie crise, il tousse jusqu'à en avoir des haut-le-coeur, il bleuit et lutte pour trouver son souffle. Parfois même il meurt.
— Mon oncle Sextus en était atteint et il est mort, mais d'une inflammation des poumons due à une exposition à un froid intense. Notre médecin de famille appelait cette maladie la dyspnée.
— Non, ce n'est pas la dyspnée, qui est un essoufflement constant et non épisodique, répondit Hapd'efan'e, catégorique.
— Est-il possible d'hériter de cette affection épisodique ?
— Oh, oui. Les Grecs la nomment asthme.
— Quel est le meilleur traitement, Hapd'efan'e ?
— Certainement pas celui des Grecs ! Ils préconisent la saignée, les laxatifs, les fomentations chaudes, une potion d'hydromel et d'hysope, des pastilles de galbanum et de résine de térébenthine. Les deux dernières peuvent avoir un effet bénéfique, je le reconnais. Mais notre expérience médicale souligne que les asthmatiques sont des sujets particulièrement sensibles et émotifs. Nous traitons la crise avec des inhalations de sulfure, mais nous nous efforçons surtout d'éviter les crises. Nous recommandons au patient de rester à l'écart de la poussière, des particules d'herbe ou de paille, des poils ou de la fourrure, du pollen, des vapeurs marines.
— Est-ce un mal à vie ?
— Dans certains cas, oui, César, mais pas toujours. Il arrive que les enfants qui en sont atteints guérissent en grandissant. Une vie harmonieuse et tranquille peut les aider.
— Merci, Hapd'efan'e.
Il avait réussi à élucider l'un des mystères entourant le jeune Caius Octavius, mais trouver une solution n'allait pas être une mince affaire. Le jeune garçon ne devait pas s'approcher des chevaux ou des mules - oui, il en allait de même pour l'oncle Sextus ! L'entraînement militaire allait s'avérer quasi impossible, alors qu'il était indispensable à quiconque visant la charge de consul. ..."

---

"Caius Octavius fut terrassé par une pneumonie alors qu'il s'apprêtait à rejoindre César en Hispanie. A la mi-février, faisant fi des protestations maternelles, il se déclara assez rétabli pour pouvoir quitter Rome. Le calendrier étant désormais en phase avec les saisons (pour la première fois depuis cent ans), une expédition au mois de février était synonyme de cols enneigés et de vents cinglants.
— Tu n'arriveras jamais vivant ! se lamenta Atia, au désespoir.
— Mais si, mama. Que pourrait-il m'advenir dans un solide attelage tiré par des mules, avec des briques chaudes et de bonnes couvertures ?
Et c'est ainsi que, malgré ses admonestations, le jeune homme se mit en route. César lui avait adressé Hapd'efan'e, qui lui avait donné une foule de précieux conseils, et il découvrit qu'à cette époque de l'année (à condition de rester au chaud) il n'était pas sujet à l'asthme.
Sur les routes enneigées, l'air était froid et sec et exempt de poussière, de pollen ou de poils. Aussi, lorsque son attelage se retrouva bloqué par la neige au Mons Genava, eut-il la joie de constater qu'il était non seulement capable de manier la pelle, mais qu'il se trouvait également revigoré par l'exercice. Le seul moment où il se sentit oppressé fut à l'embouchure du fleuve Rhodanus, quand ils prirent à travers les marais. Mais cette gêne ne dura guère plus d'une centaine de milles. Arrivé au sommet de la côte rocheuse, il s'accorda une pause pour admirer les trophées du grand Pompée, qui commençaient déjà à donner des signes d'usure. Lorsqu'ils redescendirent de l'autre côté des Pyrénées, en Hispanie citérieure, ils découvrirent que le printemps commençait déjà à fleurir. Le temps était légèrement humide et il n'y avait pas de vent, de sorte qu'il n'eut pas à souffrir de son asthme. ..."

Témoignages :

  • Suétone, Vie d'Auguste, LXXXI :

    (1) Graues et periculosas ualitudines per omnem uitam aliquot expertus est; praecipue Cantabria domita, cum etiam destillationibus iocinere uitiato ad desperationem redactus contrariam et ancipitem rationem medendi necessario subiit; quia calida fomenta non proderant, frigidis curari coactus auctore Antonio Musa.

    (2) Quasdam et anniuersarias ac tempore certo recurrentes experiebatur; nam sub natalem suum plerumque languebat; et initio ueris praecordiorum inflatione temptabatur, austrinis autem tempestatibus grauedine. Quare quassato corpore neque frigora neque aestus facile tolerabat.

    (1) Dans le cours de sa vie, il [Octave-Auguste] eut quelques maladies graves et dangereuses; une surtout après la soumission des Cantabres. Un débordement de bile le réduisit au désespoir. D'après l'ordonnance d'Antonius Musa, il suivit la méthode hasardeuse des contraires: au lieu des topiques chauds qui n'avaient rien produit, il eut recours aux topiques froids.

    (2) Il avait aussi des maladies annuelles. Sa santé languissait presque toujours vers l'époque de sa naissance. Il était attaqué d'une congestion pulmonaire au commencement du printemps, et le vent du midi lui causait des pesanteurs de tête. Aussi son corps affaibli ne supportait-il aisément ni le froid ni le chaud.

  • Hippocrate de Cos, Des airs, des eaux et des lieux, III :

    "... τοῖσί τε παιδίοισιν ἐπιπίπτειν σπασμοὺς καὶ ἄσθματα ἃ νομίζουσι τὸ παιδίον ποιέειν, καὶ ἱερὴν νοῦσον εἶναι· ..."

    Les enfants sont attaqués de convulsions, d'asthmes auxquels on attribue la production du mal des enfants (de l'épilepsie), qui passe pour une maladie sacrée.

  • Plutarque, Vie de Sertorius, XVII : Le stratagème de Sertorius :

    [17] Οὐδενὸς δ´ ἧττον αὐτοῦ τῶν πολεμικῶν ἔργων ἐθαυμάσθη τὸ περὶ τοὺς λεγομένους Χαρακιτανούς. εἰσὶ δὲ δῆμος ὑπὲρ τὸν Ταγώνιον ποταμόν, οὐκ ἄστεσιν οὐδὲ κώμαις ἐνοικοῦντες, ἀλλὰ λόφος ἐστὶν εὐμεγέθης καὶ ὑψηλός, ἄντρα καὶ κοιλώματα πετρῶν βλέποντα πρὸς βορέαν περιέχων. ἡ δ´ ὑποκειμένη πᾶσα χώρα πηλὸν ἀργιλώδη καὶ γῆν ὑπὸ χαυνότητος εὔθρυπτον ἀναδίδωσιν, οὔτε τοὺς ἐπιβαίνοντας ἀνέχεσθαι καρτεράν, καὶ μικρὸν ἁψαμένων ὥσπερ ἄσβεστον ἢ τέφραν ἐπὶ πολὺ διαχεομένην. τῶν οὖν βαρβάρων, ὁσάκις φόβῳ πολέμου καταδύντες εἰς τὰ σπήλαια καὶ τὴν λείαν εἴσω συναγαγόντες ἀτρεμοῖεν, ὄντων ἀλήπτων ὑπὸ βίας, τὸν δὲ Σερτώριον τότε διακεκριμένον ἀπὸ τοῦ Μετέλλου καὶ καταστρατοπεδεύσαντα παρὰ τὸν λόφον ὑπερφρονούντων ὡς κεκρατημένον, εἴθ´ ὑπ´ ὀργῆς ἐκεῖνος, εἴτε {τὸ} μὴ δοκεῖν φεύγειν βουλόμενος, ἅμ´ ἡμέρᾳ προσελάσας κατεσκέπτετο τὸν τόπον. οὐδαμόθεν δὲ προσβολὴν ἔχοντος, ἄλλως {δ´} ἀλύων καὶ κεναῖς χρώμενος ἀπειλαῖς, ὁρᾷ τῆς γῆς ἐκείνης κονιορτὸν ἄνω πολὺν ὑπὸ πνεύματος ἐπ´ αὐτοὺς φερόμενον. τέτραπται μὲν γὰρ ὡς ἔφην τὰ σπήλαια πρὸς βορέαν, ὁ δ´ ἀπὸ τῆς ἄρκτου ῥέων ἄνεμος, ὃν Καικίαν ἔνιοι καλοῦσιν, ἐπέχει μάλιστα καὶ πλεῖστός ἐστι τῶν ἐκεῖ πνευμάτων, ἐξ ὑγρῶν πεδίων καὶ νιφοβόλων συμφυσώμενος ὀρῶν· τότε δὲ καὶ θέρους ἀκμάζοντος ἰσχύων καὶ τρεφόμενος τῇ τῶν ὑπαρκτίων ἀνέσει πάγων, ἥδιστος ἐπέπνει καὶ κατεῖχεν αὐτούς τε καὶ βοτὰ δι´ ἡμέρας ἀναψύχων. ταῦτα δὴ συλλογιζόμενος ὁ Σερτώριος καὶ παρὰ τῶν ἐγχωρίων ἀκούων, ἐκέλευσε τοὺς στρατιώτας τῆς ἀραιᾶς καὶ τεφρώδους γῆς ἐκείνης ἀποσπῶντας καὶ παραφέροντας καταντικρὺ τοῦ λόφου θῖνα ποιεῖν, ἣν οἱ βάρβαροι χώματος ἐπ´ αὐτοὺς εἶναι κατασκευὴν ὑπονοοῦντες ἐχλεύαζον. τότε μὲν οὖν ἐργασαμένους τοὺς στρατιώτας ἄχρι νυκτὸς ἀπήγαγεν· ἅμα δ´ ἡμέρᾳ πρῶτον μὲν αὔρα μαλακὴ προαπέπνει, διακινοῦσα τῆς συμπεφορημένης γῆς τὸ λειότατον, ὥσπερ ἄχνην σκιδνάμενον· ἔπειτα σοβαροῦ τοῦ Καικίου πρὸς τὸν ἥλιον ἐκχεομένου καὶ τῶν λόφων κονιωμένων, ἐπιστάντες οἱ στρατιῶται τόν τε χοῦν ἀνέτρεπον διὰ βάθους καὶ τὸν πηλὸν ἔκοπτον, ἔνιοι δὲ καὶ τοὺς ἵππους ἄνω καὶ κάτω διεξήλασαν, ἀνιστάντες τὸ χαύνωμα καὶ τῇ πνοῇ μετέωρον παραδιδόντες. ἡ δ´ ὑπολαμβάνουσα πᾶν τὸ θρυπτόμενον καὶ κινούμενον ἄνω προσέβαλλε τοῖς οἰκήμασι τῶν βαρβάρων, κατὰ θύρας δεχομένοις τὸν Καικίαν. οἱ δ´, ἅτε δὴ τῶν σπηλαίων μίαν ἐκείνην ἀναπνοὴν ἐχόντων, ᾗ τὸ πνεῦμα προσέπιπτε, ταχὺ μὲν ἀπεσκοτοῦντο τὰς ὄψεις, ταχὺ δ´ ἀνεπίμπλαντο πνιγώδους ἄσθματος, τραχὺν ἀέρα καὶ πολλῇ κόνει συμπεφυρμένον ἕλκοντες. ὅθεν ἡμέρας δύο μόλις ἀνασχόμενοι, τῇ τρίτῃ παρέδωκαν ἑαυτούς, οὐ τοσοῦτον Σερτωρίῳ δυνάμεως ὅσον δόξης προσθέντες, ὡς τὰ δι´ ὅπλων ἀνάλωτα σοφίᾳ κατεργασαμένῳ.

    [17] Mais aucun de ses exploits ne fut plus admiré que le stratagème dont il usa contre les Characitaniens ; ce peuple, qui habite au delà du Tage, ne demeure ni dans des villes ni dans des bourgs; il fait son séjour sur un très grand coteau fort élevé, rempli de cavernes et d'antres profonds, dont les ouvertures sont tournées vers le nord. Toute la campagne que ce coteau domine ne produit qu'une boue argileuse, qu'une terre si légère et si friable, qu'on peut à peine s'y soutenir, et que, pour peu qu'on y touche, elle se réduit en une poussière très fine comme ferait la chaux ou la cendre. Quand la crainte de quelque ennemi les oblige de se renfermer dans ces cavernes avec le butin qu'ils ont fait, ils s'y tiennent tranquilles, comme dans une retraite où ils ne craignent pas d'être forcés. Sertorius, qui s'était éloigné de Metellus, campait au pied de ce coteau; les barbares, s'imaginant qu'il avait été battu, lui témoignèrent beaucoup de mépris : Sertorius, soit par colère, soit pour montrer qu'il ne fuyait pas, monte le lendemain à cheval dès le point du jour, et va reconnaître le coteau; il n'y voit aucun accès, et va inutilement de côté et d'autre, en faisant à ces barbares de vaines menaces. Tout à coup il s'aperçoit que le vent fait élever de cette terre une grande quantité de poussière, et la porte vers l'entrée du coteau, qui, comme je l'ai déjà dit, est tournée du côté du nord. Le vent qui souffle du pôle arctique, et qu'on nomme Cécias, est celui qui règne le plus souvent dans ce pays; il s'élève naturellement de ces plaines humides et des montagnes voisines toujours couvertes de neige. On était alors en plein été ; et ce vent, entretenu par la fonte des glaces du nord, soufflant avec plus de force, procurait pendant le jour une fraîcheur agréable, utile à ces barbares et à leurs troupeaux. Sertorius, ayant réfléchi sur cette circonstance locale, instruit d'ailleurs par les naturels du pays, ordonne à ses soldats d'apporter de cette terre fine et cendreuse, et de la mettre en monceaux devant l'entrée de ces cavernes. Les barbares, qui crurent que c'était une levée qu'il faisait pour les attaquer, s'en moquèrent. Sertorius, après que ses soldats eurent ainsi travaillé jusqu'à la nuit, les fit rentrer dans le camp. Au point du jour il souffla d'abord un vent doux, qui commença par enlever les parties les plus fines de la terre qu'ils avaient entassée et à la répandre dans l'air comme cette paille légère qui s'élève d'une aire. Bientôt, le vent devenant plus fort à mesure que le soleil montait, et le coteau étant déjà couvert de poussière, les soldats de Sertorius se mirent à remuer jusqu'au fond les tas qu'ils avaient faits, et à briser les mottes de cette terre argileuse. Il y en eut même qui, faisant passer et repasser leurs chevaux sur ces monceaux de poussière, en élevaient une plus grande quantité, et la livraient au vent, qui en portait les parties les plus déliées dans les cavernes des barbares, ouvertes de ce côté; comme elles n'avaient pas d'autres ouvertures que celles qui donnaient entrée au vent, elles furent bientôt remplies de cette vapeur étouffante qui s'y portait continuellement et qui les empêchait de voir et de respirer. Ils eurent bien de la peine à supporter ce tourment pendant deux jours; le troisième, ils se rendirent à Sertorius, dont ils augmentèrent moins les forces que la réputation, pour avoir fait par adresse ce que les armes n'auraient pu faire.

  • Galien, In Hippocratis aphorismos commentarii VII, p. 633 : “ …καὶ μὲν δὴ καὶ τὸ ἆσθμα, καλοῦσι δ' οὕτως οἱ Ἕλληνες τὴν πυκνὴν ἀναπνοὴν, οἷα συμβαίνει τοῖς δραμοῦσιν, ἢ ὁπωσοῦν ἑτέρως εἰς σφοδρὰν κίνησιν ἀχθεῖσιν. ..."


2. Lecture :

Livre : Colleen McCULLOUGH, César et Cléopâtre
Titre original : The October Horse (2002)
Traduit de l'anglais par Martine C. Desoille
Paris, Presses de la Cité, 2004, 1347 pages

Extrait : pp. 654-655 :

— Etant donné que tu [Octave-Auguste] n'as ni l'endurance ni le pouvoir de séduction nécessaires pour te faire une réputation de débauché, je te recommande une approche différente. Marie-toi de bonne heure et conduis-toi en mari fidèle. Certains ne se priveront pas de te traiter de rabat-joie, mais l'efficacité est prouvée. Au pire, on te dira pusillanime et soumis. C'est pourquoi il faut que tu choisisses une épouse auprès de qui tu puisses couler des jours paisibles tout en donnant l'impression que c'est elle qui porte la culotte.
Il rit.
— Plus facile à dire qu'à faire, je sais, mais c'est un conseil que tu dois malgré tout garder en tête. Tu es loin d'être stupide, et j'ai remarqué que tu arrives toujours à tes fins. Tu me suis ? Tu comprends où je veux en venir ?
— Oh, oui, bien sûr, dit Octavius. César relâcha les mains du jeune homme.
— Bien. Donc plus de regards adorateurs à Marcus [Vipsanius] Agrippa. Moi je sais pourquoi tu le regardes ainsi, mais les autres l'ignorent. Cultive son amitié, mais en conservant toujours une certaine distance. Si je te conseille d'en faire ton ami, c'est parce que vous avez le même âge et qu'un jour viendra où tu auras besoin de gens comme lui pour te soutenir. C'est un garçon plein de promesse, et si, grâce à toi, il prend de l'avancement, il t'en sera éternellement reconnaissant. Tu ne dois jamais lui donner l'impression qu'il est ton intime ou ton égal. Fais de lui ton fidus Achates. Après tout, le sang de Vénus et de Mars coule dans tes veines, alors qu'Agrippa n'est qu'un Messapien sans ascendance. Tous les hommes devraient pouvoir aspirer à la grandeur et aux exploits, et j'aimerais bâtir une Rome qui permette à chacun d'accomplir sa destinée. Mais certains d'entre nous reçoivent en plus le don de la naissance, un fardeau supplémentaire - car nous devons nous prouver dignes de nos ancêtres. ..."

Témoignages d'Achates en fidèle compagnon d'Énée :

  • Virgile, Énéide, Chant I, vers 185-191 :

    185 prospicit errantis; hos tota armenta sequuntur
    a tergo, et longum per uallis pascitur agmen.
    Constitit hic, arcumque manu celerisque sagittas
    corripuit, fidus quae tela gerebat Achates;
    ductoresque ipsos primum, capita alta ferentis
    190 cornibus arboreis, sternit, tum uolgus, et omnem miscet ...

    1, 185 errant sur le rivage; toute la harde les suit,
    longue file de bêtes paissant dans les vallées.
    Énée s'arrête sur place et, de la main, saisit les traits,
    l'arc et les flèches rapides que portait le fidèle Achate. Il abat d'abord les chefs du troupeau, aux têtes altières
    1, 190 et à la haute ramure; puis, dans des bois verdoyants, il pourchasse
    la bande de ses traits, semant la pagaille dans tout le troupeau.

  • Virgile, Énéide, Chant VI, vers 156-159 :

    Aeneas maesto defixus lumina uoltu
    ingreditur, linquens antrum, caecosque uolutat
    euentus animo secum. Cui fidus Achates
    it comes, et paribus curis uestigia figit.

    Énée, les yeux figés dans un visage triste,
    quitte l'antre et s'avance; en son for intérieur,
    il médite sur ces événements obscurs. Son fidèle Achate l'accompagne;
    habité par les mêmes soucis, il marche dans ses pas.

  • Virgile, Énéide, Chant VIII, vers 520-525 :

    520 Vix ea fatus erat, defixique ora tenebant
    Aeneas Anchisiades et fidus Achates
    multaque dura suo tristi cum corde putabant,
    ni signum caelo Cytherea dedisset aperto.
    Namque inprouiso uibratus ab aethere fulgor
    525 cum sonitu uenit, et ruere omnia uisa repente ...

    8, 520 Évandre avait à peine fini de parler; tandis qu'Énée, le fils d'Anchise,
    et son fidèle Achate gardaient les yeux fixés sur le sol :
    pleins de tristesse, ils pensaient aux multiples épreuves à venir.
    Mais Cythérée leur offrit un signe dans un ciel dégagé.
    À l'improviste, un éclair lancé du haut de l'éther
    8, 525 apparut avec grand fracas, et tout sembla s'écrouler d'un coup,...

  • Virgile, Énéide, Chant VIII, vers 585-589 :

    585 Iamque adeo exierat portis equitatus apertis,
    Aeneas inter primos et fidus Achates,
    inde alii Troiae proceres, ipse agmine Pallas
    in medio chlamyde et pictis conspectus in armis:
    qualis ubi Oceani perfusus Lucifer unda, ...

    8, 585 Et déjà, par les portes ouvertes, la cavalerie était sortie;
    en tête, il y avait Énée, et son fidèle Achate,
    et ensuite, les autres nobles Troyens. Pallas marche dans la colonne,
    bien reconnaissable avec sa chlamyde et ses armes peintes,
    telle l'Étoile du matin, baignée par l'onde de l'Océan,...

  • Virgile, Énéide, Chant XII, vers 383-386 :

    Atque ea dum campis uictor dat funera Turnus,
    interea Aenean Mnestheus et fidus Achates
    385 Ascaniusque comes castris statuere cruentum,
    alternos longa nitentem cuspide gressus.

    12, 383 Et tandis que dans la plaine Turnus l'emporte et répand la mort,
    Mnesthée et le fidèle Achate, accompagnés d'Ascagne, entre-temps
    12, 385 ont installé dans le camp le corps ensanglanté d'Énée,
    qui marche à cloche-pied, en s'appuyant sur sa longue lance.


3. HODOI ELEKTRONIKAI & état de la situation :

Christian RUELL a pris quelques jours de congé : il n'y a donc pas de nouveaux environnements hypertextes ; les textes suivants, cependant, ont pu être préparés :

  • Aristote, Histoire des animaux, livre VI
  • Aristote, Histoire des animaux, livre VII
  • Aristote, Histoire des animaux, livre VIII
  • Flavus Josèphe, Les antiquités judaïques, livre V
  • Proclus, Commentaire sur le Parménide, livre IIbis
  • La Septante, Les Chroniques, livre II
  • Xénophon d'Éphèse, Les amours d'Abrocome et d'Anthia, livre I
  • Xénophon d'Éphèse, Les amours d'Abrocome et d'Anthia, livre II
  • Xénophon d'Éphèse, Les amours d'Abrocome et d'Anthia, livre III

Les textes bruts de ces oeuvres sont disponibles dans le Dépôt HODOI ELEKTRONIKAI.


4. Statistiques de consultation - mars 2010 :

Ces statistiques peuvent être relevées via le Serveur ACHILLE.

  • Site ITINERA ELECTRONICA:
    • sessions de travail ouvertes: 43.699 (37.795 en février 2010)
    • pages visitées: 89.065 (71.419 en février 2010)
    • pages les plus fréquemment demandées: voir : stat_mars2010

  • Site AGORACLASS - Environnements hypertextes (hors Corpora) :
    • sessions de travail ouvertes: 140.657 (114.553 en février 2010)
    • pages visitées : 7.231.756 (6.717.693 en février 2010)
    • pages les plus visitées (Total hits for periode) : voir stat_mars2010

  • Site AGORACLASS (CORPORA):
    • sessions de travail ouvertes: 21.033 (18.740 en février 2010)
    • pages visitées: 675.744 (375.018 en février 2010)
    • bases de données les plus fréquemment consultées (Total hits for periode) : stat_mars2010
    • base de données la plus consultée : Apulée, Métamorphoses (19,85 % du total des consultations) ; Sénèque, Lettres (8,46 % du total)

  • Site BCS (Bibliotheca Classica Selecta):
    • sessions de travail ouvertes: 138.181 (112.654 en février 2010)
    • pages visitées: 312.160 (247.867 en février 2010)
    • pages les plus fréquemment demandées:

      • Folia Electronica Classica : 37.579 pages (32.505 en février) ;
      • Suétone : 60.704 pages (48.172 en février) ;
      • Virgile : 24.934 pages (19.570 en février) ;
      • Précis grammatical (latin) : 12.673 pages (10.678 en février ;
      • Précis grammatical (grec) : 7.890 pages (6.975 pages en février)

  • Site LCE (Lupa Capitolina Electronica):
    • sessions de travail ouvertes: 14.879 (11.834 en février 2010)
    • pages visitées: 15.640 (14.333 en février 2010)

  • Site COLLATINVS-UCL (lemmatisation - dictionnaire latin-français) :
    • sessions de travail ouvertes: 17.879 (14.121 en février 2010) ;
    • pages visitées: 59.056 (45.255 en février 2010)

  • Site HODOI ELEKTRONIKAI (Environnements hypertextes grecs) :
    • sessions de travail ouvertes: 110.080 (121.622 en février 2010) ;
    • pages visitées: 1.452.157 (1.639.019 en février 2010)
    • pages les plus fréquemment demandées (Total hits for period) : voir stat_mars2010 ;

    • Les textes du mois :
      PLATON, Banquet (1,20%) ;
      PLATON, Phèdre (0,97 %) ;
      PLATON, Timée (1,45 %) ;
      PLUTARQUE, Vie d'Alexandre (1,04 % du total des pages) ;
      PLUTARQUE, Vie de César (1,41 % du total des pages);
      SOPHOCLE, Oedipe-Roi (1,22 % du total des pages)

  • Site HELIOS (Coopération Acad. Grenoble & Toulouse - UCL-LLN (FLTR/GLOR) : Langues anciennes) :
    • sessions de travail ouvertes: 64.642 (51.149 en février 2010)
    • pages visitées: 232.396 (172.390 en février 2010) ;
    • pages les plus visitées (Total hits for periode) : stat_mars2010


Jean Schumacher
2 avril 2010


 
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Dernière mise à jour : 17/02/2002