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Date :     27-11-2009

Sujets :
Fiches de lecture : 8 ajouts ; Lecture : Un bâteau de luxe, le Nilus Philopator pour une croisée sur le Nil (COLLEEN McCULLOUGH) ; HODOI ELEKTRONIKAI : 8 nouveaux environnements hypertextes : Aristote (x 8) ; ITINERA ELECTRONICA : un environnement reconstruit : PROPERCE, Élégies, livre III;

Notice :

1. Fiches de lecture :

  • Adresse du site : Lectures (site arrêté à la date du 18 mai 2006)
  • Base de données : Fiches (depuis le 19 mai 2006)

  • Ajouts : consultation des ==> Nouveautés <==

Les Nouveautés concernent :

  • ==> GREC :

  • ARISTOTE, Oeuvres diverses

  • Aristote : La fécondité excessive tue
  • Pourquoi, les oeufs, à l'intérieur, sont-ils de deux couleurs (éléments) : le blanc et le jaune ?
  • Les habitants du Pont et la chasse aux poissons
  • Sésostris III, Darius Ier et le canal des Pharaons
  • La mer diminue-t-elle sans cesse de quantité pour disparaître un jour ?
  • A propos de la salinité de la Mer Morte
  • A propos de procédés particuliers pour obtenir du sel en Chaonie et en Ombrie
  • A propos de la percussion reçue de la foudre


2. Lecture : Un bâteau de luxe, le Nilus Philopator pour une croisée sur le Nil :

Livre : COLLEEN McCULLOUGH, César et Cléopâtre.
Titre original : The October horse (2002)
Traduit de l'anaglais par Martine C. DESOILLE
Paris, Presses de la Cité, 2004, 1347 pp.

Extrait : pp. 183 - 187 : César et Cléopâtre sont en croisée sur le Nil :

" ... Souverain peu entreprenant, Ptolémée IV Philopator n'avait laissé à la postérité qu'une paire de navires : les deux plus grosses galères de toute l'histoire de la construction navale. La première, destinée à la navigation en mer, était un monstre de quatre cent vingt-six pieds de long sur soixante de large, doté de six rangs de rameurs. La seconde était une birème fluviale de trois cent cinquante pieds de long pour quarante de large.

Cette dernière était remisée depuis cent soixante ans dans un hangar à bateaux aux abords de Memphis, où elle était régulièrement mouillée, calfatée, graissée et carénée de façon à pouvoir accueillir Pharaon à tout moment.

Véritable palais flottant, le Nilus Philopator était doté de bains, d'une galerie à colonnades s'étirant de la poupe à la proue et de deux vastes pièces de réception : la salle des audiences et celle des banquets. A l'entrepont se trouvaient les appartements privés de Pharaon, ainsi que les quartiers plus modestes d'une foule de serviteurs. La cuisine, cachée à la vue par des paravents, ne consistait qu'en quelques braisières ; la vitesse du bateau n'excédant pas celle d'une légion en marche, les repas étaient préparés à terre par les dizaines de domestiques qui longeaient à pied la rive orientale du Nil, la rive occidentale étant réservée au royaume des Morts et aux temples.

Partout ce n'était qu'or, électrum, ivoire et chefs-d'oeuvre de marqueterie réalisés à partir d'essences rares, dont un bois de citronnier du mont Atlas parmi les plus beaux que César déclara avoir jamais vus, ce qui n'était pas un mince compliment quand on savait que les Romains avaient élevé l'ébénisterie au rang d'art noble. Les piédestaux étaient en chryséléphantine - mélange d'or et d'ivoire ; la statuaire était signée Praxitèle, Myron et même Phidias ; les peintures étaient de Zeuxis et Parrahsius, Pausias et Nicias ; les tapisseries, non moins admirables, rivalisaient par la finesse du détail avec les oeuvres peintes. Des tapis perses couvraient chaque recoin, et chaque pièce était tendue de voiles de lin translucides aux coloris harmonieux.

Tout compte fait, songea César, ce vieux Crassus ne divaguait pas lorsqu'il vantait les fabuleuses richesses de l'Egypte. Quel dommage qu'il ne soit pas là pour voir ça ! Ce bateau est digne d'un dieu sur terre.

Pour remonter le Nil, on avait hissé la voile pourpre, car en Egypte le vent soufflait toujours par le nord ; lorsqu'ils ramaient en sens inverse, le travail des rameurs était facilité par le vigoureux courant qui s'écoulait en direction de la Méditerranée. A propos de rameurs, César n'en avait aperçu aucun. Il n'aurait su dire à quoi ils ressemblaient ou s'ils étaient bien traités ; partout ailleurs, les rameurs étaient des hommes libres, au statut professionnel reconnu, mais l'Egypte n'était pas un pays de liberté. Chaque soir, au coucher du soleil, le Nilus Philopator jetait l'ancre sur la rive orientale dans quelque port privé où nulle autre embarcation n'était autorisée à mouiller.

Il avait craint, à tort, de s'ennuyer. Le trafic fluvial incessant offrait un spectacle pittoresque. Véritable marché flottant, des centaines de boutres surmontés de voiles latines ployaient sous leurs cargaisons de nourriture et autres marchandises acheminées par voie de terre depuis les ports de la mer Rouge : courges conservées dans des jarres d'argile, safran, huile de sésame et de lin, dattes, animaux vivants. Le tout sous l'oeil implacable de la police fluviale, dont les barques légères et agiles se faufilaient absolument partout.

Maintenant qu'il se trouvait sur le Nil, César comprenait mieux le phénomène des crues. Ainsi, il constata que les rives les plus basses mesuraient dix-sept pieds de haut et les plus hautes trente-deux ; si le fleuve ne dépassait pas le niveau des rives les plus basses, il ne pouvait sortir de son lit. En revanche, s'il dépassait les levées les plus hautes, un déluge incontrôlable se déversait dans la vallée, dévastant villages et cultures avant de mettre un temps fou à se résorber.

Les couleurs étaient spectaculaires : le ciel et l'eau d'un bleu franc, l'or pâle des hautes falaises formant le contrefort du plateau désertique virant progressivement au rouge profond, la végétation de la vallée offrant toutes les nuances possibles de vert. On était en hiver selon le calendrier égyptien, et les eaux s'étaient entièrement retirées des champs, où les cultures commençaient à lever, formant de riches tapis ondoyants annonciateurs d'abondantes récol- tes de printemps. César, qui ne pensait pas trouver d'arbres en ces parages, fut surpris de constater qu'il y poussait non seulement des bosquets, mais parfois même de petites forêts de perseas, une variété locale du sycomore, prunelliers, chênes, figuiers, ainsi que toutes les variétés de palmiers.

Non loin du point de jonction entre le nord et le sud de la Haute Egypte, le Nil formait un chenal anastomosé qui remontait vers le nord pour alimenter le lac Moeris et arroser la terre de Ta-she, si riche qu'elle donnait jusqu'à deux récoltes de blé et d'orge par an. L'un des premiers Ptolémées avait fait creuser un large canal d'irrigation reliant le lac au Nil. Ici, dans la vallée longue de cent milles, toutes les cultures étaient irriguées, l'informa Cléopâtre, même quand le Nil ne sortait pas de son lit. Si la famine sévissait, c'était à cause d'Alexandrie, qui comptait à elle seule trois millions d'habitants, soit plus de bouches à nourrir que la vallée du Nil tout entière. Les falaises et le plateau désertique formaient les Terres rouges ; la vallée, avec son riche terreau constamment fertilisé, était la Terre noire.

Sur les deux rives se dressaient un grand nombre de temples gigantesques. Tous étaient construits selon le même modèle : portiques monumentaux ; cours encerclées de murailles ; rangées de piliers-linteaux convergeant vers le saint des saints, une petite chambre aveugle éclairée comme par magie par la lumière du jour, et hébergeant tantôt la statue d'une divinité à tête d'animal tantôt celle d'un pharaon illustre comme Ramsès II, le célèbre bâtisseur. Des statues monumentales de pharaons ornaient généralement les façades des temples, et les portiques étaient reliés les uns aux autres par des allées de sphinx à tête de bélier, de lion ou d'homme. Tous les murs s'ornaient de fresques richement bariolées représentant des humains, des plantes, des animaux. ..."

Sources :

  • ATHÉNÉE de NAUCRATIS, Les Deipnosophistes (ou le Banquet des sages), livre V, ch. 9 :

    [5,9] Πολλῶν δὲ ὁ Φιλάδελφος βασιλέων πλούτῳ διέφερε καὶ περὶ πάντα ἐσπουδάκει τὰ κατασκευάσματα φιλοτίμως, (203d) ὥστε καὶ πλοίων πλήθει πάντας ὑπερέβαλλεν. Τὰ γοῦν μέγιστα τῶν πλοίων ἦν παρ´ αὐτῷ τριακοντήρεις δύο, εἰκοσήρης μία, τέσσαρες δὲ τρισκαιδεκήρεις, δωδεκήρεις δύο, ἑνδεκήρεις δεκατέσσαρες, ἐννήρεις λʹ, ἑπτήρεις λζʹ, ἑξήρεις εʹ, πεντήρεις δεκαεπτά· τὰ δ´ ἀπὸ τετρήρους μέχρι τριηρημιολίας διπλάσια τούτων. Τὰ δ´ εἰς τὰς νήσους πεμπόμενα καὶ τὰς ἄλλας πόλεις ὧν ἦρχε καὶ τὴν Λιβύην πλείονα ἦν τῶν τετρακισχιλίων. (203e) Περὶ δὲ βιβλίων πλήθους καὶ βιβλιοθηκῶν κατασκευῆς καὶ τῆς εἰς τὸ Μουσεῖον συναγωγῆς τί δεῖ καὶ λέγειν, πᾶσι τούτων ὄντων κατὰ μνήμην; 37. Ἐπεὶ δὲ περὶ νεῶν κατασκευῆς εἰρήκαμεν, φέρ´ εἴπωμεν (ἀκοῆς γάρ ἐστιν ἄξια) καὶ τὰ ὑπὸ τοῦ Φιλοπάτορος βασιλέως κατεσκευασμένα σκάφη. Περὶ ὧν ὁ αὐτὸς Καλλίξεινος ἱστορεῖ ἐν τῷ πρώτῳ περὶ Ἀλεξανδρείας οὑτωσὶ λέγων· « Τὴν τεσσαρακοντήρη ναῦν κατεσκεύασεν ὁ Φιλοπάτωρ τὸ μῆκος ἔχουσαν διακοσίων ὀγδοήκοντα πηχῶν, ὀκτὼ δὲ καὶ τριάκοντα ἀπὸ παρόδου ἐπὶ πάροδον, (203f) ὕψος δὲ ἕως ἀκροστολίου τεσσαράκοντα ὀκτὼ πηχῶν. Ἀπὸ δὲ τῶν πρυμνητικῶν ἀφλάστων ἐπὶ τὸ ὑπὸ τῇ θαλάσσῃ μέρος αὐτῆς τρεῖς πρὸς τοῖς πεντήκοντα πήχεις. Πηδάλια δ´ εἶχε τέτταρα τριακονταπήχη, κώπας δὲ θρανιτικὰς ὀκτὼ καὶ τριάκοντα πηχῶν τὰς μεγίστας, (204a) αἳ διὰ τὸ μόλυβδον ἔχειν ἐν τοῖς ἐγχειριδίοις καὶ γεγονέναι λίαν εἴσω βαρεῖαι κατὰ τὴν ζύγωσιν εὐήρεις ὑπῆρχον ἐπὶ τῆς χρείας. Δίπρῳρος δ´ ἐγεγόνει καὶ δίπρυμνος καὶ ἔμβολα εἶχεν ἑπτά· τούτων ἓν μὲν ἡγούμενον, τὰ δ´ ὑποστέλλοντα, τινὰ δὲ κατὰ τὰς ἐπωτίδας. Ὑποζώματα δὲ ἐλάμβανε δώδεκα· ἑξακοσίων δ´ ἦν ἕκαστον πηχῶν. Εὔρυθμος δ´ ἦν καθ´ ὑπερβολήν. Θαυμαστὸς δ´ ἦν καὶ ὁ ἄλλος κόσμος τῆς νεώς· ζῷα μὲν γὰρ εἶχεν οὐκ ἐλάττω δώδεκα πηχῶν κατὰ πρύμναν τε καὶ κατὰ πρῷραν, (204b) καὶ πᾶς τόπος αὐτῆς κηρογραφίᾳ κατεπεποίκιλτο, τὸ δ´ ἔγκωπον ἅπαν μέχρι τῆς τρόπεως κισσίνην φυλλάδα καὶ θύρσους εἶχε πέριξ. Πολὺς δ´ ἦν καὶ ὁ τῶν ὅπλων κόσμος· ἀνεπλήρου δὲ τὰ προσδεόμενα τῆς νεὼς μέρη. Γενομένης δὲ ἀναπείρας ἐδέξατο ἐρέτας πλείους τῶν τετρακισχιλίων, εἰς δὲ τὰς ὑπηρεσίας τετρακοσίους· εἰς δὲ τὸ κατάστρωμα ἐπιβάτας τρισχιλίους ἀποδέοντας ἑκατὸν καὶ πεντήκοντα· καὶ χωρὶς ὑπὸ τὰ ζύγια πλῆθος ἀνθρώπων ἕτερον ἐπισιτισμοῦ τε οὐκ ὀλίγον. (204c) Καθειλκύσθη δὲ τὴν μὲν ἀρχὴν ἀπὸ ἐσχαρίου τινός, ὅ φασι παγῆναι πεντήκοντα πλοίων πεντηρικῶν ξυλείᾳ, ὑπὸ δὲ ὄχλου μετὰ βοῆς καὶ σαλπίγγων κατήγετο. Ὕστερον δὲ τῶν ἀπὸ Φοινίκης τις ἐπενόησε τὴν καθολκήν, τάφρον ὑποστησάμενος ἴσην τῇ νηὶ κατὰ μῆκος, ἣν πλησίον τοῦ λιμένος ὤρυξε. Ταύτῃ δὲ τοὺς θεμελίους κατῳκοδόμησε λίθῳ στερεῷ πρὸς πέντε πήχεις τὸ βάθος, καὶ διὰ τούτων φάλαγγας ἐπικαρσίας κατὰ πλάτος τῆς τάφρου διώσας συνεχεῖς τετράπηχυν εἰς βάθος τόπον ἀπολειπούσας. (204d) Καὶ ποιήσας εἴσρουν ἀπὸ τῆς θαλάσσης ἐνέπλησεν αὐτῆς πάντα τὸν ὀρυχθέντα τόπον, εἰς ὃν ῥᾳδίως ὑπὸ τῶν τυχόντων ἀνδρῶν εἰσήγαγε τὴν ναῦν· .... τὸ ἀνοιχθὲν κατ´ ἀρχὰς ἐμφράξαντας μετεξαντλῆσαι πάλιν τὴν θάλασσαν ὀργάνοις. Τούτου δὲ γενομένου ἑδρασθῆναι τὸ πλοῖον ἀσφαλῶς ἐπὶ τῶν προειρημένων φαλάγγων. » 38. « Κατεσκεύασεν δ´ ὁ Φιλοπάτωρ καὶ ποτάμιον πλοῖον, τὴν θαλαμηγὸν καλουμένην, τὸ μῆκος ἔχουσαν ἡμισταδίου, τὸ δὲ εὖρος ᾗ πλατύτατον λʹ πηχῶν· (204e) τὸ δὲ ὕψος σὺν τῷ τῆς σκηνῆς ἀναστήματι μικρὸν ἀπέδει τεσσαράκοντα πηχῶν. Τὸ δὲ σχῆμα αὐτῆς οὔτε ταῖς μακραῖς ναυσὶν οὔτε ταῖς στρογγύλαις ἐοικός, ἀλλὰ παρηλλαγμένον τι καὶ πρὸς τὴν χρείαν τοῦ ποταμοῦ τὸ βάθος. Κάτωθεν μὲν γὰρ ἁλιτενὴς καὶ πλατεῖα, τῷ δ´ ὄγκῳ μετέωρος· τὰ δ´ ἐπὶ τῶν ἄκρων αὐτῆς μέρη καὶ μάλιστα τὰ κατὰ πρῷραν παρέτεινεν ἐφ´ ἱκανόν, τῆς ἀνακλάσεως εὐγράμμου φαινομένης. Δίπρῳρος δ´ ἐγεγόνει καὶ δίπρυμνος καὶ πρὸς ὕψος (204f) ἀνέτεινε διὰ τὸ μετέωρον ἄγαν ἵστασθαι πολλάκις ἐν τῷ ποταμῷ τὸ κῦμα. Κατεσκεύαστο δ´ αὐτῆς κατὰ μὲν μέσον τὸ κύτος τὰ συμπόσια καὶ οἱ κοιτῶνες καὶ τὰ λοιπὰ τὰ πρὸς τὴν διαγωγὴν χρηστήρια. Πέριξ δὲ τῆς νεὼς περίπατοι κατὰ τὰς τρεῖς πλευρὰς ἐγεγόνεσαν διπλοῖ. Ὧν ἡ μὲν περίμετρος ἦν πέντε πλέθρων οὐκ ἐλάττων, ἡ δὲ διάθεσις τοῦ μὲν καταγείου περιστύλῳ παραπλήσιος, (205a) τοῦ δ´ ὑπερῴου κρύπτῃ φραγμοῖς καὶ θυρίσι περιεχομένῃ πάντοθεν. Πρώτη δ´ εἰσιόντι κατὰ πρύμναν ἐτέτακτο προστὰς ἐξ ἐναντίου μὲν ἀναπεπταμένη, κύκλῳ δὲ περίπτερος· ἧς ἐν τῷ καταντικρὺ τῆς πρῴρας μέρει προπύλαιον κατεσκεύαστο δι´ ἐλέφαντος καὶ τῆς πολυτελεστάτης ὕλης γεγονός. Τοῦτο δὲ διελθοῦσιν ὡσανεὶ προσκήνιον ἐπεποίητο τῇ διαθέσει κατάστεγον ὄν. ᾯ πάλιν ὁμοίως κατὰ μὲν τὴν μέσην πλευρὰν προστὰς ἑτέρα παρέκειτο ὄπισθεν, καὶ τετράθυρος ἔφερεν εἰς αὐτὴν πυλών. (205b) Ἐξ ἀριστερῶν δὲ καὶ δεξιῶν θυρίδες ὑπέκειντο εὐαερίαν παρέχουσαι. Συνῆπτο δὲ τούτοις ὁ μέγιστος οἶκος· περίπτερος δ´ ἦν εἴκοσι κλίνας ἐπιδεχόμενος. Κατεσκεύαστο δ´ αὐτοῦ τὰ μὲν πλεῖστα ἀπὸ κέδρου σχιστῆς καὶ κυπαρίσσου Μιλησίας· αἱ δὲ τῆς περιστάσεως θύραι τὸν ἀριθμὸν εἴκοσι οὖσαι θυίναις κατεκεκόλληντο σανίσιν, ἐλεφαντίνους ἔχουσαι τοὺς κόσμους. Ἡ δ´ ἐνήλωσις ἡ κατὰ πρόσωπον αὐτῶν καὶ τὰ ῥόπτρα ἐξ ἐρυθροῦ γεγονότα χαλκοῦ τὴν χρύσωσιν ἐκ πυρὸς εἰλήφει. (205c) Τῶν δὲ κιόνων τὰ μὲν σώματα ἦν κυπαρίσσινα, αἱ δὲ κεφαλαὶ Κορινθιουργεῖς, ἐλέφαντι καὶ χρυσῷ διακεκοσμημέναι. Τὸ δὲ ἐπιστύλιον ἐκ χρυσοῦ τὸ ὅλον· ἐφ´ οὗ διάζωσμα ἐφήρμοστο περιφανῆ ζῴδια ἔχον ἐλεφάντινα μείζω πηχυαίων, τῇ μὲν τέχνῃ μέτρια, τῇ χορηγίᾳ δὲ ἀξιοθαύμαστα. Ἐπέκειτο δὲ καὶ στέγη καλὴ τῷ συμποσίῳ τετράγωνος κυπαρισσίνη· γλυπτοὶ δ´ αὐτῆς ἦσαν οἱ κόσμοι, χρυσῆν ἔχοντες τὴν ἐπιφάνειαν. Παρέκειτο δὲ τῷ συμποσίῳ τούτῳ καὶ κοιτὼν ἑπτάκλινος· (205d) ᾧ συνῆπτο στενὴ σῦριγξ, κατὰ πλάτος τοῦ κύτους χωρίζουσα τὴν γυναικωνῖτιν. Ἐν δὲ ταύτῃ συμπόσιον ἐννεάκλινον ἦν, παραπλήσιον τῇ πολυτελείᾳ τῷ μεγάλῳ, καὶ κοιτὼν πεντάκλινος. Καὶ τὰ μὲν ἄχρι τῆς πρώτης στέγης κατεσκευασμένα τοιαῦτ´ ἦν. 39. Ἀναβάντων δὲ τὰς παρακειμένας πλησίον τῷ προειρημένῳ κοιτῶνι κλίμακας οἶκος ἦν ἄλλος πεντάκλινος ὀρόφωμα ῥομβωτὸν ἔχων· καὶ πλησίον αὐτοῦ ναὸς Ἀφροδίτης θολοειδής, ἐν ᾧ μαρμάρινον ἄγαλμα τῆς θεοῦ. (205e) Κατεναντίον δὲ τούτου ἄλλο συμπόσιον πολυτελὲς περίπτερον· οἱ γὰρ κίονες αὐτοῦ ἐκ λίθων Ἰνδικῶν συνέκειντο. Παρὰ δὲ καὶ τούτῳ τῷ συμποσίῳ κοιτῶνες, ἀκόλουθον τὴν κατασκευὴν τοῖς προδεδηλωμένοις ἔχοντες. Προάγοντι δὲ ἐπὶ τὴν πρῷραν οἶκος ὑπέκειτο Βακχικὸς τρισκαιδεκάκλινος περίπτερος, ἐπίχρυσον ἔχων τὸ γεῖσον ἕως τοῦ περιτρέχοντος ἐπιστυλίου· στέγη δὲ τῆς τοῦ θεοῦ διαθέσεως οἰκεία. (205f) Ἐν δὲ τούτῳ κατὰ μὲν τὴν δεξιὰν πλευρὰν ἄντρον κατεσκεύαστο, οὗ χρῶμα μὲν ἦν ἔχον τὴν πετροποιίαν ἐκ λίθων ἀληθινῶν καὶ χρυσοῦ δεδημιουργημένην· ἵδρυτο δ´ ἐν αὐτῷ τῆς τῶν βασιλέων συγγενείας ἀγάλματα εἰκονικὰ λίθου λυχνέως. Ἐπιτερπὲς δ´ ἱκανῶς καὶ ἄλλο συμπόσιον ἦν ἐπὶ τῇ τοῦ μεγίστου οἴκου στέγῃ κείμενον, σκηνῆς ἔχον τάξιν· ᾧ στέγη μὲν οὐκ ἐπῆν, διατόναια δὲ τοξοειδῆ διὰ ποσοῦ τινος ἐνετέτατο διαστήματος, (206a) ἐφ´ ὧν αὐλαῖαι κατὰ τὸν ἀνάπλουν ἁλουργεῖς ἐνεπετάννυντο. Μετὰ δὲ τοῦτο αἴθριον ἐξεδέχετο τὴν ἐπάνω τῆς ὑποκειμένης προστάδος τάξιν κατέχον· ᾧ κλῖμάξ τε ἑλικτὴ φέρουσα πρὸς τὸν κρυπτὸν περίπατον παρέκειτο καὶ συμπόσιον ἐννεάκλινον, τῇ διαθέσει τῆς κατασκευῆς Αἰγύπτιον. Οἱ γὰρ γεγονότες αὐτόθι κίονες ἀνήγοντο στρογγύλοι, διαλλάττοντες τοῖς σπονδύλοις, τοῦ μὲν μέλανος, τοῦ δὲ λευκοῦ παράλληλα τιθεμένων. (206b) Εἰσὶ δ´ αὐτῶν καὶ αἱ κεφαλαὶ τῷ σχήματι περιφερεῖς, ὧν ἡ μὲν ὅλη περιγραφὴ παραπλησία ῥόδοις ἐπὶ μικρὸν ἀναπεπταμένοις ἐστίν. Περὶ δὲ τὸν προσαγορευόμενον κάλαθον οὐχ ἕλικες, καθάπερ ἐπὶ τῶν Ἑλληνικῶν, καὶ φύλλα τραχέα περίκειται, λωτῶν δὲ ποταμίων κάλυκες καὶ φοινίκων ἀρτιβλάστων καρπός· ἔστι δ´ ὅτε καὶ πλειόνων ἄλλων ἀνθέων γέγλυπται γένη. Τὸ δ´ ὑπὸ τὴν ῥίζαν, ὃ δὴ τῷ συνάπτοντι πρὸς τὴν κεφαλὴν ἐπίκειται σπονδύλῳ, κιβωρίων ἄνθεσι καὶ φύλλοις ὡσανεὶ καταπεπλεγμένοις ὁμοίαν εἶχε τὴν διάθεσιν. (206c) Τοὺς μὲν οὖν κίονας οὕτως Αἰγύπτιοι κατασκευάζουσι· καὶ τοὺς τοίχους δὲ λευκαῖς καὶ μελαίναις διαποικίλλουσι πλινθίσιν, ἐνίοτε δὲ καὶ τοῖς ἀπὸ τῆς ἀλαβαστίτιδος προσαγορευομένης πέτρας. Πολλὰ δὲ καὶ ἕτερα κατὰ μέσον τῆς νεὼς τὸ κύτος ἐν κοίλῃ καὶ κατὰ πᾶν αὐτῆς μέρος οἰκήματα ἦν. Ὁ δὲ ἱστὸς ἦν αὐτῆς ἑβδομήκοντα πηχῶν, βύσσινον ἔχων ἱστίον ἁλουργεῖ παρασείῳ κεκοσμημένον. » — Πᾶς δ´ ὁ τοῦ βασιλέως τοῦ Φιλαδέλφου πλοῦτος ... (206d) φυλαχθεὶς κατελύθη ὑπὸ τοῦ τελευταίου Πτολεμαίου τοῦ καὶ τὸν Γαβινιακὸν συστησαμένου πόλεμον, οὐκ ἀνδρὸς γενομένου ἀλλ´ αὐλητοῦ καὶ μάγου. ...

    [5,9] Chap. IX. Ptolémée Philadelphe fut plus riche que nombre de rois. Il apportait le plus grand soin à se faire honneur de tout ce qu'il entreprenait, (203d) et parvint ainsi à se procurer une marine infiniment plus nombreuse que celle de tous les autres souverains. Il eut aussi les plus grands vaisseaux. Voici l’état de sa marine : Deux vaisseaux de trente files de rameurs, un de vingt, quatre de treize, deux de douze, quatorze de onze, trente de neuf, trente-sept de sept, cinq de six, dix-sept de cinq, et le double en vaisseaux depuis quatre files jusqu'à trois et demie ; sans compter ceux qu'il envoyait aux îles, dans les villes de sa domination en Lycie, et qui montaient à plus de quatre mille. (203e) Il serait inutile de parler ici du nombre considérable de livres qu'il avait rassemblés, de ses bibliothèques, des savants qu'il réunissait dans le musée, puisque ce sont des choses encore très connues ; 37. mais puisque j'ai parlé de marine, entrons dans quelques détails à ce sujet. Les vaisseaux que Ptolémée Philopator avait fait construire, méritent aussi d'être connus. Voici donc ce que Callixène en dit, liv. I de son histoire d'Alexandrie. Philopator fît construire un vaisseau à quarante files de rameurs, long de deux cents quatre-vingts coudées, ayant de large trente-huit coudées entre les deux chemins latéraux. (203f) Jusqu'à l’acrostolion il avait quarante-huit coudées, et depuis les aphlastes de la poupe jusqu'à la partie à la mer, cinquante-trois coudées. Il portait quatre gouvernails. Les rames des thranites ou des rameurs supérieurs étaient longues de trente-huit coudées : (204a) c'étaient les plus longues; mais on en avait garni de plomb le manche qui arrivait dans l'intérieur du vaisseau, ce qui le rendait faciles à manier sur les apostis par le grand poids qu'elles avaient ainsi à l'intérieur. Ce vaisseau avait deux poupes et deux proues ; sept éperons ou rostres, dont l'un avançait au-delà des autres qui étaient moins allongés. Quelques-uns se portaient même vers les épotides. La hauteur du vaisseau était partagée en douze étages (ou galeries tournantes), chacun de six cents coudées de circuit : tout y était dans la plus exacte proportion. Les ornements n’y avaient été épargnés d'aucun côté. On voyait à la poupe et, à la proue des figures de douze coudées : (204b) du reste, il n’y avait pas de place qui ne fût couverte de différents dessins formés en cire de diverses couleurs, et le contour de la partie des rames qui était dans le vaisseau, était orné de lierre et de thyrses en relief. La quantité des agrès et des ustensiles qu'exigeait ce vaisseau était immense; cependant il y en avait suffisamment à toutes les parties où les manœuvres l’exigeaient. Ptolémée fit essayer ce vaisseau avec plus de trois mille rameurs ; quatre cents matelots exécutaient les manœuvres : outre cela, il y avait trois mille huit cent cinquante hommes de guerre sur le pont, sans compter le nombre assez considérable de ceux qui étaient sous les gradins des rameurs, dans les différents étages, afin de pourvoir aux vivres. (204c) Ce vaisseau avait été tiré à l'eau, de dessus un chantier où il était entré la quantité de bois qu'il fallait pour construire cinquante vaisseaux à cinq files de rameurs. C'était aux clameurs d'une foule immense, et au son des trompettes qu'on l'avait amené à l'eau; mais un Phénicien imagina ensuite le moyen de l'en retirer (et de le remettre à flot). Il fit creuser près du port une fosse profonde, de la longueur du vaisseau, et poser au fond de chaque côté, à la hauteur de cinq coudées, une bâtisse de pierres très solides, faisant entrer de chaque côté de grosses poutres qui traversaient la fosse, et toutes l’une à côté de l'autre. Il laissa sous ces pièces de bois un espace vide de quatre coudées entre le lit de la fosse; (204d) puis y introduisant l'eau de la mer, il en remplit toute la capacité ; de sorte que, par ce moyen, les premiers qui se trouvaient là pouvaient, en se réunissant à nombre suffisant, y faire entrer le vaisseau. Dès qu'il y était, il fermait l'ouverture de la fosse, en retirait l'eau avec des machines, et, cela fait, le vaisseau demeurait en sûreté sur cette espèce de plate-forme que faisaient les poutres transversales. 38. Ptolémée Philopator fit aussi construire un vaisseau pour aller sur le Nil, et le nomma Thalamègue. Il avait un demi-stade de long, et trente coudées dans sa plus grande largeur. (204e) Sa hauteur, y compris celle du pavillon, était à peu près de quarante coudées. Il n'avait ni la forme des vaisseaux longs, ni celle des vaisseaux ronds, mais une singulière, et propre au service que pouvait en permettre la profondeur du Nil. En effet, le fond en était plat et large; mais le vaisseau bombait dans son corps: On en avait suffisamment élevé les plats-bords, surtout à la proue, mais de manière que le bordage eût une courbure saillante et rentrante, d'une forme agréable. Ce vaisseau avait deux proues et deux poupes, et l’on avait beaucoup élevé les accastillages d'avant et d'arrière, (204f) à cause de la houle qui est souvent très forte sur le Nil.

    Au centre du vaisseau, étaient les salles à manger, les chambres à coucher, et toutes les commodités dont on avait besoin. Il régnait le long de trois côtés du bordage, deux galeries l'une sur l'autre pour se promener : elles n'avaient pas moins de cinq plèthres d'étendue en tournant. L'inférieure était construite en forme de péristyles (205a) L’espace cintré de la galerie supérieure était bordé partout d'une balustrade, interrompue par de petites portes. A l'entrée du côté de la poupe, on avait élevé à la première galerie un avant-corps tout ouvert en face (de la poupe). On pouvait en faire le tour. Il était orné de colonnes dans sa circonférence : quant à la partie qui faisait face à la proue, on y avait d'abord élevé un propylée fait d'ivoire, et des bois les plus précieux. Lorsqu'on l'avait passé, on voyait une espèce d’avant-scène couverte aussi par sa situation. Derrière, et dans le milieu de la partie latérale, il y avait pareillement un avant-corps où l’on entrait par un vestibule à quatre portes. (205b) De droite et de gauche il y avait des fenêtres pour procurer, de la salubrité. La plus grande salle était jointe à ces compartiments. Elle était formée en périptère et assez étendue pour contenir vingt lits.

    La plus grande partie de ses matériaux était de pièces de cèdres qu’on avait détaillées et de cyprès de Milet. Vingt portes s’ouvraient dans son contour. On les avait ornées d’un placage de thya, relevé par des ornements d’ivoire. Les têtes des clous qui en garnissaient et les boucles du heurtoir étaient de cuivre dorés au feu. (205c) Les fûts des colonnes du contour étaient de cyprès surmontés d’un chapiteau corinthien en ivoire et ornés de dorures. Les architraves étaient d'or massif. On y avait adapté une frise éclatante, ornée de figures d'ivoire, hautes de plus d'une coudée, dont le travail; quoique peu précieux en lui-même, était digne d'être admiré par son ensemble. La plate-forme qui couvrait la salle à manger était carrée, élégamment faite de bois de cyprès. Les ornements en étaient sculptés, et recouverts d'or

    A côté de cette salle, était une chambre à coucher, où il y avait sept lits. (205d) Le long de cette chambre, régnait un corridor étroit, traversant le vaisseau dans sa largeur, et séparant l'appartement des femmes. Il y avait dans cet appartement une salle à manger à neuf lits, aussi richement ornée que la grande dont on vient de parler, et à côté, une chambre à coucher à sept lits. Voilà les compartiments de tout ce qu'il y avait au premier étage.

    39. Lorsqu'on avait monté l'escalier adossé à la chambre à coucher, mentionnée ci-devant, on trouvait une autre salle à cinq lits, dont la couverture était faite en losanges, et près de là: un temple de Vénus fait en dôme, où il y avait en marbre une statue de cette déesse. (205e) En face, était une autre salle à manger, faite en périptère, à cinq lits, et du travail le plus riche : les colonnes en étaient de pierre des Indes. Il y avait à côté de cette salle des chambres à coucher, dont l'appareil ne cédait en rien à celui des précédentes dont j'ai parlé. Lorsqu'on passait vers la proue, on rencontrait, au premier étage, une salle bacchique faite en périptère, et à treize lits. Le subgronde était doré en placage jusqu'au contour de l'architrave. On en avait fait la couverture d'une forme analogue au caractère de Bacchus. Du côté droit, on avait pratiqué une grotte, dont les couleurs étaient nuancées avec de vraies pierres précieuses relevées par des ornements en or. (205f) On y voyait les bustes des personnes de la famille royale, faits en marbre de Paros.

    Sur la plate-forme de la plus grande salle à manger, on avait pratiqué l'emplacement d'un belvédère des plus agréables. Ce belvédère s'élevait à volonté comme un pavillon ; car il n'y était réellement pas bâti. On tendait, pour l'élever, des cercles sur des supports éloignés à certaine distance les uns des autres, (206a) et l'on étendait par dessus une banne pourpre avec ses pendants : c'était lorsqu'on voulait se promener sur le Nil.

    Après cela on trouvait un espace découvert, ayant la même forme que l'avant-corps qui était dessous. On y avait fait aboutir un escalier en vis, qui conduisait aussi à la galerie couverte. A côté était une salle à manger, à neuf lits, de structure Égyptienne; car les colonnes qu'on y avait élevées étaient rondes, et formées par des tambours qui étaient alternativement blancs et noirs. (206b) Les chapiteaux de cet ordre Égyptien sont de forme ronde, et tout le contour est orné de fleurons semblables à des roses qui commencent à s'épanouir. Quant à la partie qu'on appelle le panier, on n'y voit pas de volutes ou hélices, ni de feuillages rudes comme il y en a au haut des colonnes des Grecs; mais des calices ouverts de lotus du Nil, et des dattes telles qu'on les voit lorsque le palmier commence à les pousser. Il y a aussi d'autres feuillages en sculpture qui en font les ornements. Depuis l'astragale où ces fleurons prennent naissance, et qui couronne le tambour sur lequel pose le chapiteau, cette partie de la colonne présente un entrelacement de fleurs et de feuilles de fèves d'Egypte, (206c) C'est donc ainsi que les Égyptiens font leurs colonnes, bigarrant de même leurs murailles par l'alternative de plinthes blanches et noires. Quelquefois même ils forment cette bigarrure avec de l'albâtre. Il y avait en outre beaucoup d'autres pièces pratiquées dans le centre même, et dans d'autres parties du vaisseau : le mât avait soixante-dix coudées de haut, et portait une voile de byssus, dont les cordages latéraux étaient teints en pourpre. Mais toutes les richesses que le Roi Philadelphe avait conservées, (206d) furent dissipées par le dernier Ptolémée, surnommé Aulète, celui qui donna lieu à la guerre que Gabinius vint faire en Egypte. Ce dernier des Ptolémées était en effet moins un homme qu'un joueur de flûte et un magicien. ...

  • STRABON, Geographica, XVII-1, ch. 15 :

    [17a,15] Φύεται δ´ ἐν τοῖς Αἰγυπτιακοῖς ἕλεσι καὶ ταῖς λίμναις ἥ τε βύβλος καὶ ὁ Αἰγύπτιος κύαμος ἐξ οὗ τὸ κιβώριον, σχεδόν τι ἰσοΰψεις ῥάβδοι ὅσον δεκάποδες. ἀλλ´ ἡ μὲν βύβλος ψιλὴ ῥάβδος ἐστὶν ἐπ´ ἄκρῳ χαίτην ἔχουσα, ὁ δὲ κύαμος κατὰ πολλὰ μέρη φύλλα καὶ ἄνθη ἐκφέρει καὶ καρπὸν ὅμοιον τῷ παρ´ ἡμῖν κυάμῳ, μεγέθει μόνον καὶ γεύσει διαλλάττοντα. οἱ οὖν κυαμῶνες ἡδεῖαν ὄψιν παρέχουσι καὶ τέρψιν τοῖς ἐνευωχεῖσθαι βουλομένοις· εὐωχοῦνται δ´ ἐν σκάφαις θαλαμηγοῖς, ἐνδύνοντες εἰς τὸ πύκνωμα τῶν κυάμων καὶ σκιαζόμενοι τοῖς φύλλοις· ἔστι γὰρ σφόδρα μεγάλα ὥστε καὶ ἀντὶ ποτηρίων καὶ τρυβλίων χρῆσθαι· ἔχει γάρ τινα καὶ κοιλότητα ἐπιτηδείαν πρὸς τοῦτο· καὶ δὴ καὶ ἡ Ἀλεξάνδρεια μεστὴ τούτων ἐστὶ κατὰ τὰ ἐργαστήρια ὡς σκεύεσι χρωμένων· καὶ οἱ ἀγροὶ μίαν τινὰ τῶν προσόδων καὶ ταύτην ἔχουσι τὴν ἀπὸ τῶν φύλλων.

    [17a,15] Entre autres plantes qui croissent dans les lacs et marais de l'Egypte, nous signalerons le byblus et le cyamus dit d'Egypte dont on fait {ces vases appelés} ciboires. Les tiges de l'une et de l'autre plantes ont à peu près la même hauteur, 10 pieds environ ; mais, tandis que le byblus a sa tige lisse jusqu'en haut et n'est garni qu'à son sommet d'une houppe chevelue, le cyamus porte des feuilles et des fleurs en plus d'un endroit de sa tige. Il produit aussi un fruit semblable à la fève de nos pays (la différence n'est que dans la grosseur et dans le goût). Les cyamons offrent un charmant coup d'oeil et servent de riant abri à ceux qui veulent se divertir et banqueter en liberté. Montés sur des barques à tentes, dites thalamège, les gais compagnons s'enfoncent au plus épais des cyames et vont goûter le plaisir de la bonne chère à l'ombre de leur feuillage. Les feuilles des cyames sont en effet extrêmement larges, au point qu'on peut s'en servir en guise de coupes et d'assiettes, elles présentent une concavité naturelle qui les rend même très propres à cet usage. Cela est si vrai, que les ateliers d'Alexandrie en sont remplis et qu'on n'y emploie guère d'autres vases. Ajoutons que la vente de ces feuilles constitue une source de revenu pour les gens de la campagne. Voilà ce que l'on peut dire au sujet du cyamus.

  • STRABON, Geographica, XVII-1, ch. 16 :

    [17a,16] Ἐν δεξιᾷ δὲ τῆς Κανωβικῆς πύλης ἐξιόντι ἡ διῶρυξ ἔστιν ἡ ἐπὶ Κάνωβον συνάπτουσα τῇ λίμνῃ· ταύτῃ δὲ καὶ ἐπὶ Σχεδίαν ὁ πλοῦς ἐπὶ τὸν μέγαν ποταμὸν καὶ ἐπὶ τὸν Κάνωβον, πρῶτον δὲ ἐπὶ τὴν Ἐλευσῖνα· ἔστι δ´ αὕτη κατοικία πλησίον τῆς τε Ἀλεξανδρείας καὶ τῆς Νικοπόλεως ἐπ´ αὐτῇ τῇ Κανωβικῇ διώρυγι κειμένη, διαίτας ἔχουσα καὶ ἀπόψεις τοῖς καπυρίζειν βουλομένοις καὶ ἀνδράσι καὶ γυναιξίν, ἀρχή τις Κανωβισμοῦ καὶ τῆς ἐκεῖ λαμυρίας. ἀπὸ δὲ τῆς Ἐλευσῖνος προελθοῦσι μικρὸν ἐν δεξιᾷ ἐστιν ἡ διῶρυξ ἀνάγουσα ἐπὶ τὴν Σχεδίαν· διέχει δὲ τετράσχοινον τῆς Ἀλεξανδρείας ἡ Σχεδία, κατοικία πόλεως, ἐν ᾗ τὸ ναύσταθμον τῶν θαλαμηγῶν πλοίων, ἐφ´ οἷς οἱ ἡγεμόνες εἰς τὴν ἄνω χώραν ἀναπλέουσιν· ἐντ


 
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Dernière mise à jour : 17/02/2002