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Date :     29-05-2009

Sujets :
Fiches de lecture : 7 ajouts; Lecture : SÉNÈQUE : Peut-on faire état d'un service rendu ? (César et le vieux soldat); HODOI ELEKTRONIKAI : 13 nouveaux environnements hypertextes : Diogène Laërce, Grégoire de Nysse, Lucien (x 11); Traductions : OVIDE, Les Métamorphoses ;

Notice :

1. Fiches de lecture :

  • Adresse du site : Lectures (site arrêté à la date du 18 mai 2006)
  • Base de données : Fiches (depuis le 19 mai 2006)

  • Ajouts : consultation des ==> Nouveautés <==

Les Nouveautés concernent :

  • ==> GREC :

  • BASILE de Césarée, Traité sur la virginité
  • GRÉGOIRE de Nysse, Homélies sur l'Hexaëméron

  • Grégoire de Nysse et les maux issus du mariage
  • Les hommes ne sont pas maîtres de la terre
  • Personne ne possède l'objet de son désir éternellement
  • Grégoire de Nysse : Le mariage est un artisan de deuil et de malheurs
  • Question : Existe-t-il un ciel ou deux cieux ?
  • Il existe une harmonie entre les 4 éléments : terre, eau, air, feu
  • La gloire humaine est fragile comme la fleur de l'herbe


2. Lecture : Peut-on faire état d'un service rendu ? :

Environnement hypertexte : SÉNÈQUE, Des Bienfaits, V, 24, 1-3

Extrait :

Causam dicebat apud diuum Iulium ex ueteranis quidam paulo uiolentior aduersus uicinos suos, et causa premebatur. "Meministi, inquit, imperator in Hispania talum te torsisse circa Sucronem?" Quum Caesar meminisse se dixisset: "Meministi quidem, inquit; sub quadam arbore minimum umbrae spargente, quum uelles residere feruentissimo sole, et esset asperrimus locus, in quo ex rupibus acutis unica illa arbor eruperat, quemdam ex commilitonibus paenulam suam substrauisse". Quum dixisset Caesar : "Quidni meminerim? et quidem siti confectus, quia impeditus ire ad fontem proximum non poteram, repere manibus uolebam, nisi commilito, homo fortis ac strenuus, aquam mihi in galea sua attulisset. - Potes ergo, inquit, imperator, agnoscere illum hominem, aut illam galeam"? Caesar ait se non posse galeam agnoscere, hominem pulchre posse ; et adiecit, puto ob hoc iratus, quod se a cognitione media ad ueterem fabulam adduceret : "Tu utique ille non es. - Merito, inquit, Caesar, me non agnoscis ; nam quum hoc factum est, integer eram ; postea ad Mundam in acie oculus mihi effossus est, et in capite lecta ossa. Nec galeam illam si uideres, agnosceres ; machaera enim Hispana diuisa est". Vetuit illi exhiberi negotium Cmsar, et agellos, in quibus uicinalis uia, causa rixae ac litium fuerat, militi suo donauit.

Traduction :

Un vétéran plaidait devant Jules César, comme accusé d'avoir agi avec quelque violence à l'égard de ses voisins ; et l'affaire tournait mal :

"Vous souvenez-vous, dit-il, mon général, de vous être donné une entorse au talon, en Espagne, auprès de Sucrone ? - Oui, dit César. - Vous souvenez-vous aussi, ajouta l'autre, que, voulant vous asseoir au pied d'un arbre qui donnait fort peu d'ombre, comme le soleil était excessivement chaud, le terrain rude, hérissé de rochers aigus entre lesquels aucun autre arbre ne croissait, un de vos compagnons d'armes étendit sous vous son manteau?

- Comment, si je m'en souviens! dit César; à telle enseigne que, mourant de soif, et incapable de marcher jusqu'à la fontaine voisine, j'allais m'y traîner sur les mains, lorsqu'un de mes camarades, un brave et bon soldat, m'apporta de l'eau dans son casque.

- Eh bien, général, reprit le vétéran, reconnaîtriez-vous maintenant l'homme ou le casque ? - Le casque, non, répliqua le dictateur ; mais l'homme, parfaitement". Puis il ajouta, peut-être piqué de se voir interrompu au milieu de l'information par une vieille anecdote : "Certes, ce n'est pas toi".

- Il est tout simple, César, répliqua l'accusé, que vous ne me reconnaissiez pas; car dans ce temps-là mon corps était entier ; depuis, j'ai perdu un oeil à la bataille de Munda, et l'on m'a enlevé quelques os du crâne. Quant au casque, si on vous le présentait à présent, vous ne le reconnaîtriez pas non plus; car il a été coupé en deux par un sabre espagnol".

César ne voulut pas qu'on inquiétât plus longtemps son vieux soldat ; il lui donna le champ dans lequel se trouvait le chemin vicinal, cause de la dispute et du procès.


3. HODOI ELEKTRONIKAI & environnements hypertextes :

Cette semaine-ci, il a fait chaud, très chaud dans la forge de Christian RUELL : 13 nouveaux environnements hypertextes en sont sortis :

Les textes bruts de ces oeuvres sont disponibles dans le Dépôt HODOI ELEKTRONIKAI.


4. Traductions : OVIDE, Les Métamorphoses :

  • L'Ovidienne :
    Traduction nouvelle annotée par Anne-Marie BOXUS et Jacques POUCET.

    Tiré de l'Introduction :

    Faite essentiellement sur le texte latin du site The Latin Library, parfois légèrement modifié à partir de celui de l'édition G. Lafaye dans la Collection des Universités de France (Ovide. Les Métamorphoses, 3 tomes, Paris, 1925-1930), cette traduction nouvelle se veut assez proche de l'original, tout en offrant un texte clair et coulant. Un hexamètre latin correspond plus ou moins exactement à une ligne de texte français, et tous les cinq vers, la référence est indiquée. Les auteurs ont introduit des subdivisions et des résumés destinés à faciliter la lecture.

    Le commentaire ne s'adresse pas aux spécialistes mais aux simples utilisateurs, peu ou pas du tout familiarisés avec le monde antique. Il se limite aux realia et ne propose aucune considération littéraire. Libre à chaque lecteur de se faire son opinion personnelle sur l'oeuvre d'Ovide. Les notes sont inspirées des éditions et des commentaires modernes, ainsi que des ouvrages de Pierre Grimal (Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Paris, 1969) et de Jean-Claude Belfiore (Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Paris, 2003).

    Les responsables de la traduction, du commentaire et de la mise au format HTML sont Anne-Marie Boxus, lectrice retraitée de latin et de grec aux Facultés universitaires Saint-Louis (Bruxelles) et Jacques Poucet, professeur émérite de l'Université de Louvain (Louvain-la-Neuve) et des Facultés universitaires Saint-Louis (Bruxelles).

    Traduction et commentaire sont couverts par le copyright. Ceux qui souhaiteraient les utiliser à des fins autres que personnelles sont invités à prendre contact par courrier électronique avec les auteurs.

    Le travail, commencé dans les derniers mois de 2005, a été terminé en mai 2009. Les auteurs seront reconnaissants à ceux qui prendront la peine de leur faire part de leurs observations, positives ou négatives, et de leurs suggestions.

    La présente traduction des Métamorphoses fait partie intégrante de la Bibliotheca Classica Selecta (BCS), où l'on trouvera aussi une ancienne traduction française des Métamorphoses, celle de G.T. Villenave, Paris, 1806, légèrement adaptée.

    Cette traduction Villenave des Métamorphoses est intégrée dans le vaste projet Hypertextes louvanistes mis au point à la Faculté de Philosophie et Lettres de Louvain. Cette réalisation offre de multiples possibilités ; non seulement elle permet une lecture linéaire de nombreuses oeuvres avec le texte latin et la traduction française en regard, mais elle donne également accès (livre par livre) à des recherches lexicographiques et statistiques de multiples natures. Un élargissement récent (2004), Corpora, permet même de réaliser ces recherches sur l'intégralité de certaines oeuvres, et non plus livre par livre.

    Bruxelles, 28 décembre 2005 - 13 mai 2009


  • Nouvelle traduction d'Olivier SERS, Paris, 2009

    Tiré de Compitum :

    Éditeur : Les Belles Lettres
    Collection : Classiques en poche 93
    XXVII - 786 pages
    ISBN : 978-2-251-80008-0
    19,00 €

    Les Métamorphoses d'Ovide (43 av. J.-C.-17 ap.) sont pour la poésie latine une sorte de livre des records, de longueur (11995 vers évoquant ou narrant 250 métamorphoses en quelque 150 épisodes), mais aussi de variété des genres, des styles et des procédés narratifs. Couvrant toute l'histoire du monde, du chaos originel au temps d'Auguste où écrit le poète, sorte d'œuvre-univers dont la structure labyrinthique fait un véritable et fascinant palais des mirages, « Légende dorée » ou « Vatican du paganisme », « Mille et une nuits de l'Antiquité » elles s'ouvrent sur un récit de la Genèse et s'achèvent, après un long et passionnant prêche philosophique prononcé par Pythagore (569-475 av. J.-C.), sur la promesse de divinisation de l'empereur régnant et d'immortalité du poète, après avoir offert au lecteur, sans jamais l'ennuyer, une profusion de récits épiques et de contes burlesques, édifiants, émouvants ou galants dont la postérité n'a cessé de recycler les inépuisables joyaux. Olivier Sers a traduit Ovide, entreprise sans précédent, vers pour vers, en 11995 alexandrins classiques restituant fidèlement le phrasé et la frappe poétique des hexamètres latins. Pour la première fois le lecteur moderne des Métamorphoses est placé dans la situation même du lecteur antique.


Jean Schumacher
29 mai 2009


 
UCL | FLTR | Itinera Electronica | Bibliotheca Classica Selecta (BCS) |
Analyse, design et réalisation informatiques : B. Maroutaeff - J. Schumacher

Dernière mise à jour : 17/02/2002