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Date :     22-05-2009

Sujets :
Fiches de lecture : 13 ajouts; Lecture : SÉNÈQUE, Du gouvernement d'un prince; HODOI ELEKTRONIKAI : 7 nouveaux environnements hypertextes : Lucien (x 7);

Notice :

1. Fiches de lecture :

  • Adresse du site : Lectures (site arrêté à la date du 18 mai 2006)
  • Base de données : Fiches (depuis le 19 mai 2006)

  • Ajouts : consultation des ==> Nouveautés <==

Les Nouveautés concernent :

  • ==> GREC :

  • ARHÉNÉE de Naucratis, Les Deipnosophistes, livre X
  • HÉSIODE, Les travaux et les jours
  • HOMÈRE, L'Odyssée, livre IV
  • LUCIEN, Dialogues

  • Alexandre le Grand, l'architecte et le mont Athos
  • Comparer une mortelle à Venus et à Junon, c'est dégrader ces déesses
  • Phidias et la statue de Jupiter à Élée
  • Le bronze est le miroir de l'apparence, le vin est le miroir de l'âme
  • Comment composer un éloge ?
  • Différences entre celui qui flatte et celui qui loue
  • Prométhée et Athéna ont fabriqué les êtres humains
  • Pyrrhus, roi d'Épire, plaçait la santé au-dessus de tous les biens
  • La peinture d'Aëtion montrant une scène du mariage d'Alexandre le Grand avec Roxane
  • Comment Hérodote s'est-il fait connaître de tous les Grecs ?
  • Le mythe des champs élyséens
  • Le mythe des cinq races (âges) du mode
  • Le cortège de Dionysos (en Inde)

Rappel :

Le 19 mai 2009, la base de données des fiches de lecture a fêté son 3e anniversaire : elle renferme actuellement près de 2000 fiches. Proficiat.


2. Lecture :

Environnement hypertexte : SÉNÈQUE, De la clémence, I, 3-4

Extrait : Du gouvernement d'un prince :

Nullum tamen clementia ex omnibus magis quam regem aut principem decet. Ita enim magnae uires decori gloriaeque sunt, si illis salutaris potentia est; nam pestifera uis est ualere ad nocendum. Illius demum magnitudo stabilis fundataque est, quem omnes tam supra se esse quam pro se sciunt, cuius curam excubare pro salute singulorum atque uniuersorum cottidie experiuntur, quo procedente non, tamquam malum aliquod aut noxium animal e cubili prosilierit, diffugiunt, sed tamquam ad clarum ac beneficum sidus certatim aduolant. Obicere se pro illo mucronibus insidiantium paratissimi et substernere corpora sua, si per stragem illi humanam iter ad salutem struendum sit, somnum eius nocturnis excubiis muniunt, latera obiecti circumfusique defendunt, incurrentibus periculis se opponunt.

Non est hic sine ratione populis urbibusque consensus sic protegendi amandique reges et se suaque iactandi, quocumque desiderauit imperantis salus; nec haec uilitas sui est aut dementia pro uno capite tot milia excipere ferrum ac multis mortibus unam animam redimere nonnumquam senis et inualidi.

Quemadmodum totum corpus animo deseruit et, cum hoc tanto maius tantoque speciosius sit, ille in occulto maneat tenuis et in qua sede latitet incertus, tamen manus, pedes, oculi negotium illi gerunt, illum haec cutis munit, illius iussu iacemus aut inquieti discurrimus, cum ille imperauit, siue auarus dominus est, mare lucri causa scrutamur, siue ambitiosus, iam dudum dextram flammis obiecimus aut uoluntarii terram subsiluimus, sic haec immensa multitudo unius animae circumdata illius spiritu regitur, illius ratione flectitur pressura se ac fractura uiribus suis, nisi consilio sustineretur.

Suam itaque incolumitatem amant, cum pro uno homine denas legiones in aciem deducunt, cum in primam frontem procurrunt et aduersa uolneribus pectora ferunt, ne imperatoris sui signa uertantur. Ille est enim uinculum, per quod res publica cohaeret, ille spiritus uitalis, quem haec tot milia trahunt nihil ipsa per se futura nisi onus et praeda, si mens illa imperii subtrahatur. Rege incolumi mens omnibus una; amisso rupere fidem.

Hic casus Romanae pacis exitium erit, hic tanti fortunam populi in ruinas aget; tam diu ab isto periculo aberit hic populus, quam diu sciet ferre frenos, quos si quando abruperit uel aliquo casu discussos reponi sibi passus non erit, haec unitas et hic maximi imperii contextus in partes multas dissiliet, idemque huic urbi finis dominandi erit, qui parendi fuerit.

Ideo principes regesque et quocumque alio nomine sunt tutores status publici non est mirum amari ultra priuatas etiam necessitudines; nam si sanis hominibus publica priuatis potiora sunt, sequitur, ut is quoque carior sit, in quem se res publica conuertit. Olim enim ita se induit rei publicae Caesar, ut seduci alterum non posset sine utriusque pernicie; nam et illi uiribus opus est et huic capite.

Traduction :

Mais ceux à qui la clémence convient le mieux, ce sont les rois et les princes. Une grande autorité n'est honorable et glorieuse qu'autant qu'elle est tutélaire; et c'est un pouvoir désastreux que celui qui n'a de force que pour nuire; la grandeur ne repose sur une base ferme et assurée que lorsque chacun sait qu'elle existe moins au dessus de lui que pour lui; lorsqu'on éprouve constamment que la sollicitude du prince veille pour le salut général et pour celui de chaque citoyen; lorsqu'on ne fuit pas sa rencontre comme celle d'un animal dangereux qui sort de son antre, mais qu'au contraire on vole de toutes parts vers lui comme vers un astre lumineux et bienfaisant; lorsqu'on est prêt à s'exposer au glaive de ceux qui conspirent contre ses jours, et à mourir à ses pieds si l'on ne peut le sauver qu'en se sacrifiant pour lui. Les sujets d'un tel prince veillent la nuit pour assurer son repos; ils se pressent autour de lui pour le défendre, ils se précipitent au devant des périls qui le menacent. Ce n'est pas sans motif que les peuples s'accordent à défendre leurs rois, à les aimer, et à courir partout où l'exige le salut du chef de l'empire; et ce n'est ni par bassesse ni par un dévouement insensé que tant de milliers d'hommes bravent la mort pour un seul, que tant de morts rachètent une seule vie, et quelquefois celle d'un vieillard infirme.

Ne voyez-vous pas que le corps entier obéit à l'âme, bien que le premier l'emporte par son étendue et son apparence extérieure, tandis que l'autre, subtile et imperceptible, ignore même dans quel organe elle a son siège. Cependant les mains, les pieds, les yeux, concourent à la servir; c'est par elle que notre pensée enveloppe notre corps; c'est par son ordre que nous nous livrons au repos ou à l'agitation. Que ce maître commande: aussitôt, s'il est avare, nous parcourons les mers pour acquérir des richesses; s'il est avide de gloire , nous livrons notre main à la flamme, ou nous nous précipitons volontairement dans un gouffre. De même cette multitude immense qui est groupée autour d'une seule âme est gouvernée par son souffle et modérée par sa raison; tandis qu'elle serait écrasée et brisée par ses propres forces, si elle cessait d'avoir pour appui la sagesse de son chef.

Ainsi c'est l'amour de leur propre conservation qui fait agir les peuples, lorsque, pour un seul homme, dix légions se rangent en bataille lorsqu'on s'élance au premier rang, lorsqu'on présente sa poitrine aux blessures, pour empêcher que les drapeaux de son empereur ne recoivent un affront; car il est le lien par lequel le faisceau de l'état demeure uni; le souffle vital par lequel sont animés tant de milliers d'hommes, qui ne seraient qu'un fardeau pour eux-mêmes et une proie pour l'ennemi, si cette âme du gouvernement venait à disparaître. "Tandis qu'il est vivant, tout suit la même loi. Est-il mort? ce n'est plus que discorde civile". Un tel malheur détruirait sans retour la paix de l'empire, et ferait tomber en ruines la puissance du peuple romain, de cette grande nation. Il sera à l'abri d'un tel danger tant qu'il saura supporter le frein; si jamais il le brise, ou si, après en avoir été dégagé par un évènement quelconque, il ne souffre pas qu'on le lui remette, ce vaste empire perdra son unité et tombera en dissolution.

Rome cessera de dominer lorsqu'elle cessera d'obéir. On ne doit donc pas s'étonner que les princes, les rois, et tous ceux auxquels est confié le salut de l'état, quelque nom qu'on leur donne, soient l'objet d'un amour qui l'emporte sur toutes les affections privées. Car si les hommes sages préfèrent l'intérêt public à l'intérêt particulier, il est naturel que celui dans la personne duquel l'état se trouve en quelque sorte concentré, leur soit plus cher que tout le reste. L'empereur s'est tellement identifié avec la république, que leur séparation entraînerait leur perte commune : autant l'un a besoin de bras, autant l'autre a besoin de tête.


3. HODOI ELEKTRONIKAI & environnements hypertextes :

Christian RUELL continue sur le même rythme : 7 nouveaux environnements hypertextes ont été constitués cette semaine-ci :

Les textes bruts de ces oeuvres sont disponibles dans le Dépôt HODOI ELEKTRONIKAI.


Jean Schumacher
22 mai 2009


 
UCL | FLTR | Itinera Electronica | Bibliotheca Classica Selecta (BCS) |
Analyse, design et réalisation informatiques : B. Maroutaeff - J. Schumacher

Dernière mise à jour : 17/02/2002