Projets ITINERA ELECTRONICA - HODOI ELEKTRONIKAI - HELIOS

Actu' ITINERA+ (Actualités - Nouvelles)


  Accueil     Liste des actualités     Recherche     Actualité     Administration  

Date :     02-02-2007

Sujets :
Projet HELIOS : une nouvelle leçon à disposition : Dominique AUGÉ, Caligula, un monstre fabriqué par les hommes ?; Fiches de lecture : 12 ajouts; FEC (Folia Electronica Classica : fascicule 13 (janvier-juin 2007) : trois publications nouvelles disponibles; Statistiques de consultation - janvier 2007; Lecture : John MADDOX ROBERTS, Le temple des muses; HODOI ELEKTRONIKAI : nouveaux environnements hypertextes : Denys d'Halicarnasse, Flavius Josèphe, Héliodore, Pausanias, Platon;

Notice :

1. Projet HELIOS : Dominique Augé, Caligula, un monstre fabriqué par les hommes ?

En ce qui concerne Les Ressources pour le professeur et sa classe, au sein du projet HELIOS, les cases encore vides se remplissent les unes après les autres.

Aujourd'hui, c'est la case TERMINALE (17-18 ans) - Écrire l'Histoire qui est pourvue d'une séquence d'enseignement élaborée et éditée, une nouvelle fois, par

Dominique Augé : CALIGULA, un monstre fabiqué par les hommes ?

Caligula, un monstre fabriqué par les hommes?

Dominique Augé (Lycée Vaugelas, Chambéry, académie de Grenoble)

C'est déjà la trosième leçon que Dominique Augé met à la disposition des enseignants et des étudiants en langues anciennes. Et c'est aussi la quinzième leçon en vitrine depuis le lancement du projet HELIOS le 11 février 2005.

La leçon est bâtie sur 5 extraits de SUÉTONE, Les Vies des XII Césars - Vie de Caligula ; oeuvre pour laquelle une présentation spéciale et originale a été établie et est disponible sur le site de la Bibliotheca Classica Selecta (BCS). Sur ce site, cette présentation se révèle, depuis des années !, incontournable : plus de 50.000 instances de pages de cette oeuvre sont activées par les internautes, mois après mois.

Nous ne pouvons que souhaiter à Dominique Augé d'obtenir un même succès avec sa leçon sur Caligula.

Les modules de la leçon sont : Introduction, Vocabulaire, Grammaire, Questions d'analyse, Commentaire et Traduction.

ADRESSE : Page d'ouverture

En outre, citons la Fiche signalétique qui renferme les objectifs de la séquence ainsi qu'un dossier EXERCICES ("Banque d'activités") particulièrement bien fourni : plus de 50 exercices interactifs sont à disposition !

CONCLUSION: cette leçon est un nouveau joyau que Dominique Augé offre à la communauté intéressée par les études latines. Après Les Romains devant les catastrophes naturelles et Deux femmes dans la guerre de Troie : Andromaque et Hélène, D. Augé apparaît, avec cette 3e leçon en un peu plus de deux mois, virtuose en ressources pédagogiques éditées sur la Toile. De plus, elle fait preuve d'un dynamisme et d'une application hors pair.

La leçon Caligula, un monstre fabriqué par les hommes est en cours de validation auprès des responsables pédagogiques FR et BE du projet HELIOS.


2. Fiches de lecture :

  • Adresse du site : Lectures (site arrêté à la date du 18 mai 2006)
  • Base de données : Fiches (depuis le 19 mai 2006)

  • Ajouts : consultation des ==> Nouveautés <==

Les Nouveautés concernent :

  • ==> LATIN :
  • COLUMELLE, De l'agriculture, livre IV
  • VÉGÈCE, De l'art militaire, livre I

  • ==> GREC :
  • ALEXANDRE d'Aphrodisias, Du destin
  • HÉLIODORE, Théagène et Chariclée III

Nouvelles étincelles glanées :

  • C'est quoi le mauvais oeil ?
  • Pourquoi, chez les Égyptiens, les statues des dieux ont toujours les pieds joints ?
  • Homère était-il égyptien ?
  • Pour les prêtres égyptiens, il y a deux sciences : la science vulgaire et la science véritable
  • La serpe du vigneron
  • Dans quel pays faut-il recruter les soldats ?
  • Quelles professions conviennent au service militaire ?
  • Un exercice militaire : la quintaine
  • La nourriture du soldat est fonction de son aptitude au combat
  • Les 4 espèces de causes d'après Aristote
  • Quelle est pour l'homme sa condition d'être?
  • Destin et loi sont des choses contraires


3. FEC : trois nouvelles publications en vitrine :

Le fascicule 13 (janvier-juin 2007) des Folia Electronica Classica affiche trois publications nouvelles :

Autour de la «Médée» de Sénèque

Médée de Sénèque : une tragédie des «noces barbares», par Paul-Augustin Deproost (120 K)
(à paraître dans les
actes du séminaire Figures et formes des imaginaires antiques [Louvain-la-Neuve, Liège et Lille III])
 

De l'âge d'or à Médée. L'ombre portée des Argonautes sur les rythmes du temps dans la Medea de Sénèque, par Paul-Augustin Deproost (84 K)
(paru dans P. Carmignani, J.-Y. Laurichesse, J. Thomas [éd.], Rythmes et lumières de la Méditerranée. Actes du colloque international du 20 au 23 mars 2002, Presses universitaires de Perpignan, 2003, p. 45-58 [Coll. Études]).

Autour d'Aristote

Aristote et l'esclavage, par Marie-Paule Loicq-Berger (91 K)
(inédit)


4. Statistiques de consultation - janvier 2007 :

  • Site ITINERA ELECTRONICA:
    • sessions de travail ouvertes: 51.517
    • pages visitées: 84.258
    • pages les plus fréquemment demandées: Cours FLTR 1510 (Litt. europ. : Les héritages grec et latin - P.-A. Deproost) : 6.006 pages; Cours GLOR 2330 (Auteurs latins - P.-A. Deproost) : 16.234 pages; Actualités : 7.859 pages ; Cours GLOR 2320 + GLOR 1140 (Monique Mund-Dopchie - Auteurs grecs) : 1.433 + 7.003 pages; ITINERA, applications hors ligne : 2.190 pages;

  • Site AGORACLASS - Environnements hypertextes (hors Corpora) :
    • sessions de travail ouvertes: 276.923 (robots d'indexation exclus)
    • pages visitées : 1.095.075
    • pages les plus visitées : Ammien Marcellin : plus de 50.000 pages; Apulée: plus de 20.000 pages; Augustin, La Cité de Dieu : plus de 50.000 pages; Catulle, poèmes : 6.508 pages; Cicéron, Les Verrines : plus de 10.000 pages; Érasme, Éloge de la folie : 12.457 pages - Enchiridion : 5.172 pages ; Lucrèce : plus de 30.000 pages; Ovide, Héroïdes : 7;040 pages; Ovide, Métamorphoses : plus de 30.000 pages; Sénèque, De la colère 11.163 pages - De la tranquillité : 5.337 pages; Tite-Live, plus de 30.000 pages; Virgile, Énéide : plus de 70.000 pages;

  • Site AGORACLASS (CORPORA):
    • sessions de travail ouvertes: 33.795
    • pages visitées: 612.476
    • bases de données les plus fréquemment consultées: Ammien Marcellin : 131.910 pages; Apulée : 98.961 pages; Ovide, Fastes : 11.696 pages; Pline, Lettres : 14.457 pages; Ovide, Métamorphoses : 17.065 pages; Sénèque, Lettres : 32.501 pages; Silius Italicus : 15.161 pages; Valère-Maxime : 16.853;

  • Site BCS (Bibliotheca Classica Selecta):
    • sessions de travail ouvertes: 171.120
    • pages visitées: 320.394
    • pages les plus fréquemment demandées: Folia Electronica Classica (40.311 pages); Précis grammatical (latin) : 9.458 pages ; Précis grammatical (grec) : 6.364 pages; Suétone : 55.276 pages;

  • Site LCE (Lupa Capitolina Electronica):
    • sessions de travail ouvertes: 13.690
    • pages visitées: 18.792

  • Site COLLATINVS-UCL (lemmatisation - dictionnaire latin-français) :
    • sessions de travail ouvertes: 11.281
    • pages visitées: 19.491

  • Site HODOI ELEKTRONIKAI (Environnements hypertextes grecs) :
    • sessions de travail ouvertes: 43.772
    • pages visitées: 180.748
    • pages les plus fréquemment demandées: Eschyle, Agamemnon : 5.187 pages; Platon, Banquet : 5.663 pages;

  • Site HELIOS (Coopération Grenoble (LOG) - UCL-LLN (FLTR/GLOR) : Langues anciennes) :
    • sessions de travail ouvertes: 20.719
    • pages visitées: 49.971 (dont 22.783 pour les forums de discussion)
    • dossier le plus visité : Leçon Tite-Live : 2.708 pages; Leçon Platon : 2.180 pages visitées; Leçon Esope : 1.290 pages; Leçon Socrate : 1.870 pages; Leçon Didon : 1.753 pages; Leçon Andromaque : 1.570 pages; Leçon Caligula : 1.052 pages;


5. Lecture :

Dans l'actualité du 12 janvier 2007, nous vous avons présenté le roman policier Le temple des muses de John Maddox Roberts.

Aujourd'hui nous pouvons vous offrir un (autre) extrait relatif à Alexandre le Grand, son char funéraire, son sarcophage (pages 98 à 101) :

"— Alexandre de Macédoine, surnommé le Grand, commença le prêtre dont la voix résonnait de manière impressionnante, mourut à Babylone dans sa trente-troisième année, la 114e olympiade, lorsque Igisias était archonte d'Athènes.
Je tentai de me rappeler qui étaient les consuls cette année-là, mais en vain.
— Lorsqu'il rejoignit les dieux immortels, il avait conquis davantage de territoire qu'aucun homme avant lui, ajoutant à l'Empire de son père la totalité de l'Empire perse et plusieurs petits pays. A sa mort, son royaume s'étendait depuis la Macédoine jusqu'en Inde en passant par les chutes du Nil.
Prends-en de la graine, Pompée !
— Il mourut au milieu du mois de juin, poursuivit le prêtre, et comme il n'avait pas d'héritier adulte, son corps resta en l'état pendant un mois, durant lequel ses généraux décidèrent de l'avenir de l'Empire. Alors, des Égyptiens et des Chaldéens embaumèrent sa dépouille mortelle.
— Ils l'ont laissé tout un mois ? m'étonnai-je. En plein juin ? A Babylone ?
Julia m'enfonça son coude dans les côtes.
— Euh... il se peut qu'une personne avisée ait drainé les fluides organiques afin d'aider à la préservation, et qu'elle ait placé le roi dans l'endroit le plus frais du palais. De toute façon, le corps d'Alexandre ne ressemblait pas à celui des simples mortels. Il avait rejoint les dieux, de même qu'Hector quand on traîna son corps derrière un char, ses amis les dieux préservèrent son cadavre de la putréfaction.
— Je l'espère ! m'écriai-je. Sinon le palais eût été inhabitable.
Nouveau coup de coude de Julia.
— Le corps, reprit le prêtre, fut emmailloté de tissus de Sidon d'excellente qualité, puis, comme vous le verrez bientôt, enchâssé dans des plaques d'or habilement forgées afin de préserver et de montrer les contours exacts du corps et des traits. Il fut ensuite enfermé dans un cercueil, toujours en or, dont les espaces furent remplis d'épices rares. Le couvercle du cercueil, en or lui aussi, fut de même forgé pour épouser la silhouette exacte du roi.

« On prépara un char funéraire d'une splendeur inconnue à ce jour. Il était adroitement conçu pour résister aux chocs d'un voyage à travers l'Asie. Sa superstructure combinait l'élégance de la Grèce avec la magnificence barbare de la Perse. Sur un trône, dont la base était recouverte de somptueux tapis de Tyr, reposait le sarcophage en marbre de Sicile où un maître avait sculpté les épisodes héroïques du roi. Le sarcophage était protégé par un couvercle en or, sur lequel on avait déployé une robe pourpre richement brodée de fils d'or. Les armes du roi reposaient sur cette robe.

« Une chambre mortuaire de dix coudées sur quinze en forme de temple ionique, dont les proportions étaient identiques à celles du temple dans lequel nous nous tenons, abritait le sarcophage. Ses colonnes et son toit étaient en or enrichi de pierres précieuses. A chaque coin du toit se dressait la statue d'une victoire ailée en or. Au lieu de murs, la chambre mortuaire était entourée d'un filet en or afin que les sujets du roi voient son sarcophage durant la procession. A la place des frises, le filet était orné de tablettes peintes. Celle du devant représentait Alexandre sur son char, flanqué de ses gardes du corps, un Macédonien et un Perse. Celle sur le côté figurait des éléphants harnachés pour la guerre suivant le roi et son entourage. Sur l'autre côté, une cavalerie en ordre de bataille. Celle du fond montrait des navires prêts au combat. Des lions dorés montaient la garde à l'entrée de la chambre mortuaire.

Je commençai à me demander s'il restait de l'or dans l'Empire d'Alexandre. Mais ce n'était pas fini.
— Le toit était surmonté d'une énorme couronne en or semblable à celle d'un conquérant. Tels les éclairs de Zeus, les rayons du soleil frappaient le véhicule en marche et s'y reflétaient. Le char avait deux essieux et quatre roues. Ces dernières, de style perse, étaient ferrées, les rayons et les moyeux plaqués d'or, les essieux se terminaient par des têtes de lion en or, des flèches dorées dans la gueule.
C'était forcément la fin, pensai-je. Eh bien, non !
— Le char funéraire était tiré par soixante-quatre mules sélectionnées. Les mules portaient des couronnes en or, des clochettes en or pendaient sur chaque joue, et les colliers en riche tissu étaient ornés d'or et de pierres précieuses. Le véhicule était accompagné de mécaniciens et de cantonniers, et protégé par des soldats triés sur le volet. Les préparatifs du dernier voyage d'Alexandre durèrent deux ans.

« De Babylone, le roi traversa la Mésopotamie, la Syrie, entra dans Damas, puis dans le temple d'Amon en Libye afin que le dieu voie son divin fils. De là, le char funéraire devait rejoindre Aegae, en Macédoine, afin qu'Alexandre repose dans le cimetière de la famille royale, mais en traversant l'Égypte, il rencontra Ptolémée Sôter, le compagnon du grand roi, qui persuada le chef du cortège d'accomplir les derniers rites à Memphis.
— Il a séquestré le corps ? fis-je. Il avait bien raison. Moi non plus, je n'aurais jamais laissé autant d'or quitter mon royaume.
— Le roi reposa à Memphis plusieurs années, continua le prêtre, ignorant mon intervention, dans l'attente que son splendide mausolée soit achevé. Alors, au milieu des réjouissances et des cérémonies solennelles, Alexandre le Grand trouva sa dernière demeure dans la ville qui portait son nom.

Il nous laissa contempler ces merveilles quelques instants, puis nous fit signe de le suivre. Nous entrâmes dans une salle où les robes et les armures d'Alexandre étaient exposées, puis dans une autre qui renfermait le sarcophage en marbre que le prêtre nous avait décrit, avec le cercueil et son couvercle ciselé en or. Après une brève pause, il nous conduisit dans la dernière salle. Elle était de taille relativement modeste, parfaitement circulaire, avec un plafond en coupole. Au beau milieu reposait Alexandre, moulé dans une fine couche d'or, et qui semblait sur le point de se réveiller à tout moment.

Comme l'exigeait la coutume macédonienne, il était étendu sur un lit sculpté dans de l'albâtre.
— Plutôt petit pour un grand roi, glissai-je à l'oreille de Julia.
Malheureusement, la salle avait la vertu magique d'amplifier les sons. Ma remarque éclata comme si elle avait été proférée par un héraut. Le prêtre et les autres visiteurs nous jetèrent un regard noir et nous sortîmes, embarrassés, la bouche pleine de compliments et de remerciements enthousiastes.
— Tu as encore bu ? demanda Julia.
— Je te jure que non !
Je croyais qu'elle allait à nouveau me critiquer, mais elle ne parvint pas à refouler son fou rire et c'est en nous esclaffant que nous regagnâmes notre litière. ..."

Quinte-Curce, dans son Histoire d'Alexandre le Grand, au livre X, chap. 10 parle aussi du corps et du lieu de sépulture d'Alexandre le Grand : Extrait


6. HODOI ELEKTRONIKAI : nouveaux environnements hypertextes :

Pendant la semaine écoulée, Christian Ruell a pu constituer les environnements suivants :

  • Denys d'Halicarnasse, Les Antiquités romaines, livre X [avec traduction anglaise reprise au site LACUS CURTIUS de Bill Thayer]
  • Flavius Josèphe, La guerre des Juifs contre les Romains, livre IV [texte grec et traduction française repris au site de Philippe Remacle]
  • Héliodore, Théagène et Chariclée, livre III
  • Pausanias, Le Tour de la Grèce, livre VIII [traduction française reprise au site MEDITERRANEES d'Agnès Vinas]
  • Platon, Euthyphron, traité complet [traduction française reprise au site de Philippe Remacle]

Les textes bruts de ces oeuvres sont disponibles dans le Depôt HODOI ELEKTRONIKAI.


Jean Schumacher
2 février 2007
Fête patronale UCL-Louvain-la-Neuve


 
UCL | FLTR | Itinera Electronica | Bibliotheca Classica Selecta (BCS) |
Analyse, design et réalisation informatiques : B. Maroutaeff - J. Schumacher

Dernière mise à jour : 17/02/2002