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Date :     27-01-2006

Sujets :
Livre : John MADDOX ROBERTS, Sacrilège à Rome; Fiches de lecture : 5 ajouts : Arrien (2 x), Plutarque (3 x); HODOI ELEKTRONIKAI : nouveaux environements hypertextes : Pausanias, Plutarque (x 4), Strabon;

Notice :

1. Livre :

John MADDOX ROBERTS, Sacrilège à Rome
Titre original : The Sacrilege (1992)
Traduction : Alexis CHAMPON
Édition : 10|18 "Grands détectives", n° 3809, 2006

Il s'agit d'un roman policier, le numéro trois de la Série SPQR - Au nom du sénat et du peuple romain. La traduction française du numéro quatre - The temple of the Muses - est annoncé pour novembre 2006. Cette série comporte déjà 9 volumes.

Dans les ACTU'ITINERA du 6 mai 2005, du 1er juillet 2005 et du 8 août 2005, nous avons présenté les deux premiers numéros de cette série : Échec au Sénat et La République en péril.

Sacrilège à Rome :

  • Quatrième de couverture:

    De retour des Gaules, Décius Cécilius Métellus comptait jouir sans entrave de son nouveau statut de sénateur. Mais la profanation d'un rite sacré par un patricien corrompu déchaîne rapidement la colère de ses pairs. Si les qualités de Décius l'imposent comme investigateur officiel, il devra compter sur l'aide précieuse de la nièce de César, car, bientôt, des meurtres d'une rare violence s'abattent sur la ville... Une plongée étonnante dans les arcanes de la République romaine, où festins de Lucullus et tentatives d'empoisonnement rythment le quotidien d'un détective peu ordinaire.

  • Extrait (pp. 86-91) :

    "... À l'intérieur, la Curie bourdonnait de murmures, les sénateurs brûlaient à la fois d'inquiétude et de curiosité. Aux premiers rangs, où siégeaient les membres les plus importants, se tenaient les consuls et les hauts magistrats, les pontifes et le princeps. Quelque chose me frappa : certains d'entre eux, notamment les consuls, paraissaient amusés. On sentait qu'ils se retenaient de rire mais, lorsque César les rejoignit, ils retrouvèrent leur visage grave. Les consuls s' assirent sur leur chaise curule et nous sur les bancs. Lorsque chacun eut pris sa place, Hortalus se leva.
    - Pères conscrits, commença-t-il, je dois vous faire part d'un grave problème.
    Sa voix était aussi douce à l'oreille que du miel sur la langue.
    - Hier soir, ici, dans la cité sacrée de Quirinus, un sacrilège haineux a été commis !

    La pause qu'il marqua pour ménager ses effets porta ses fruits. C'était la dernière nouvelle à laquelle les sénateurs s'étaient attendus. Il était rare qu'on offensât les dieux, et, lorsque cela arrivait, c'était d'habitude à la virginité des vestales qu'on s'attaquait.
    Toutefois, je remarquai qu'Hortalus avait utilisé le mot sacrilegium, un terme rare. Les relations sexuelles avec une vestale étaient qualifiées d' incestum.

    - Hier soir, poursuivit Hortalus, pendant le rite le plus ancien et le plus solennel de la Bona Dea, un imposteur a été surpris en train d'espionner le rituel, ce qui est interdit aux hommes ! Le questeur Publius Clodius Pulcher s'est glissé furtivement chez le grand pontife, déguisé en femme !

    La Curie explosa. Certains réclamaient un procès, d'autres la mort. Mais les sifflets et les huées couvraient les voix. Je n'étais pas en reste ; je sautais de joie comme un enfant et applaudissais de toutes mes forces.

    - On va enfin être débarrassé de lui, dis-je à mon voisin. Maintenant, il sera condamné et subira un horrible châtiment rituel, enterré vivant ou écartelé avec des pinces chauffées à blanc, ou je ne sais quoi. C'étaient certes des pensées réjouissantes, mais mon voisin tempéra mon enthousiasme.

    - Il faudra d'abord le juger. Assieds-toi et voyons ce que les pontifes et les avocats en disent. Je n'avais pas pensé à ça. Cicéron s'était attiré plein d'ennuis en poussant le Sénat à condamner les membres de la conjuration de Catilina sans procès, et personne ne l'avait oublié. Je me rassis. Dommage, les sénateurs allaient hésiter à le poursuivre.

    Le consul Calpurnianus se leva et brandit une main pour réclamer le silence qu'il finit par obtenir.
    - Pères conscrits, avant de prendre une décision, nous devons savoir de quoi nous parlons. Le distingué princeps Quintus Hortensius Hortalus a utilisé le mot « sacrilège ». Je demanderai à un autre distingué juriste, Marcus Tullius Cicero, de nous préciser sa signification.
    Cicéron se leva à son tour.
    - Jadis, le sacrilège était défini par le vol d'objets consacrés à un dieu, ou déposés dans un lieu sacré. Plus récemment, le mot s'est étendu pour couvrir tous les dommages ou insultes faits aux dieux et aux lieux sacrés. Si les pères conscrits me l'ordonnent, je serai heureux de préparer une liste des sources et des précédents qui font jurisprudence sur ce point.
    - Caius Julius César, dit Calpurnianus, en tant que grand pontife, dirais-tu que ce forfait mérite le nom de sacrilège ? César se leva et arpenta le Sénat comme s'il officiait aux funérailles de son père. Il se couvrit la tête avec un pan de sa toge, aussi solennel qu'un acteur de tragédie.
    - Il le mérite, approuva-t-il, et, à ma grande honte, cet acte innommable a été commis dans la maison de César.

    C'était la première fois que je l'entendais parler de lui à la troisième personne, une fâcheuse habitude qui ne nous devint par la suite que trop familière.
    - Alors, fit Calpurnianus, avec le concours du Sénat, je demanderai au préteur Aulus Gabinius de se rendre chez Clodius avec ses licteurs et de le mettre en état d'arrestation.
    - Un instant ! s'écria un sénateur qui répondait au nom de Fufius, larbin notoire de Clodius. Publius Clodius est un fonctionnaire romain en activité, il ne peut être arrêté ni mis en accusation pendant son mandat !
    - Oh, assieds-toi et cesse de dire des âneries ! aboya Cicéron. Clodius est un simple questeur qui n'a pas plus d'imperium que de cervelle. En outre, il n'a pas encore rejoint son poste, et son délit n'a rien à voir avec sa révocation.
    - Et n'oublions pas, renchérit Métellus Népos avec malice, que pendant la conjuration de Catilina, des fonctionnaires romains, parmi lesquels un préteur, furent arrêtés. Le sacrilège ne serait-il pas aussi grave que la trahison ?
    Cela n'avait aucun rapport avec Clodius, bien sûr, c'était dirigé contre Cicéron qui avait ordonné les arrestations.

    Je dois avouer que, durant ces disputes sur les rites et la légalité, l'humeur des sénateurs était restée à l'hilarité. L'affaire était tellement absurde qu'on aurait cru assister à une pièce d'Aristophane. Nous n'aurions pas été surpris de voir les héros mettre des masques aux larges sourires comiques.

    - Citoyens, lança Hortalus, avant qu'il soit question d'arrestation et de jugement, je dois vous rappeler quelque chose ! Si nous traînons Publius Clodius en justice, il y aura des témoins. Au cours de leurs dépositions, tôt ou tard, ils devront parler des rites de la Bonne Déesse.
    Sa déclaration doucha l'assemblée. Caton se leva.
    - Impensable ! Ces questions sacrées ne doivent pas devenir le sujet de vulgaires ragots sur le Forum !
    - Sors d'ici, Caton ! cria quelqu'un. Je parie cent sesterces qu'on ne parle déjà que de ça en ce moment !
    - Comment tenir un procès quand les femmes présentes pendant le délit ne peuvent parler de ce qu'elles faisaient et qu'aucun homme ne peut l'entendre ? demanda le préteur Nason.

    Cela déclencha de nouveaux appels à l'action en justice et des protestations contre celle-ci. Je commençai à désespérer qu'une quelconque initiative constructive fût prise. En ce moment, me dis-je, Clodius doit chevaucher sur un rapide coursier vers Messine, d'où il prendra un bateau pour la Sicile, où il profitera de ses fonctions pour se cacher en attendant que la colère se calme à Rome.

    Vers midi eut lieu un dialogue remarquable. Tout le monde en a entendu une version ou une autre, certainement déformée au-delà du vraisemblable par ceux qui n'étaient pas là ou par ceux qui y étaient, mais eurent peur par la suite de dire la vérité. Je suis le seul encore en vie à avoir été présent ce jour-là, et je vais vous raconter ce qui s'est réellement passé, non comment l'histoire a fini dans la légende.

    - Caius Julius, dit le consul Messala Niger, sans mentionner les choses défendues, connais-tu quelques-unes des femmes présentes la nuit dernière et as-tu une idée de ce que Clodius ourdissait lorsqu'il est entré chez toi déguisé en femme ?
    Le silence le plus total se fit. Tout le monde avait envie d'entendre ça.
    - Ma mère, Aurélia, m'a rapporté qu'on murmurait que Clodius s'était introduit furtivement chez moi afin d'entretenir une liaison avec Pompéia. Il se redressa de tout son long et je le soupçonne d'avoir chaussé des cothurnes.
    - J'ai donc décidé de divorcer de Pompéia sans attendre. Céler se leva.
    - Pas de précipitation, Caius Julius. Il n'y a rien entre ta femme et Clodius. Il voulait seulement espionner les rites. L'imbécile ne parlait que de ça depuis quelques jours.

    César prononça alors une parole historique. Regardant tout autour de lui tel un aigle, il déclara :

    "Elle est peut-être innocente, mais peu importe.
    La femme de César doit rester au-dessus de tout soupçon".

    On aurait entendu une épingle tomber dans la Curie.
    L'apparition d'un dieu au milieu du Sénat n'aurait pas provoqué une telle stupéfaction.
    Parmi les défauts qui m'empoisonnèrent la vie il y a mon rire, bruyant et haut perché, et qui a souvent été comparé au braiment d'un âne. C'était plus fort que moi. Je tentais de le retenir le plus longtemps possible, puis le laissais exploser quand la douleur devenait insupportable. Cela commença par une sorte d'éternuement et ressembla bientôt aux cris d'un troupeau d'ânes exigeant leur ration d'avoine.

    Aussitôt, le Sénat croula de rire. De vieux hommes politiques acariâtres qui ne riaient jamais plus d'une fois par an se plièrent en deux. Des pontifes solennels avaient les larmes aux yeux. Juste au-dehors de la salle, un banc entier de tribuns gloussaient à s'en faire mal au ventre si bien qu'ils n'auraient jamais pu interposer leur veto si nous avions réclamé la tête de tous les plébéiens de Rome. Je jure même avoir vu Caton sourire.

    Depuis que Caius Julius est dieu, les gens croient qu'il a toujours inspiré un respect craintif. Rien n'est plus éloigné de la réalité. A l'époque dont je parle, il avait quarante ans, il n' avait rien accompli sur le plan militaire ou politique et ne jouissait d'une grande considération que dans les assemblées populaires où il avait le don de s'attirer les faveurs de la foule. Par moult pots-de-vin, il s'était frayé un chemin jusqu'au pontificat et n'était connu que pour sa prodigalité et sa moralité douteuse. De Caius Julius, on s'accordait sur deux choses : il s'était endetté comme personne et avait presque certainement été sodomisé par le roi Nicomède de Bithynie.

    C'est d'entendre cette déclaration moralisatrice de sa bouche qui déclencha l'hilarité du Sénat. Pendant que les Romains étaient pliés de rire, César resta figé comme une statue. Des années plus tard, je passai de nombreuses nuits blanches à me demander s'il se souvenait que j'avais été le premier à éclater de rire ce jour-là.

    La réunion se termina sans qu'aucune décision ne soit prise. L'anecdote fit le tour de la ville à la vitesse de l'éclair. Par la suite et pendant des mois, les comédies et les inscriptions murales reprirent le fameux dicton de César. Chaque fois qu'une conversation faiblissait ou qu'une fête perdait de son entrain quelqu'un proclamait : « Mais la femme de César doit rester au-dessus de tout soupçon », et chacun éclatait de rire comme une hyène enragée. ..."

  • La femme de César doit rester au-dessus de tout soupçon" :

    A notre tour, nous nous sommes faits détectives pour retrouver la ou les sources latines (ou grecques) dont s'est inspiré J. MADDOX ROBERTS.

    Nous disposions de quelques indices :

    - vocable français : "soupçon"
    - vocables latins : "suspicio, uxor, Caesar"

    Nous avons ouvert le Grand Livre, à savoir le Lexique latin-français, et nous l'avons questionné sur la base du vocable français "soupçon".

    Quelques instants plus tard, la Machine nous livrait les pistes qui allaient s'avérer déterminantes :

    Piste principale : PLUTARQUE, Vies parallèles, Vie de César ch. X :

    [10] X. L'année de la préture de César, Pompéia fut chargée de célébrer cette fête : Clodius, qui n'avait pas encore de barbe, se flattant de n'être pas reconnu, prit l'habillement d'une ménétrière, sous lequel il avait tout l'air d'une jeune femme.

    Il trouva les portes ouvertes, et fut introduit sans obstacle par une des esclaves de Pompéia, qui était dans la confidence, et qui le quitta pour aller avertir sa maîtresse : comme elle tardait à revenir, Clodius n'osa pas l'attendre dans l'endroit où elle l'avait laissé. Il errait de tous côtés dans cette vaste maison, et évitait avec soin les lumières, lorsqu'il fut rencontré par une des femmes d'Aurélia , qui, croyant parler à une personne de son sexe, voulut l'arrêter et jouer avec lui : étonnée du refus qu'il en fit, elle le traîna au milieu de la salle, et lui demanda qui elle était, et d'où elle venait. Clodius lui répondit qu'il attendait Abra, l'esclave de Pompéia; mais sa voix le trahit, et cette femme s'étant rapprochée des lumières et de la compagnie, cria qu'elle venait de surprendre un homme dans les appartements.

    L'effroi saisit toutes les femmes : Aurélia fit cesser aussitôt les cérémonies, et voiler les choses sacrées. Elle ordonna de fermer les portes, visita elle-même toute la maison avec des flambeaux, et fit les recherches les plus exactes. On trouva Clodius caché dans la chambre de l'esclave qui l'avait introduit chez Pompéia; il fut reconnu par toutes les femmes, et chassé ignominieusement. Elles sortirent de la maison dans la nuit même, et allèrent raconter à leurs maris ce qui venait de se passer.

    Le lendemain toute la ville fut informée que Clodius avait commis un sacrilége horrible; et l'on disait partout qu'il fallait le punir rigoureusement, pour faire une réparation éclatante, non seulement à ceux qu'il avait personnellement offensés, mais encore à la ville et aux dieux qu'il avait outragés. Il fut cité par un des tribuns devant les juges, comme coupable d'impiété; les principaux d'entre les sénateurs parlèrent avec force contre lui, et l'accusèrent de plusieurs autres grands crimes, en particulier d'un commerce incestueux avec sa propre soeur, femme de Lucullus. Mais le peuple s'étant opposé à des poursuites si vives, et ayant pris la défense de Clodius, lui fut d'un grand secours auprès des juges que cette opposition étonna, et qui craignirent les fureurs de la multitude.

    César répudia sur-le-champ Pompéia, et appelé en témoignage contre Clodius, il déclara qu'il n'avait aucune connaissance des faits qu'on imputait à l'accusé. Cette déclaration ayant paru fort étrange, l'accusateur lui demanda pourquoi donc il avait répudié sa femme : «C'est, répondit-il, que ma femme ne doit pas même être soupçonnée.» Les uns prétendent que César parla comme il pensait; d'autres croient qu'il cherchait à plaire au peuple, qui voulait sauver Clodius.

    L'accusé fut donc absous, parce que la plupart des juges donnèrent leur avis sur plusieurs affaires à la fois, afin, d'un côté, de ne pas s'attirer, par sa condamnation, le ressentiment du peuple; et, de l'autre, pour ne pas se déshonorer aux yeux des bons citoyens par une absolution formelle.

    Le texte original (grec) peut être lu à l'adresse suivante :
    PLUTARQUE, Vie de César, environnement hypertexte

    Pistes annexes :

    CICÉRON, Lettres à Atticus, I, 12 :

    ... P- Clodium, Appi f-, credo te audisse cum ueste muliebri deprehensum domi C- Caesaris, cum pro populo fieret, eumque per manus seruulae seruatum et eductum; rem esse insigni infamia. Quod te moleste ferre certo scio. ...

    Vous savez sans doute l'histoire de P. Clodius, fils d'Appius : on l'a surpris déguisé en femme dans la maison de César, pendant qu'on célébrait un sacrifice pour le peuple; il n'a dû la vie qu'à une petite esclave qui l'a fait évader. C'est une abomination; je ne doute pas que vous n'en soyez profondément affligé.

    SÉNÈQUE, Lettres à Lucilius, XVI,97,2 :

    (2) Credat aliquis pecuniam esse uersatam in eo iudicio in quo reus erat P. Clodius ob id adulterium quod cum Caesaris uxore in operto commiserat, uiolatis religionibus eius sacrificii quod 'pro populo' fieri dicitur, sic summotis extra consaeptum omnibus uiris ut picturae quoque masculorum animalium contegantur? Atqui dati iudicibus nummi sunt et, quod hac etiamnunc pactione turpius est, stupra insuper matronarum et adulescentulorum nobilium stilari loco exacta sunt.

    Croira-t-on que l'argent ait été pour quelque chose dans le jugement de ce procès où Clodius était accusé d'avoir ostensiblement commis un adultère avec l'épouse de César, en profanation des rites de ce sacrifice qui se célèbre, dit-on, pour le salut du peuple romain ; de ce sacrifice d'où tous les hommes sont si rigoureusement exclus, qu'on voile jusqu'aux images des animaux mâles ? Et pourtant de l'argent fut compté aux juges; et ce qui dans ce pacte fut plus honteux encore, ils exigèrent par-dessus le marché les faveurs des dames et des jeunes gens les plus distingués de 1a ville.

    SUÉTONE, Vie de Jules César, I,74,4 :

    (4) in Publium Clodium Pompeiae uxoris suae adulterum atque eadem de causa pollutarum caerimoniarum reum testis citatus negauit se quicquam comperisse, quamuis et mater Aurelia et soror Iulia apud eosdem iudices omnia ex fide rettulissent; interrogatusque, cur igitur repudiasset uxorem: "Quoniam," inquit, "meos tam suspicione quam crimine iudico carere oportere."

    (4) Appelé en témoignage contre Publius Clodius, qui était à la fois accusé de sacrilège et convaincu d'adultère avec Pompeia, sa femme, il affirma ne rien savoir, quoique sa mère Aurélia et sa soeur Julie eussent fidèlement déclaré aux mêmes juges toute la vérité; et comme on lui demandait pourquoi donc il avait répudié Pompeia: "C'est, dit-il, parce que je veux que les miens soient aussi exempts de soupçon que de crime."

  • Conclusion que nous tirons de cette recherche : les instruments de travail des ITINERA ELECTRONICA, et, particulièrement, le Lexique latin-français , sont suffisamment robustes, étendus et performants pour livrer des réponses probantes à des interrogations basées sur des formes et/ou des entrées de dictionnaire.


2. Fiches de lecture : 5 ajouts :

Adresse générique : Lectures

Ajouts :


3. HODOI ELEKTRONIKAI : nouveaux environnements hypertextes :

Pendant la semaine, Christian RUELL a pu constituer les environnements hypertextes suivants:

Les textes bruts de ces oeuvres sont disponibles, au format UNICODE, dans le Dépôt HODOI :


Jean Schumacher
27 janvier 2006


 
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Analyse, design et réalisation informatiques : B. Maroutaeff - J. Schumacher

Dernière mise à jour : 17/02/2002