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Date :     08-08-2005

Sujets :
ITINERA ELECTRONICA : nouveaux environnements hypertextes : Érasme, Boccace; CORPORA : base de données globale : Valère Maxime, Des faits et des paroles mémorables; Lecture : Éloge de Thomas More (par Érasme); Roman policier : John Maddox Roberts, La République en péril; Télévision : Rome; Dossier : Le Nord au temps des Gaulois ;

Notice :

1. ITINERA ELECTRONICA : nouveaux environnements hypertextes :

Pendant le mois de juillet, Christian Ruell a établi les environnements hypertextes suivants:

  • Érasme, Correspondance, Lettre n° 999 à Ulrich Hutten (date : 1519)
  • Boccace, De la généalogie des Dieux, livre III [sans traduction française]

Les textes bruts de ces oeuvres sont disponibles, au format .txt, dans le Dépôt ITINERA ELECTRONICA :

  • Érasme, Correspondance, Lettre n° 999 à Ulrich Hutten (date : 1519) : texte latin uniquement
  • Boccace, De la généalogie des Dieux, livre III : texte latin uniquement


2. CORPORA : Valère Maxime :

Christian Ruell a rassemblé aussi dans une base de données globale les 9 livres Des faits et paroles mémorables de Valère Maxime :

Valère Maxime, Des faits et paroles mémorables

Statistiques : 9 livres, 80.778 occurrences pour 21.124 formes différentes.

Références : livre, chapitre & sous-chapitre, en quelqus rares occasions, pour les exemples étrangers


3. Lecture : Éloge de Thomas More :

Dans sa lettre n° 999 à Ulrich Hutten, Érasme dresse un portrait complet de son ami Thomas More. En voici un extrait :

[999,18] Sed ad studiorum commemorationem redeo, quae me Moro mihique Morum potissimum conciliarunt. Primam aetatem carmine potissimum exercuit, mox diu luctatus est ut prosam orationem redderet molliorem, per omne scripti genus stilum exercens. Qui cuiusmodi sit, quid attinet commemorare ? tibi praesertim qui libros eius semper habeas in manibus. Declamationibus praecipue delectatus est, et, in his, materiis adoxis, quod in his acrior sit ingeniorum exercitatio. Vnde adolescens etiamnum dialogum moliebatur, in quo Platonis communitatem ad uxores usque defendit. Luciani Tyrannicidae respondit ; quo in argumento me uoluit antagonistam habere, quo certius periculum faceret ecquid profecisset in hoc genere. i>Vtopiam hoc consilio aedidit, ut indicaret quibus rebus fiat ut minus commode habeant respublicae ; sed Britannicam potissimum effinxit, quam habet penitus perspectam cognitamque. Secundum librum prius scripserat per ocium, mox per occasionem primum adiecit ex tempore. Atque hinc nonnulla dictionis inaequalitas.

[999,18] Mais j'en viens aux travaux qui m'ont surtout lié à More, et lié More à moi. Durant sa première jeunesse, il a principalement cultivé la poésie; mais bientôt après, il fit de longs efforts pour assouplir sa prose, exerçant sa plume à tous genres d'écrits. À quoi bon te rappeler son style, à toi surtout qui as toujours ses livres entre les mains? Il prit surtout plaisir aux exercices oratoires et, parmi eux, aux thèmes paradoxaux parce que la gymnastique de l'esprit y est plus dure. C'est pourquoi, adolescent, il méditait un dialogue pour défendre l'idée de communauté selon Platon, y compris celle des femmes. Il répondit au "Tyrannicide" de Lucien ; il désira m'avoir pour rival sur le même sujet, afin de mieux essayer ses forces et de voir s'il avait fait des progrès dans ce genre. Il publia l' "Utopie" dans le but de montrer pour quelles raisons les États sont en difficulté; mais il decrivit surtout l'État anglais qu'il avait bien observé et qu'il connaissait à fond. Il écrivit d'abord le deuxième livre à loisir; puis, improvisant, il y ajouta à l'occasion le premier livre. D'où une certaine inégalité de style.


4. Roman policier : J. M. Roberts, La République en péril :

Dans l'actualité du 1er juillet 2005, nous avons pu vous présenter un autre roman policier de John Maddox Roberts consacré à l'histoire romaine : Échec au Sénat; cette fois-ci la conspiration de Catilina constitue le sujet abordé:

John Maddox ROBERTS, La République en péril
Titre original : The Catiline Conspiracy (1991)
Traduction de l'américain par Alexis CHAMPON
Collection 10|18, "Grands détectives", n° 3783, 2005.

En voici un extrait consacré à la description du Circus Maximus :

"... Énorme structure abritant tout ce qui était nécessaire pour que quatre chars, conduits chacun par un seul homme et tirés par quatre chevaux, fussent lancés dans l'arène le jour de la course, le Circus Maximus était le plus grand bâtiment de Rome. Néanmoins, cela n'était pas aussi simple qu'il y paraît. Les chevaux venaient d'Espagne, d'Afrique ou d'Antioche et subissaient un entraînement d'au moins trois ans. Les conducteurs commençaient leur formation dès l'enfance, mais comme les pertes étaient importantes, il en fallait un grand nombre. Les chars étaient construits les plus légers possible afin de gagner en vitesse, de sorte qu'on devait constamment les remplacer. Conducteurs et chevaux suivaient un régime très strict. Pour s'occuper des chars et des harnais, mais aussi des conducteurs, il y avait une armée d'esclaves, qui soignaient également les bêtes, les bouchonnaient, les nourrissaient, et nettoyaient leurs stalles. Le rôle de certains consistait uniquement à parler aux chevaux, à les distraire et à courir à côté d'eux pendant qu'on les menait jusqu'au champ de courses, afin de les encourager et de leur remonter le moral.

Partout où Rome étendait sa domination, le cirque s'installait aussi, et les factions y établissaient leur quartier général. Il n'était pas rare que chacune maintînt une écurie de huit ou dix mille étalons pour une simple province. En bref, le cirque était la plus importante institution de notre empire, et le Circus Maximus, bien sûr, le plus grand de tous.

Ses premiers gradins étaient en pierre, mais le reste de l'édifice était en bois. Pouvant accueillir plus de deux cent mille spectateurs, lorsque le cirque était plein, son infrastructure émettait souvent des craquements des plus alarmants, pourtant elle ne s'effondra jamais. Bien qu'on parlât sans cesse de construire un bâtiment en pierre, cela ne déboucha sur rien. Je crois que le peuple aimait son aspect vétuste, même si ces tonnes de bois représentaient un perpétuel appel à l'incendie. Sous les gradins, les arches abritaient un mini forum où des échoppes et des étals vendaient de tout, des saucisses aux services de prostituées bon marché. On disait à Rome que, si le moindre objet vous était volé, il suffisait d'aller traîner autour du Circus Maximus pour avoir une chance de le racheter. Le peuple n'avait jamais conçu la même affection pour le cirque de Flaminius qui se dressait en dehors des murs de la vieille ville. Il n'était pas aussi grand et n'avait pas plus de cent cinquante ans.

Lorsque j' arrivai au cirque, une activité bruyante y régnait. Des courses étaient prévues pour les jours prochains, ceux qui allaient participer à la procession préliminaire s'entraînaient déjà. Les esclaves qui porteraient les statues des dieux s'exerçaient à marcher au pas cadencé, au rythme des cors, de la lyre et de la flûte, les épaules chargées des lourdes plates-formes. Des petits chars dorés, tirés par des poneys, véhiculaient des images comme la foudre, la chouette, le paon, et autres attributs des dieux. Ils étaient conduits avec le plus grand sérieux par des enfants vêtus de robes blanches dont les deux parents, pour des raisons inconnues, devaient être encore en vie. Sur la musique assourdissante, des femmes échevelées, munies de tambourins, dansaient, telles des ménades en l'honneur de Bacchus. Des hommes portant des casques empanachés et des tuniques écarlates, armés de lances et de boucliers, se lancèrent alors dans une chorégraphie guerrière tandis que d'autres, habillés en satyres, pourvus de queues de bouc et d'énormes phallus rouges, entamaient une parodie paillarde de tous leurs gestes. Ne manquait que la foule dans les gradins.

Dans l'arène, on habituait les chevaux aux conditions de la course. Je longeai la piste, à côté de la spina qui n'avait pas encore reçu les statues qui l'embellissent aujourd'hui. A chaque extrémité se trouvaient les lances surmontées des sept oeufs dorés qui indiquaient les tours de piste effectués : on ôtait un oeuf à chaque tour. C'était avant qu'on n'installe les dauphins crachant de l'eau qui aidaient les spectateurs à voir à quelle vitesse ils perdaient leur argent. Le sable, spécialement importé d'Afrique, était invariablement ratissé après le passage des chars. Je me réjouis de constater qu'il avait repris sa couleur habituelle. Lorsque César était édile, il l'avait fait teinter de vert, la couleur de sa faction. L'opération avait consisté à mélanger la sable avec du minerai de cuivre pulvérisé. ..."


5. Télévision : Rome :

ROME : Il s'agit d'une série ("drame épique") en 12 parties dont les trois premiers épisodes ont été réalisés par Michael APTED.

Il s'agit d'une co-production HBO (Étast-Unis) - BBC (Grande Bretagne). Coût : près de 100 millions de dollars. Lieu de tournage : Studios Cinecitta à Rome.

Sujet: l'avènement de l'Empire romain (à partir de 52 av. J.-Chr.)vu au travers des yeux de deux légionnaires romains, Lucius Vorenus et Titus Pollo.

Dates : 28 août 2005 : début de la diffusuion de la série sur HBO aux États-Unis; automne 2005 : BBC2, CANAL+ France; décembre 2005 : BeTV.

Scénario : par Bruno HELLER

Présentation : Jean-Claude Vantroyen, dans Le SOIR, édition du jeudi 28 juillet 2005 : "Rome", la Calcutta antique.


6. Dossier : Le Nord au temps des Gaulois :

Ce dossier figure dans l'édition du 4 au 10 août 2005 du magazine Le Nouvel Oberservateur.

Articles :

  • Christian GOUDINEAU, Il était une fois la Gaule
  • Gérard PETITJEAN, Le Nord au temps des Gaulois
  • Gérard PETITJEAN, Parcours gallo-romain

Tableau chronologique.



 
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Dernière mise à jour : 17/02/2002