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Date :     20-05-2005

Sujets :
ITINERA ELECTRONICA : nouveaux environnements hypertextes : Érasme, Martial; Lecture : Érasme fait le portrait d'Érasme; HODOI ELEKTRONIKAI : Nouveaux environnements hypertextes : Hérodote, Plutarque; Lecture 1 : Le noeud gordien; Lecture 2 : Manger de l'or n'apaise pas la faim; Lecture 3 : Colériques, abstenez-vous de posséder des biens précieux!; Réflexion : Immortalité anonyme et impossible oubli; Une traduction nouvelle : Médée d'Euripide;

Notice :

1. ITINERA ELECTRONICA : Nouveaux environnements hypertextes :

Christian RUELL a pu créer les environnements hypertextes suivants :

Les textes bruts de ces oeuvres sont disponibles, au format .TXT, dans le Dépôt ITINERA ELECTRONICA:

  • Érasme, Correspondance, Lettre n° 107 à John Colet (1499): texte latin
  • Martial, Les Épigrammes, livre VIII: texte latin - traduction française [traduction reprise au site de Philippe Remacle]


2. Lecture : Érasme fait le portrait d'Érasme

Dans la lettre n° 107 à John Colet, Érasme se décrit lui-même; il a 30 ans :

[107,3] Verum ne merces ignotas falsa laudatione tibi obtrusas fuisse postea queraris, et ut deligas priusquam diligas, en meipsum tibi describam, tanto quidem melius quanto sum ipse mihi quam aliis notior. Habebis hominem tenui, imo nulla, fortuna, ab ambitione alienum, ad amandum propensissimum, literarum tenuiter sane peritum, sed tamen admiratorem flagrantissimum, qui probitatem alienam religiose ueneretur, suam habeat nullam ; qui doctrina facile omnibus cedat, fide nemini ; simplicem, apertum, liberum, simulandi ac dissimulandi iuxta ignarum ; animo pusillo sed integro, sermonis parci ; eum denique a quo praeter animum nihil expectes.

[107,3] Pour éviter toutefois que tu ne puisses plus tard te plaindre qu'une marchandise inconnue t'ait été imposée par un éloge mensonger, et afin que tu n'accordes ton amitié qu'à bon escient, je m'en vais me décrire moi-même, d'autant plus exactement que je me connais mieux que les autres ne me connaissent.

Vois en moi un homme de fortune médiocre ou, plus exactement, nulle, étranger à toute ambition, très enclin à aimer, quelque peu exercé aux lettres, mais des plus ardents à les admirer, qui révère religieusement l'honneur des autres et qui tient le sien pour rien ; qui se reconnaît volontiers inférieur à tous pour la science, mais à personne pour la loyauté ; simple, ouvert, sincère, également incapable de feindre et de dissimuler ; d'un caractère timide, mais droit ; un homme peu bavard ; un homme enfin duquel tu n'as rien à attendre si ce n'est du coeur.


3. HODOI ELEKTRONIKAI : Nouveaux environnements hypertextes :

Christian RUELL a établi les environnements hypertextextes grecs suivants:

Les textes bruts de ces oeuvres sont disponibles, au format UNICODE, dans le Dépôt HODOI ELEKTRONIKAI :

Environnements en attente de constitution:

  • Apollonios de Rhodes, Argonautica, Chant I
  • Ésope, Fables, 4e partie (fables n° 151 à 200; n° 165 : Le Corbeau et le renard)
  • Homère, L'Odyssée, Chant II
  • Plutarque, Oeuvres morales : Les vertus des femmes; Sur les moyens de réprimer la colère; Consolation à sa femme
  • Xénophon, Cyropédie, livres I et II


4. Lecture 1 : Le noeud gordien :

ARRIEN relate cet épisode célèbre de la vie d'Alexandre le Grand dans L'Anabase, livre II, chapitre 2 :

πρὸς δὲ δὴ τούτοις καὶ τόδε περὶ τῆς ἁμάξης ἐμυθεύετο, ὅστις λύσειε τοῦ ζυγοῦ τῆς ἁμάξης τὸν δεσμόν, τοῦτον χρῆναι ἄρξαι τῆς Ἀσίας. ἦν δὲ ὁ δεσμὸς ἐκ φλοιοῦ κρανίας καὶ τούτου οὔτε τέλος οὔτε ἀρχὴ ἐφαίνετο. Ἀλέξανδρος δὲ ὡς ἀπόρως μὲν εἶχεν ἐξευρεῖν λύσιν τοῦ δεσμοῦ, ἄλυτον δὲ περιιδεῖν οὐκ ἤθελε, μή τινα καὶ τοῦτο ἐς τοὺς πολλοὺς κίνησιν ἐργάσηται, οἱ μὲν λέγουσιν, ὅτι παίσας τῷ ξίφει διέκοψε τὸν δεσμὸν καὶ λελύσθαι ἔφη. Ἀριστόβουλος δὲ λέγει ἐξελόντα τὸν ἕστορα τοῦ ῥυμοῦ, ὃς ἦν τύλος διαβεβλημένος διὰ τοῦ ῥυμοῦ διαμπάξ, ξυνέχων τὸν δεσμόν, ἐξελκύσαι ἔξω τοῦ ῥυμοῦ τὸ<ν> ζυγόν. ὅπως μὲν δὴ ἐπράχθη τὰ ἀμφὶ τῷ δεσμῷ τούτῳ Ἀλεξάνδρῳ οὐκ ἔχω ἰσχυρίσασθαι. ἀπηλλάγη δ' οὖν ἀπὸ τῆς ἁμάξης αὐτός τε καὶ οἱ ἀμφ' αὐτὸν ὡς τοῦ λογίου τοῦ ἐπὶ τῇ λύσει τοῦ δεσμοῦ ξυμβεβηκότος. καὶ γὰρ καὶ τῆς νυκτὸς ἐκείνης βρονταί τε καὶ σέλας ἐξ οὐρανοῦ ἐπεσήμηναν. καὶ ἐπὶ τούτοις ἔθυε τῇ ὑστεραίᾳ Ἀλέξανδρος τοῖς φήνασι θεοῖς τά τε σημεῖα καὶ τοῦ δεσμοῦ τὴν λύσιν.

On ajoutait que celui qui délierait le noeud qui attachait le joug, obtiendrait l'empire souverain de l'Asie. Ce nœud était formé d'écorce de cornouiller, tissu avec un art tel que l'oeil ne pouvait en démêler le commencement ni la fin. Alexandre ne voyant aucun moyen d'en venir à bout, et ne voulant point renoncer à une entreprise dont le mauvais succès aurait ébranlé les esprits, tira, dit-on, son épée, et tranchant le noeud, s'écria : Il est défait ! Selon Aristobule, le roi ayant enlevé la clef du timon, (la cheville de bois qui le réunissait au joug et que le noeud attache) sépara le joug du timon. Je ne puis déclarer laquelle de ces deux versions est la vraie ; mais le prince et ceux qui l'entouraient abandonnèrent le char, comme si les conditions de l'oracle eussent été remplies. Les foudres, qui éclatèrent pendant la nuit, semblèrent le confirmer.


5. Lecture 2 : Manger de l'or n'apaise pas la faim :

Plutarque, dans ses Oeuvres morales et, plus précisément, dans le traité Sur les vertus des femmes, au chapitre 27, relate la leçon que la femme de Pythès inflige à son mari pour le guérir de sa passion de l'or : elle lui sert de l'or à manger :

Αὐτὸς μὲν γὰρ ὁ Πύθης ὡς ἔοικε χρυσείοις ἐντυχὼν μετάλλοις καὶ ἀγαπήσας τὸν ἐξ αὐτῶν πλοῦτον οὐ μετρίως ἀλλ´ ἀπλήστως καὶ περιττῶς, αὐτός τε περὶ ταῦτα διέτριβε καὶ τοὺς πολίτας καταβιβάζων ἅπαντας ὁμαλῶς ὀρύττειν ἢ φορεῖν ἢ καθαίρειν ἠνάγκαζε τὸ χρυσίον, ἄλλο μηδὲν ἐργαζομένους τὸ παράπαν μηδὲ πράττοντας. ἀπολλυμένων δὲ πολλῶν πάντων δ´ ἀπαγορευόντων αἱ γυναῖκες ἱκετηρίαν ἔθεσαν ἐπὶ τὰς θύρας ἐλθοῦσαι τῆς τοῦ Πύθεω γυναικός. ἡ δ´ ἐκείνας μὲν ἀπιέναι καὶ θαρρεῖν ἐκέλευσεν, αὐτὴ δὲ τῶν περὶ τὸ χρυσίον τεχνιτῶν οἷς ἐπίστευε μάλιστα καλέσασα καὶ καθείρξασα, ποιεῖν ἐκέλευεν ἄρτους τε χρυσοῦς καὶ πέμματα παντοδαπὰ καὶ ὀπώρας, καὶ ὅσοις δὴ μάλιστα τὸν Πύθην ἐγίνωσκεν ἡδόμενον ὄψοις καὶ βρώμασι. ποιηθέντων δὲ πάντων ὁ μὲν Πύθης ἧκεν ἀπὸ τῆς ξένης· ἐτύγχανε γὰρ ἀποδημῶν· ἡ δὲ γυνὴ δεῖπνον αἰτοῦντι παρέθηκε χρυσῆν τράπεζαν οὐδὲν ἐδώδιμον ἔχουσαν ἀλλὰ πάντα χρυσᾶ. τὸ μὲν οὖν πρῶτον ἔχαιρε Πύθης τοῖς μιμήμασιν, ἐμπλησθεὶς δὲ τῆς ὄψεως ᾔτει φαγεῖν· ἡ δὲ χρυσοῦν ὅ τι τύχοι ποθήσας προσέφερε. δυσχεραίνοντος δ´ αὐτοῦ καὶ πεινῆν βοῶντος, ’ἀλλὰ σύ γε τούτων‘ εἶπεν ’ἄλλου δ´ οὐδενὸς εὐπορίαν πεποίηκας ἡμῖν· καὶ γὰρ ἐμπειρία καὶ τέχνη πᾶσα φροῦδος, γεωργεῖ δ´ οὐδείς, ἀλλὰ τὰ σπειρόμενα καὶ φυτευόμενα καὶ τρέφοντα τῆς γῆς ὀπίσω καταλιπόντες ὀρύσσομεν ἄχρηστα καὶ ζητοῦμεν, ἀποκναίοντες αὑτοὺς καὶ τοὺς πολίτας.‘ ἐκίνησε ταῦτα τὸν Πύθην, καὶ πᾶσαν μὲν οὐ κατέλυσε τὴν περὶ τὰ μέταλλα πραγματείαν, ἀνὰ μέρος δὲ τὸ πέμπτον ἐργάζεσθαι κελεύσας τῶν πολιτῶν τοὺς λοιποὺς ἐπὶ γεωργίαν καὶ τὰς τέχνας ἔτρεψε.

Ce Pythès, à ce qu'il paraît, avait découvert des mines d'or; et passionné outre mesure pour les richesses qu'il en tirait, il était d'une insatiabilité sans bornes. Non seulement il y travaillait lui-même, mais il forçait tous ses sujets, sans distinction aucune, d'en faire autant. Ils étaient obligés de déterrer l'or, de le transporter, de le nettoyer : c'était leur occupation constante, leur travail exclusif. Un grand nombre y avaient péri, et tous étaient découragés.

Les femmes vinrent déposer des rameaux de suppliantes à la porte de l'épouse de Pythès. Elle leur dit de s'en retourner pleines de bon espoir. Elle fit venir ensuite les ouvriers orfévres en qui elle avait le plus de confiance, et les ayant enfermés, elle leur commanda de figurer en or des pains, des gâteaux de toute sorte, ainsi que les mets et les friandises qu'elle savait être particulièrement agréables à Pythès. Ils confectionnèrent tous ces objets.

Précisément Pythès revenait d'un voyage qu'il était allé faire hors de son pays. Il demanda qu'on lui servît à souper. Sa femme ordonna de placer devant lui une table en or sur laquelle il n'y avait rien qui fût bon à manger, mais rien, aussi, qui ne fût en or. Au premier coup d'oeil Pythès se montra enchanté de ces imitations, mais une fois qu'il eut rassasié ses regards il voulut manger. Sa femme lui servit en or tous les mets qu'il se trouva désirer. Alors il s'impatienta, criant qu'il avait faim. Mais elle lui dit : «Il n'y a que cela dont vous ayez répandu l'abondance parmi nous : le reste nous manque. Toute industrie, tout art a disparu. Personne ne laboure la terre. Semailles, plantations, récoltes propres à la nourriture, il n'est rien que nous n'ayons laissé de côté pour déterrer et chercher un métal inutile : c'est à quoi nous nous épuisons, nous et nos concitoyens.»

Ces remontrances émurent Pythès. Sans renoncer complétement à l'exploitation de ses mines, il n'y fit plus travailler qu'un cinquième des habitants et à tour de rôle. Il tourna les autres du côté de l'agriculture et des arts.


6. Lecture 3 : Colériques, abstenez-vous de posséder des biens précieux! :

Plutarque donne ce conseil dans ses Oeuvres morales, traité : Sur les moyens de réprimer la colère, au chapitre 13:

Ἀφεκτέον οὖν τῷ πρὸς ὀργὴν φαύλως ἔχοντι καὶ τῶν σπανίων καὶ περιττῶν, οἷον ἐκπωμάτων καὶ σφραγίδων καὶ λίθων πολυτελῶν· ἐξίστησι γὰρ ἀπολλύμενα μᾶλλον τῶν εὐπορίστων καὶ συνήθων. διὸ καὶ τοῦ Νέρωνος ὀκτάγωνόν τινα σκηνὴν ὑπερφυὲς κάλλει καὶ πολυτελείᾳ θέαμα κατασκευάσαντος, "ἤλεγξας" ἔφη ὁ Σενέκας" πένητα σεαυτόν· ἐὰν γὰρ ταύτην ἀπολέσῃς, ἑτέραν οὐ κτήσῃ τοιαύτην." καὶ μέντοι καὶ συνέπεσε τοῦ πλοίου καταδύντος ἀπολέσθαι τὴν σκηνήν· ὁ δὲ Νέρων ἀναμνησθεὶς τοῦ Σενέκα μετριώτερον ἤνεγκεν.

Aussi, quand on est incapable de maîtriser sa colère, doit-on s'abstenir de ces meubles rares ou précieux, tels que coupes, cachets, pierreries de grande valeur, parce que quand on vient à en être privé, on est moins raisonnable que si c'étaient des objets faciles à se procurer et d'un usage commun.

Néron avait fait construire un pavillon octogone d'une beauté et d'une richesse merveilleuses. «Vous venez de vous convaincre de pauvreté, lui dit Sénèque : car si vous le perdez vous ne pourrez pas vous en procurer un semblable.»

En effet il advint que le navire sur lequel était ce pavillon fit naufrage; et Néron, se souvenant de ce que lui avait dit Sénèque, en supporta la perte avec plus de patience.


7. Réflexion : Immortalité anonyme et impossible oubli :

Question : Pourquoi Ulysse Ne pouvait-il pas rester auprès de Calypso dans un "face-à-face amoureux", "dans un tête-à-tête continu, énamouré, sans contact avec qui que ce soit, sans personne d'autre, dans une solitude totale à deux"?

Jean-Pierre VERNANT donne une réponse à cette question dans le livre L'Univers, les Dieux, les Hommes, aux pages 124 et 125 (Paris, Éditions du Seuil, octobre 1999) :

"Impossible oubli

Calypso n'offre pas cela à Ulysse, elle lui offre d'être vraiment un dieu, c'est-à-dire un immortel toujours jeune. Circé, pour faire oublier le retour aux marins d'Ulysse, les avait métamorphosés en bêtes, au-dessous de l'humain. Calypso, elle, propose à Ulysse de le métamorphoser non pas en bête mais en dieu, dans le même but, afin qu'il oublie Ithaque et Pénélope. Le drame, le noeud de cette histoire, c'est qu'Ulysse se trouve devant ce dilemme. Il a vu ce qu'était la mort, il l'a vu lorsqu'il était chez les Cimmériens, à la bouche d'enfer, il l'a vu aussi auprès des Sirènes qui chantaient sa gloire, depuis leur îlot entouré de charognes. Calypso lui offre donc la non-mort et l'éternelle jeunesse, mais il y a un prix à payer pour que cette métamorphose soit accomplie. Le prix à payer, c'est qu'il reste là, qu'il oublie sa patrie. De plus, s'il demeure auprès de Calypso, il va y rester caché, et donc cesser d'être lui-même, c'est-à-dire Ulysse, le héros du retour.

Ulysse, c'est l'homme de la remembrance, prêt à accepter toutes les épreuves, toutes les souffrances pour réaliser son destin, qui est d'avoir été jeté aux frontières de l'humain et d'avoir pu, d'avoir su, d'avoir toujours voulu revenir et se retrouver lui-même. Il faudrait donc qu'il renonce à tout cela. Ce qu'on lui offre, pour un Grec, ce n'est pas l'immortalité d'Ulysse, mais une immortalité anonyme. Lorsque Athéna, déguisée en Mentor, vieil homme, vieux sage ami d'Ulysse, s'en vient à Ithaque rendre visite à Télémaque, le fils d'Ulysse, elle lui dit : « Tu sais, ton père, c'est un homme très malin, très rusé, je suis sûr qu'il va rentrer, prépare-toi, il faudra que tu l'aides. Va donc voir dans les autres cités de Grèce si on a de ses nouvelles. Ne reste pas là inactif à te lamenter, agis. » Télémaque lui répond d'abord qu'il n'est pas sûr qu'il s'agisse de son père : Pénélope, sa mère, lui a dit qu'Ulysse était son père, mais lui ne l'a jamais vu. En effet, Ulysse est parti quand Télémaque venait à peine de naître, il n'avait que quelques mois.

Or Télémaque a vingt ans et ça fait vingt ans qu'Ulysse est parti. Télémaque répond à Athéna que son père est un inconnu, et pas seulement pour lui, il est, par la volonté des dieux, l'être qui est absolument non vu, non entendu, invisible et inaudible. Il a disparu comme si les Harpies l'avaient enlevé et qu'il était effacé du monde des hommes. Personne ne sait ce qu'il est devenu, et il ajoute : « Si au moins il était mort en combattant sur la terre grecque, ou en revenant avec ses vaisseaux, ses compagnons nous l'auraient ramené et on lui aurait édifié un tertre avec un sema, avec une pierre tombale où son nom serait écrit. Ainsi, d'une certaine façon, il serait toujours là avec nous. En tout cas, il nous aurait légué, à moi, son fils, et à toute sa famille, une gloire impérissable, kleos aphthiton. Alors que maintenant il a disparu du monde, il est effacé, englouti, akleôs, sans gloire. » Ce que Calypso offre à Ulysse, c'est d'être immortel, éternellement jeune dans un nuage d'obscurité, sans que personne n'entende parler de lui, sans qu'aucun être humain ne prononce son nom, sans que bien entendu aucun poète ne chante sa gloire. Comme le dit Pindare dans un de ses poèmes, quand un grand exploit a été accompli, il ne faut pas qu'il reste « caché ». C'est le même verbe, kaluptein, qui a donné son nom à Calypso. Pour que cet exploit existe, il lui faut l'éloge poétique d'un grand aède. ..."


8. Une traduction nouvelle : Médée d'Euripide:

Danielle De Clercq vient de publier sur la BCS une nouvelle traduction française de la "Médée" d'Euripide, accompagnée d'une large introduction, de remarques scéniques et d'abondants commentaires littéraires:

EURIPIDE, Médée

Nul doute que cette publication intéressera particulièrement tous ceux qui suivent le travail que le Prof. Paul-Augustin Deproost réalise depuis quelques années sur la "Médée" de Sénèque :

SÉNÈQUE, Médée


Jean Schumacher
LLN, le 20 mai 2005


 
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Dernière mise à jour : 17/02/2002