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Date :     12-11-2004

Sujets :
Environnements hypertextes : Cicéron, Salluste; Corpora : Suétone, Vies des XII Césars; Imitatio ciceroniana : L'idéal humaniste : effervescence et illusion; Application : EXERCICES 4.0 hors ligne, un nouveau module : Le Puzzle;

Notice :

1. Environnements hypertextes :

Les nouveaux environnements hypertextes, constitués pendant la semaine par Christian Ruell, concernent :

Les textes bruts de ces oeuvres sont disponibles, au format .txt, dans le Dépôt ITINERA ELECTRONICA :


2. CORPORA :

Une nouvelle base de données globale a été établie par Boris Maroutaeff et Christian Ruell:

Suétone, Les Vies des XII Césars

Détail : 70.419 occurrences pour 20.841 formes différentes

Notices de présentation : comme à l'accoutumée, c'est Jacques POUCET qui a concocté les notices relatives à Suétone.


3. Imitatio Ciceroniana :

L'idéal humaniste, dont Érasme a été un des plus importants propagateurs, représente, à la fois, une période d'effervescence autour de la (re)découverte des monuments artistiques ainsi que des sources littéraires de l'Antiquité mais aussi une illusion quant à l'objectif poursuivi, comme nous l'apprennent, entre autres, l'historien Frantz FUNCK-BRENTANO (1862-1947) et l'écrivain autrichien Stefan ZWEIG (1881-1942):

Effervescence :

tiré de Frantz FUNCK-BRENTANO, La Renaissance, Paris, Fayard, 1935, pp. 94-95 :

"... En 1480, dans une propriété du cardinal della Rovere, fut découvert l'Apollon du Belvédère. Le 14 janvier 1506, en une « vigne » romaine lès Sainte-Marie-Majeure, est mis au jour le groupe du Laocoon dont Pline avait parlé. Michel-Ange en personne avait dirigé les fouilles. Il ne serait peut-être pas exagéré de dire que ce fut l'événement le plus sensationnel du temps. Le groupe antique fut d'abord mené au Capitole en char de triomphe et, de là, au Belvédère où Bramante, par les soins du pape, lui avait préparé un emplacement digne de sa renommée. Tandis que le char progressait par les rues de la Ville Eternelle, décorées comme pour un triomphe, pavoisées, enguirlandées, les cloches des églises sonnaient, les canons du château Saint-Ange tonnaient. Une fois en place, le marbre était couvert de fleurs par une foule en délire. Onques capitaine victorieux ne connut triomphe plus beau. ..."

Illusion :

tiré de Stefan ZWEIG, Triumph und Tragik des Erasmus von Rotterdam (en français : Érasme, Grandeur et décadence d'une idéé; traduit de l'allemand par Alzir HELLA, Paris, Grasset, 1935, pp. 95-102 :

" ... Pour faire cette éducation de l'humanité, l'humanisme ne connaît qu'un moyen : la culture. Érasme et ses disciples pensent que seuls le livre et la culture peuvent développer les sentiments humains de l'homme, car il n'y a que l'individu inculte, l'ignorant qui s'abandonne sans réfléchir à ses passions. L'homme cultivé, le civilisé – c'est là la tragique erreur de leur raisonnement – est incapable de recourir à la violence, et si les érudits, les gens instruits avaient le dessus, chaos et bestialité disparaîtraient d'eux-mêmes, les guerres et les persécutions spirituelles deviendraient des anachronismes. Dans leur surestimation du civilisé, trop souvent les humanistes oublient la force originelle des instincts et leur indomptable violence ; leur confiance en la culture réduit à bien peu de chose ce problème terrible et presque insoluble de la haine des races et des psychoses de l'humanité. Leur calcul est vraiment trop simpliste : pour eux, il existe deux couches sociales : en bas, la masse inculte, grossière, passionnée; en haut, la sphère lumineuse des gens cultivés, compréhensifs, civilisés ; et ils pensent qu'ils auront accompli le plus gros de leur tâche s'ils parviennent à attirer de plus en plus dans la sphère supérieure les individus des couches inférieures. Il en sera comme de l'Europe, autrefois habitée par des bêtes féroces et où le défrichement s'est opéré graduellement ; il faut donc extirper petit à petit de l'humanité ses sentiments déraisonnables et grossiers pour la rendre féconde et sereine.

Les humanistes substituent ainsi à l'idée religieuse celle d'une irrésistible ascension humaine. L'idée de progrès, bien avant que Darwin n'en fît une méthode scientifique, s'est transformée grâce à eux en un idéal moral sur lequel reposent le XVIIIe et le XIXe siècle ; dans une grande mesure, les vues d'Erasme sont aussi devenues les principes essentiels de l'ordre social actuel. Cependant rien ne serait plus faux que de voir chez les humanistes et principalement chez Erasme des démocrates et des précurseurs du libéralisme.

Erasme et les siens ne pensent pas un instant à réserver le moindre droit au peuple « inculte et en tutelle » – pour eux tout homme inculte est un mineur –, et bien qu'ils aiment l'humanité tout entière, d'une façon abstraite à vrai dire, ils se gardent bien de se confondre avec le vulgus profanum. En y regardant de plus près, on s'aperçoit que l'antique orgueil de la noblesse a fait place à un autre, l'orgueil académique, qui a exercé son influence pendant trois siècles et qui ne reconnaissait qu'au seul latiniste, à l'homme sorti des universités, le droit de statuer sur ce qui est juste ou non, moral ou immoral.

Les humanistes sont résolus à gouverner le monde au nom de la raison tout comme les princes le sont à régner au nom de la force et l'Église au nom du Christ. Ils rêvent d'une aristocratie de la culture, d'une oligarchie de l'esprit; seuls les meilleurs, les plus cultivés, g-hoi g-aristoi, selon l'esprit des Grecs, pourraient se charger de diriger la polis, l'Etat. En raison de leur savoir supérieur, de leurs vues plus claires et plus humaines, ils se sentent appelés à jouer le rôle d'intermédiaires et de guides exclusifs dans les conflits qui s'élèvent entre les nations et qu'ils jugent absurdes en même temps que d'un autre âge. Ils ne veulent pas réaliser cette amélioration du sort de l'humanité avec l'assistance des masses, mais pardessus celles-ci.

Au fond, il ne faut pas voir dans l'humanisme une renonciation à la chevalerie, mais sa rénovation sous une forme spirituelle. Les humanistes espèrent conquérir le monde avec leur plume comme les chevaliers avec leur épée et comme ceux-ci ils se créent inconsciemment leurs règles, une sorte de cérémonial de cour, qui les distingue des « barbares ». Ils anoblissent leurs noms en les traduisant en latin ou en grec afin de dissimuler leurs origines plébéiennes ; ils s'appellent Mélanchton au lieu de Schwarzerd, Myconius au lieu de Geisshüsler, Olearius au lieu d'Oelschläger; de Kochhafe ils font Chytreus, Dobnick devient Cochleus ; ils portent des vêtements noirs et flottants afin que déjà leur extérieur les distingue des autres ci-toyens. Ils s'aviliraient s'ils écrivaient un livre ou même une simple lettre dans leur langue maternelle, tout comme un chevalier s'irriterait si on voulait l'obliger à marcher au milieu de vulgaires soldats au lieu de le laisser chevaucher fièrement en tête des troupes. Chacun d'eux se sent tenu, au nom de son idéal culturel, d'observer une attitude distinguée dans ses rapports et ses relations ; ils évitent l'emploi de mots grossiers et cultivent une politesse raffinée en cette époque de rudesse et de brutalité. En somme, ces aristocrates de l'esprit s'efforcent de faire preuve en toute circonstance, dans leurs gestes, leurs paroles et leurs écrits d'une parfaite distinction; de sorte que cet ordre spirituel qui a pris pour bannière le livre au lieu de la croix conserve un dernier reflet de cette chevalerie qui a suivi l'empereur Maximilien au tombeau. Et de même que les chevaliers furent anéantis par la puissance brutale des canons crachant la mitraille, de même cette noble troupe d'idéalistes succombe en beauté, mais impuissante sous les coups formidables que lui porte la révolution populaire déchaînée par un Luther et un Zwingle.

C'est justement l'attitude des humanistes à l'égard du peuple, leur insouciance des réalités qui a enlevé dès l'origine toute possibilité de durée à l'empire d'Erasme et qui a arrêté la force d'action de ses idées; leur faute ce fut de vouloir instruire le peuple de haut, au lieu d'essayer de le comprendre et de se laisser enseigner par lui. Ces idéalistes s'imaginaient déjà régner parce que dans tous les pays, dans toutes les cours, dans tous les couvents, diocèses et universités, ils avaient des ministres, des ambassadeurs et des légats, qui leur annonçaient fièrement les succès que 1' eruditio et l' eloquentia remportaient dans des sphères jusqu'alors rebelles; en fait leur empire était presque tout en surface, ses racines ne plongeaient guère dans le monde des réalités.

Lorsque des lettres de Pologne et de Bohême, de Hongrie et du Portugal lui apportaient chaque jour des nouvelles pleines d'enthousiasme, lorsque les rois, les empereurs et le pape se disputaient sa faveur, Érasme, enfermé dans son cabinet, pouvait se figurer à certains moments que l'empire de la Raison reposait déjà sur des bases solides et durables. Mais ces épîtres en latin l'empêchaient de prêter attention à la rumeur de plus en plus grande qui montait des profondeurs insondables de la masse. C'est parce que le peuple n'était rien pour lui, c'est parce qu'il jugeait inélégant, indigne de briguer l'appui populaire et d'entrer en rapport avec des gens ignorants, des « barbares », que l'humanisme n'exista pas pour le peuple et ne fut une réalité que pour les happy few; son platonique empire de l'humanité est resté un édifice construit dans les nuages, qui répandit sa douce clarté pendant un court instant sur notre monde troublé, une pure création de l'esprit, en somme. Mais cette oeuvre artificielle et froide ne pouvait pas résister à un véritable orage – déjà le ciel se couvre – et elle s'écroulera impuissante sous les coups de la destinée.

La cause de la rapide décadence et de la fin tragique de l'humanisme c'est que si ses idées étaient grandes, les hommes qui les proclamaient manquaient souvent d'envergure. Ces idéalistes de cabinet comme tous les réformateurs en chambre ne sont pas exempts d'un brin de ridicule ; leurs âmes, à tous, sont froides ; ils sont bien intentionnés, honnêtes, mais ce sont des gens un peu vaniteux qui portent leurs noms latins comme des masques de carnaval ; un pédantisme de professeur atténue chez eux l'éclat des idées les plus belles. Ils sont touchants ces petits disciples d'Erasme avec leur naïveté pédagogique, ils ressemblent un peu à ces braves gens qu'on voit aujourd'hui encore se grouper en sociétés philanthropiques pour l'amélioration de la société, à ces théoriciens qui croient au progrès comme en une religion, à ces songe-creux qui, assis à leur table, élaborent un monde moral ou jettent sur le papier les thèmes d'une paix éternelle, tandis qu'autour d'eux les guerres se succèdent sans arrêt; et ce sont précisément ces mêmes empereurs, ces mêmes princes, qui applaudissent avec enthousiasme aux idées de concorde universelle, qui se liguent les uns contre les autres et mettent l'univers à feu et à sang.

Vient-on de découvrir un nouveau manuscrit de Cicéron? Voilà le clan des humanistes persuadé que la terre tout entière va tressaillir de joie jusqu'en ses fondements; le moindre petit pamphlet les met en émoi. Mais ils ne savent pas et ne veulent pas savoir ce qui émeut l'homme de la rue, ce qui bouleverse l'âme des foules, et comme ils se confinent dans leurs bureaux, leurs paroles pleines de bonnes intentions restent sans réel écho. C'est à cause de ce funeste isolement, de ce manque de passion et de popularité que l'humanisme n'est jamais arrivé à rendre fécondes ses idées, cependant riches de substance. Le sublime optimisme des humanistes ne pouvait croître ni se développer parce qu'il ne se trouvait personne parmi les pédagogues et les théoriciens de l'humanisme qui possédât une éloquence naturelle suffisamment forte pour se faire entendre du peuple. Ainsi s'est étiolée par la faute d'une race débile une idée généreuse et sainte.

Elle fut belle cependant cette heure de l'histoire où l'auguste foi en l'humanité éclaira de sa douce et bienfaisante lumière notre terre d'Europe; et bien que les humanistes aient commis la folie de croire les peuples déjà apaisés et unis sous le signe de l'esprit, ils méritent notre respect et notre reconnaissance. Le monde a toujours besoin d'hommes qui se refusent à admettre que l'histoire n'est qu'un morne et perpétuel recommencement, la répétition insipide d'une même pièce avec d'autres décors, et qui aient la conviction inébranlable qu'elle indique au contraire un progrès moral, que la race humaine poursuit lentement son ascension de la force brutale à l'esprit d'ordre et de sagesse, de l'animalité à la divinité, et que le plus haut degré de l'échelle est déjà presque atteint.

La Renaissance et l'humanisme ont créé un vrai moment de confiance en l'avenir de l'humanité; aimons donc ce temps et respectons son illusion, qui donna alors à notre race européenne l'assurance d'avoir dépassé toutes les époques antérieures et de représenter une humanité plus instruite, plus sage, plus haute que celle des Grecs et des Romains eux-mêmes. La réalité semblait d'ailleurs donner raison à ces premiers prophètes de l'optimisme européen; ne se produisait-il pas en ces jours des merveilles qui dépassaient tout ce qu'on avait vu? Un nouveau Zeuxis, un autre Apelle n'étaient-ils pas nés en Dürer et en Léonard de Vinci, Michel-Ange n'était-il pas un second Phidias? La science n'avait-elle point découvert des lois nouvelles et claires qui réglaient la marche des astres et de la terre? L'argent qui affluait des pays nouveaux ne créait-il pas d'incommensurables richesses, et ces richesses un art nouveau? N'était-elle pas magique cette invention de Gutenberg qui propageait dans le monde en le multipliant à l'infini le mot créateur et civilisateur? Bientôt, se disaient avec joie Érasme et les siens, l'humanité, largement instruite et consciente de sa propre force, reconnaîtra sa mission morale, et, après s'être dépouillée à tout jamais de ce qu'il y a encore de bestial en elle, vivra dans la paix et la fraternité. Le mot d'Ulrich von Hutten : « C'est une joie de vivre ! » retentit à travers le monde comme une sonnerie de clairon; crédules et impatients, les citoyens de la nouvelle Europe voient, du faite de l'empire d'Erasme, briller à l'horizon une lueur qui semble enfin annoncer, après une interminable nuit spirituelle, le jour de la délivrance.

Mais ce n'est pas cette sainte aurore qui pointe à travers les ténèbres de la terre : c'est l'incendie qui va détruire le monde idéal de l'humanisme. Semblable aux Germains envahisseurs de la Rome classique, Luther, homme d'action et fanatique, va déchaîner un mouvement populaire national d'une force irrésistible, faire irruption dans le royaume des humanistes et briser leurs rêves internationalistes. Avant que l'humanisme ait véritablement commencé son oeuvre de concorde universelle, la Réforme vient briser de son marteau de fer la dernière forme d'unité spirituelle de l'Europe : l'Ecclesia universalis. ..."

Nous avons sollicité de la Bibliothèque vaticane une copie (images numérisées au format PDF) de l'oeuvre dont s'est inspiré Ortensio LANDO pour son Cicero relegatus et Cicero reuocatus, à savoir les De exilio et De reditu M. T. Ciceronis de Felici Co(n)stanzo (DURANTINUS) ainsi qu'une autre copie de l'oeuvre de Gaudenzio MERULA, qui, lui, a pris O. Lando comme modèle pour son Terentianus dialogus ultra omnem festiuitatem urbanissimus.

Si nous devions recevoir ces copies et qu'un traitement informatique analogue à celui effectué pour O. Lando soit possible, nous pourrions trouver prochainement sur la Toile les environnements hypertextes de trois oeuvres liées, à la même structure et de composition similaire, datant toutes les trois de la première moitié du XVIe siècle.


4. Application : EXERCICES 4.0 - Le Puzzle :

EXERCICES 4.0 hors ligne constitue une des applications que le Projet ITINERA ELECTRONICA met, en accès libre, à la disposition des enseignants et des apprenants de la langue latine :

Applications d'essai

C'est un grand plaisir pour nous d'annoncer aujourd'hui un nouveau venu qui s'ajoute à la liste dejà longue des programmes prêts à l'emploi mis à disposition via la Toile soit en ligne soit hors ligne : EXERCICES 4.0 connaît, depuis le mercredi 10 novembre 2004, un nouveau module, Le Puzzle, dont l'écriture a été réalisée par Boris Maroutaeff de l'équipe informatique facultaire.

Il s'agit d'un quatrième module pour l'application EXERCICES dont Choix multiple, l'EMPORIUM, le marché des mots et Mots sur sentier constituent les trois premiers modules.

Le Puzzle répond à une demande que nous a adressée une enseignante dont une réalisation, un Itinéraire de lecture, a fait l'objet d'une présentation dans une de nos Actualités du mois d'octobre dernier.

Objectif : favoriser l'apprentissage de la langue latine au travers de la lecture de textes authentiques (extraits longs, porteurs de sens), en facilitant la lecture, entre autres, par le recours à la traduction (française, en l'occurence).

Le Puzzle se propose de mettre l'apprenant en situation d'analyser une phrase latine complexe - le puzzle à recomposer - par le biais de l'identification de ses composants (segments de phrase, syntagmes - les différentes pièces du puzzle -) en prenant appui sur la traduction française.

EXEMPLE d'exercice exécutable, hors ligne, via un fureteur INTERNET :

La reddition des habitants de Marseille

Exercice basé sur César, De la guerre civile, lv. II, ch. 22, 1ière phrase.

Mais présentons, tout d'abord, le fonctionnement de l'application :

A) Le fonctionnement :

Composants : une phrase latine découpée en segments de phrase, basés sur la traduction française (max. 10 par exercice).

Consigne : Déposer, via copier-coller, dans les rubriques vierges les segments latins correspondants aux segments français. Les éléménts d'un segment de phrase peuvent être discontinus (comme "Massilienses ... sese dedere sine fraude constituunt"); les signes de ponctuation ne sont pas pris en considération.

Pratique : pour "las enfin de tous les maux qu'ils souffraient" il faut sélectionner et copier, hors de la phrase latine, "omnibus defessi malis" dans la première rubrique vierge.

Correction : il faut activer le bouton CORRECTION :
- les réponses exactes (préalablement enregistrées) sont affichées à droite des segments français
- les réponses de l'apprenant sont entourées de vert si elles sont exactes, sinon de rouge.

B) Création d'un exercice :

Préalable : télécharger l'application EXERCICES sur le poste de travail PC (sous WINDOWS), l'installer et l'exécuter.

La page suivante constitue un guide pour effectuer ces opérations :

EXERCICES 4.0 hors ligne - Guide d'installation

Opérations préliminaires :

- télécharger le fichier compressé "EXERCICES.ZIP"
- décompresser le fichier téléchargé au moyen d'un logiciel de décompression du type WINZIP
- exécuter, ensuite, SETUP.EXE pour installer l'application.

Construction d'un exercice :

- lancer l'application EXERCICES (installé, par défaut, dans PROGRAM FILES).

- cliquer sur le nouveau module "Le Puzzle" (la mosaïque représente Eros et le dauphin; mosaïque découverte récemment à Zeugma (Turquie).

Une page blanche s'affiche à l'écran :

- haut de page : espace disponible pour le placement d'une phrase latine (via copier-coller) et des références (jugées) utiles

- milieu de page : deux rubriques; l'une pour les segments de phrase français, l'autre, pour l'indication des réponses latines correspondantes et correctes; en cliquant dans la rubrique d'un des 10 segments de phrase vierges, une sous-fenêtre s'ouvre, en-dessous, pour permettre le placement du segment d'appel et de sa représentation latine correspondante; le bouton AJOUTER/MODIFIER place alors ces données dans la rubrique de départ

- bas de page : deux icônes; l'une, la disquette, pour l'enregistrement des données de l'exercice (fichier à l'extension ".IED"), l'autre, pour la conversion automatique des données en fichier HTML exécutable (hors ligne, au travers d'un fureteur comme INTERNET EXPLORER).

C) Finalité pédagogique :

Le Puzzle est, à la fois, un exercice à résoudre soumis par l'enseignant à l'apprenant mais peut constituer aussi un exercice à préparer par les étudiants, soit individuellement, soit en groupe.

Une fois établi, les étudiants peuvent joindre les 2 fichiers créés par le programme (données et exercice exécutable), en annexes, à un courrier électronique envoyé à l'enseignant en vue d'un examen et d'une correction éventuelle.

Correction d'un exercice créé (fichier à l'extension ".IED"):

Cliquer, dans la barre de menus du programme EXERCICES, sur FICHIER et, ensuite, sur "éditer un exercice". Exemple : "Massilienses.IED".

D) Conclusion :

La simplicité de l'exercice Le Puzzle devrait permettre son utilisation aussi à ceux des enseignants qui sont encore (un peu) allergiques "à la machine" et à la technologie qu'elle véhicule : la décomposition d'une phrase latine en segments de phrases constitue, en effet, un travail de base pour l'enseignant et, pour ainsi dire, quotidien; d'un autre côté, mettre sur pied un fichier du type MASSILIENSES semble être à la portée d'un chacun. Et l'exercice n'est rien d'autre que la transposition de ce fichier en exécutable sur la Toile via EXERCICES 4.0. Si la transposition devait rébuter certains d'entre vous, qu'ils nous adressent le fichier des données de l'exercice et nous réaliserons cette transposition volontiers (adresse : eif@fltr.ucl.ac.be). Et nous l'incluerons dans la Liste des exercices disponibles pour les différents modules.

Signalons, enfin, que le nouveau module Le Puzzle, tout comme les modules précédants, est applicable à d'autres langues que le latin et que les contenus des exercices peuvent être tout différents également. "Formes" et/ou "Segments de phrases" sont deux concepts retenus en l'occurrence mais EXERCICES pourrait porter sur d'autres concepts ou réalités.


Jean Schumacher
12 novembre 2004


 
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Analyse, design et réalisation informatiques : B. Maroutaeff - J. Schumacher

Dernière mise à jour : 17/02/2002